Si jusque-là, la défunte compagnie aérienne Khalifa Airways ou encore l'aviation militaire assuraient les voyages des clubs algériens engagés en coupes africaines leur permettant de prendre toutes les dispositions pour une préparation adéquate de l'aspect purement technique, il n'en est pas de même désormais. Les dirigeants du club kabyle, voire tous les clubs algériens engagés dans les compétitions africaines, se retrouvent dans une situation pour le moins inconfortable avec toutes ces tracasseries liées au plan de vol dès lors que l'on se rend au sud du continent qui n'est pas desservi par la compagnie nationale Air Algérie à l'exception de certains pays subsahariens comme le Mali, le Burkina, le Niger et le Sénégal où les avions nationaux fréquentent les tarmacs des capitales de ces pays. Ainsi, pour rencontrer le 18 mars prochain Zacanos à Lusakaleur, les dirigeants de la JSK sont confrontés à une véritable gymnastique cérébrale pour trouver le meilleur plan de vol pour un coût moindre, afin de rallier la capitale zambienne qu'il faudra rejoindre au moins mercredi, soit trois jours, délai minimum, avant la rencontre, pour permettre à l'équipe de s'acclimater aux conditions locales. Une fois le plan de vol arrêté, les responsables du club se doivent de se mettre à courir d'ambassade à ambassade pour les formalités de visa d'entrée dans les pays de transit et d'accueil. Pour l'heure, le plan de vol qui sied aux Kabyles est celui qui les mènera à Paris avec une nuitée dans la capitale française avant de rallier le lendemain Johannesburg en Afrique du Sud après 13 heures de vol. Une fois en Afrique du Sud, les Canaris attendront au moins deux heures pour prendre le vol de Lusaka qu'ils atteindront deux heures plus tard. Outre la fatigue qui les attend de ce long périple, la JSK se doit de débourser une moyenne de 240 000 DA pour chaque billet sans oublier une dizaine de dollars US pour les frais aéroportuaires exigés à Lusaka à l'entrée puis à la sortie de cet aéroport. Un voyage qui reviendrait au bas mot à la formation kabyle à près de 700 millions de centimes qui affecteraient sérieusement les finances du club déjà malmenées par l'absence de recettes de matches. Préparer Lusaka à Constantine Les hommes de Jean-Yves Chay seront demain à Constantine pour mettre à jour leur calendrier en affrontant en match retard (20e journée) la formation du CSC. Un match test pour les Kabyles à la veille de leur déplacement à Lusaka (Zambie) où ils en découdront pour le compte du second tour de la champions league avec le champion local du Zonocos. Pour le coach de la JSK, cette rencontre face au CSC est très importante à ses yeux. Elle constituera un des tournants dans la quête du titre pour son équipe tant une victoire ouvrira grandes les portes du paradis en portant son avance à 10 points sur ses poursuivants immédiats, l'ASO, et 8 éventuellement sur l'USM Alger en cas de victoire, elle aussi, en match de retard dans son derby face au CRB. Pour ce faire, Chay a fait tourner son effectif lors de la dernière journée face au PAC avec les sorties successives de Hamlaoui, Meftah II et Yacef. Comme il a fait reposer Boudjakdji qui n'a joué que les 20 dernières minutes de cette rencontre. Il compte entre temps récupérer Benhadj et en être mieux fixé sur sa forme dans la perspective de cette première manche zambienne. « Avec toutes ces rencontres à répétition et ces voyages continentaux, il faudra ménager les joueurs pour affronter toutes les échéances auxquelles nous sommes soumis », dira Chay qui mise beaucoup sur cette rencontre face au CSC. « Ce ne sera pas facile vu la position de notre adversaire mais nous essayerons de revenir avec un résultat positif à même de nous permettre d'effectuer le long voyage jusqu'à Lusaka avec plus de sérénité comme nous l'avions fait à Tlemcen à la veille de notre départ pour Tripoli ». En somme, le coach de la JSK est serein à la veille de ce match face au CSC qui ne sera pas de tout repos pour ses poulains.