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Après les pas sages d'un fou, voici n'est pas fou qui veut Dj'ha raconté par son épouse
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Publié dans El Watan le 09 - 08 - 2012

Kamel Zouaoui innove dans son approche du légendaire personnage de Dj'ha. Ce diable de conteur a eu l'idée saugrenue de passer de l'autre côté du genre, pour le raconter vu du penchant féminin, Khadidja, sa femme. Et ça fonctionne parfaitement.
Avignon
De notre envoyé spécial
Jusque-là, dans sa création théâtrale, le comédien algérien avait fait une sélection dans les cocasseries tirées des contes rapportés du monde entier. Lui redonnant son nom turc de Nass Eddine le hodja, Kamel Zouaoui avait redonné vie à Dj'ha dans un spectacle intitulé Les pas sages d'un fou qu'il a présenté une nouvelle fois cette année au Festival Off d'Avignon. Réécrivant les histoires, afin de pouvoir leur donner une existence scénique, il avait placé dans l'ombre du sage, et parfois dans la lumière, son épouse qui ne servait en réalité qu'à faire valoir son mari dans ses facéties dont on se délecte toujours autant au fil des générations.
Les conclusions, toujours très morales, incitent à la réflexion salutaire. Même aujourd'hui, plusieurs siècles après la naissance de ce personnage adulé dans l'ensemble du monde arabo-musulman, les sentences restent d'une profonde lucidité sur le cours patraque des choses. Là, avec l'épouse Khadidja, dans un deuxième spectacle titré N'est pas fou qui veut !, l'angle est donc nouveau et novateur et on pénètre allègrement dans l'univers féminin. L'épouse de Nasr Eddin le hodja et Latifa, la voisine curieuse et jalouse, se retrouvent comme à leur habitude de l'après-midi pour converser et tisser un récit à leur manière sur les faits et gestes de Nasr Eddin et sur la vie en général. Khadjidja se révèle aussi habile que Dj'ha à démêler le vrai du faux et déjouer les entourloupes.
La cocasserie vient de l'inversion du regard touchant que donne le comédien à ces deux femmes qu'il interprète sans pudibonderie ni faux-semblant. Dj'ha vit au travers de cet échange de femmes qui illuminent son existence en son absence. Le public ne s'y trompe pas qui est venu nombreux à Avignon découvrir cette autre facette de Dj'ha qui, dans un deuxième spectacle, à deux heures d'intervalle, venait apporter sa propre vérité.
Un véritable parcours de sportif pour le comédien, qui garde toujours le regard vif : «J'aime bien cette manière de tourner autour du personnage. L'an prochain, pourquoi ne pas réinventer l'histoire de Dj'ha par les yeux de son propre fils. On aura bouclé l'épopée». Une vraie saga ! Après cette prestation dans le sud de la France, dans cet exceptionnel lieu qu'est le Festival d'Avignon, Kamel Zouaoui n'avait qu'une seule hâte, partir pour l'Algérie, pour la deuxième année consécutive. Natif de Saint-Etienne, vivant à Paris par la force des choses, il n'a découvert le pays des ancêtres qu'il y a deux ans seulement, à la faveur d'une tournée en Algérie de son spectacle. Il y a tissé des liens et depuis, chaque fois qu'il le peut, il aime y retourner. Il s'y ressource, dit-il. Pendant la période de Ramadhan, c'est aussi pour lui le moment de revenir à l'essentiel. Un peu à la manière de Dj'ha, il ne perd pas de vue l'évidence.


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