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Pour un meilleur management des transferts sociaux
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Publié dans El Watan le 22 - 04 - 2013

La culture économique algérienne repose sur un socle social accepté et partagé par la vaste majorité des Algériens. Ses racines sont lointaines et l'histoire chargée de la guerre de Libération nationale n'a fait que les renforcer. Les citoyens seraient contre une économie de marché trop libérale de type anglo-saxon. Ils accepteraient, dans leur vaste majorité, une économie de marché du type social démocrate. Cela fait partie d'un consensus, d'un pacte social non écrit. Il faut souligner que parmi les nombreux gouvernements qui se sont succédé, aucun n'a remis en cause cette option.
Les priorités et les méthodes n'étaient pas identiques. Mais à aucun moment, cette alternative ne fut remise en cause. Ces options politico-économiques ne sont que le reflet d'une culture basée sur la cohésion, l'entraide et le partage. Malheureusement, ces valeurs sont en train de s'effriter sur le plan familial. Si les programmes nationaux ne prennent pas le relais, on aurait une société disloquée, dangereuse où il ne fera pas bon vivre.
La solidarité est également un investissement économique qui apporte une meilleure stabilité sociale, des investissements, de la croissance et de l'emploi. C'est autant un acte éthique qu'économique. Cependant, le fait de gérer des programmes sociaux ne donne guère droit à la gabegie et au gaspillage. Les dépenses sociales raisonnables sont légitimes. Les dilapidations de ressources ne le sont pas. Alors il convient d'analyser en toute sérénité les actions menées pour les évaluer, les améliorer et produire un rapport résultats/coûts adéquat.
Problématique des transferts sociaux
Le premier problème a trait à la sempiternelle question de l'information. Il nous faut comprendre que celle-ci est une matière stratégique de grande priorité dans la conception et l'exécution des politiques publiques. Sans informations fiables, on peut facilement prendre des décisions qui vont porter atteinte à la qualité de la gestion des politiques publiques. Dans cet ordre d'idée, il nous faut disposer de données exactes sur la nature, le montant, les mécanismes d'allocation et les indicateurs d'efficacité des transferts sociaux. Prenons une seule donnée : le montant des transferts sociaux.
Les chiffres avancés par les experts et les pouvoirs publics varient de 10 à 18 milliards de dollars par an. Certes, nous ne pouvons pas prétendre à des précisions électroniques. Le taux d'erreur contenu dans les systèmes d'informations fiables ne dépasse pas 10%. Nous en sommes à 80% ici. Cela provient évidemment des problèmes de définition et de compilation. L'ensemble des politiques sectorielles connaissent ce problème.
Nous allons prendre la donnée la plus basse pour courir le moins de risques possibles de faire des erreurs d'analyse. Supposons que les transferts sociaux ne représentent que 10 milliards de dollars. Ceci serait le budget de nombreux pays africains. On suppose que le tiers de la population constitue la cible des programmes sociaux. Nous avons pris volontairement un chiffre beaucoup plus élevé que celui du taux de pauvreté prodigué. Alors nous pouvons allonger cette liste jusqu'à 10 millions de personnes en Algérie qui nécessitent cet appui social. Cela donnerait 2,77 dollars par personne et par jour, de quoi être largement au-dessus du seuil de pauvreté.
Alors l'éternelle question est de savoir pourquoi ne pas donner directement un revenu minimum à ces personnes vulnérables et éliminer les subventions et des dizaines de programmes coûteux et inutiles ? Une des raisons essentielles tient au système d'information encore incapable d'identifier les véritables personnes nécessiteuses et leur acheminer directement l'aide. Actuellement, les nombreux programmes, leur excessive bureaucratisation, leur sous gestion et de nombreux autres dysfonctionnements font que l'Etat dépense énormément d'argent et que les retombées sur nos citoyens défavorisés sont minimes. On subventionne surtout les riches et les trabendistes.
Des milliards de dollars servent à subventionner les gâteaux haut de gamme (farine, lait) et les produits qui sortent de nos frontières. Certains experts estiment que plus de la moitié des programmes sociaux (au minimum 5 milliards de dollars) n'arrivent pas à destination. Il faut que cela cesse et que les programmes sociaux soient aussi rationalisés que le reste des dépenses. Aider nos citoyens nécessiteux est un devoir, mais lutter contre des dépenses inutiles l'est aussi. Nous avons un Etat généreux et c'est à son honneur, mais il est également inefficace et il faut corriger cela.
On peut faire beaucoup mieux
Nous pouvons restructurer le système pour que personne n'y perde, sauf ceux qui en profitent indûment. Nous avons besoin en urgence de moderniser notre système d'information économique. Sans cela, aucun redressement durable ne peut avoir lieu. Tous les secteurs sont concernés. La conception, l'exécution et la collecte d'informations fiables pour tous les secteurs économiques du pays nécessitent un investissement ne dépassant pas les 500 millions de dollars. Ceci pourrait être rentabilisé en une année. Il s'agit d'un projet complexe. Nous reviendrons sur cet important outil qui est un des chaînons manquant à nos politiques économiques.
Le second point concerne les fréquents audits que nous devons mener au niveau des programmes sociaux afin de les évaluer et les améliorer. Nous n'avons pas encore développé une culture nationale des audits fréquents et indépendants pour introduire plus de rigueur, de transparence et de responsabilité dans la gestion des ressources nationales. On crée ainsi des pressions pour que les gestionnaires de programmes mettent beaucoup plus d'énergie et d'intelligence dans le management des deniers publics.
Il est connu, depuis l'aube des temps, que le meilleur programme d'aide aux nécessiteux demeure l'appui direct. Si on subventionnait tout, on encouragerait le gaspillage et le trafic hors frontières, et en définitive on financerait beaucoup plus les consommations de luxe pour les riches. Nous aurons alors l'effet pervers de ces programmes. Pour un dollar (chez nous un dinar) qui va aux nécessiteux 3 ou 4 vont dans la poche des plus aisés, des trafiquants et les gouffres bureaucratiques.


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