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Recrudescence de la violence : Policiers et gendarmes s'expliquent
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Publié dans El Watan le 13 - 11 - 2013

Le chef de la sûreté de la wilaya d'Alger, Noureddine Berrachedi, estime que la police mène actuellement des opérations de prévention, donc d'anticipation, sur la criminalité. Le lieutenant-colonel, Abdelhamid Kerroud, chargé de la communication de la Gendarmerie nationale, soulève, entre autres, le problème des citoyens qui ne veulent pas porter plainte.
Noureddine Berrachedi, chef de la sûreté de la wilaya d'Alger : «La lutte contre la criminalité nécessite l'implication de tous»

Le chef de la sûreté de wilaya d'Alger, le divisionnaire Nourredine Berrachedi, qualifie la petite criminalité de phénomène sociétal qui nécessite l'implication de toute la société. Il insiste sur le principe de zéro impunité : «Nous concentrons le plus gros de nos efforts sur la petite criminalité. Notre stratégie repose essentiellement sur la prévention à travers des opérations sur le terrain qui nous permettent d'anticiper sur les événements.» Ce responsable explique : «Nous effectuons des descentes inopinées dans les lieux publics comme les gares, les quartiers dits chauds, les places très fréquentées, etc., pour procéder à des vérifications de papiers et des fouilles.
Ces méthodes donnent généralement de bons résultats. Nous saisissons quotidiennement une moyenne de 120 armes blanches lors de nos opérations de contrôle.» Pour ce qui est de «la guerre des gangs» dans les quartiers, le divisionnaire refuse de parler de «prolifération» du phénomène. Selon lui, les efforts consentis pour lutter contre la criminalité ont donné de «très bons résultats» sur le terrain : «Nous avons fait baisser de manière extraordinaire la petite criminalité à Alger. Nous l'avons presque éradiquée dans des quartiers comme Bourouba, Bachdjerrah et les Eucalyptus, pour ne citer que ceux-là. Nous agissons en trois étapes : d'abord nous intervenons directement pour stopper l'incident, puis en procédant à l'arrestation des auteurs présumés afin d'éviter tout sentiment d'impunité et enfin en mettant en place un dispositif de prévention à travers l'identification des auteurs, qu'ils soient de l'une ou de l'autre partie.
C'est cette troisième étape qui nous permet 24 heures plus tard, après autorisation du parquet, de faire des perquisitions et d'opérer les saisies d'armes prohibées.» Pour étayer ses propos, M. Berrachedi rappelle un incident survenu la semaine dernière sur les hauteurs de La Casbah, qui aurait pu dégénérer gravement si ce n'était l'intervention de ses équipes : «Deux jeunes se sont bagarrés et chacun d'eux a ensuite ramené un groupe pour punir l'autre. Nous avons été saisis en temps réel, ce qui nous a permis de mettre un terme à la violence et d'interpeller les auteurs et ceux qui les ont aidés.»
Le divisionnaire insiste sur le principe de la non-impunité : «Lorsque nous arrêtons les présumés auteurs de violences, nous les entendons sur procès-verbal, après une confrontation avec les victimes, puis nous les présentons à la justice. S'ils sont relâchés par la suite, cela nous dépasse, mais ce qui est certain c'est qu'à notre niveau, même s'ils sont cités une dizaine de fois, ils sont présentés une dizaine de fois à la justice. Nous avons une cartographie criminelle qui nous permet d'avoir à l'œil un grand nombre de délinquants, y compris lorsqu'ils quittent la prison. Cela entre dans le cadre de l'anticipation sur la criminalité et dans la prévention.»


Abdelhamid Kerroud, Lieutenant-colonel de la Gendarmerie nationale : «Les victimes ne portent pas plainte»

Agissant en zone extra-muros, notamment dans les quartiers périphériques de la capitale, les services de la Gendarmerie nationale rejettent toute accusation de passivité ou d'impuissance face à la prolifération des gangs. Chargé de la communication au niveau du commandement, le lieutenant-colonel Kerroud explique que ces évènements sont les conséquences de notre politique d'urbanisation. Selon lui, «l'Etat a construit de grandes cités sans penser à construire des structures de proximité, chargées notamment de la sécurité. La première brigade dont dépend Aïn Melha est à des kilomètres, dans la commune de Aïn Naâdja». Dans ce quartier, dit-il, «il n'y a pas eu une bataille entre les habitants mais plutôt entre quelques jeunes de la cité, âgés de 17 à 25 ans, et souvent venus des quartiers avoisinants. II est important de mettre en exergue les difficultés que rencontrent nos éléments dans leur lutte contre la criminalité.
Souvent, les victimes refusent d'identifier leurs agresseurs, de déposer plainte contre eux et encore moins de les confronter. Dans le cas des évènements de Baraki, en dépit de la gravité des faits, nous n'avons enregistré que huit plaintes, et ce, cinq jours après. D'ailleurs c'est grâce à ces plaintes que les enquêteurs ont pu identifier les agresseurs qui ont été confrontés par leurs victimes. Et c'est grâce à ces informations que nos éléments ont également procédé à des perquisitions dans les domiciles et à l'issue desquelles des armes blanches ont été saisies. Si nous ne pouvons pas avoir des précisions sur l'identification des fauteurs de troubles et des plaintes, comment allons-nous les déférer devant la justice, ou opérer des perquisitions chez les suspects ?»
Le lieutenant-colonel Kerroud revient sur la riposte des gendarmes lors des évènements survenus à Baraki, il y a deux semaines, en rappelant que l'opération a permis l'arrestation de 21 suspects, âgés de 18 à 35 ans, dont sept sont des repris de justice recherchés pour vol, ainsi que la perquisition de 22 domiciles où sept épées, cinq couteaux, des faux et 195 bouteilles pour des cocktails Molotov, dont 150 prêts à l'emploi, ont été saisis. Pour ce qui est de Aïn Melha, il affirme que «ses services ont été confrontés aux mêmes problèmes rencontrés à Baraki». «Avec tous les faits rapportés, seule une personne a déposé plainte. Mieux, nos services ont arrêté un certain Kamatcho, auteur présumé des coups d'épée assénés à des habitants. Malheureusement, la victime a refusé de déposer plainte ou d'aller chez le médecin légiste.
Malgré cela, nous avons maintenu une présence permanente sur place, au niveau de la zone dite 5200 Logements. Les perquisitions des caves et les terrasses ont permis de récupérer 25 cocktails Molotov prêts à l'emploi. Les interpellations se sont poursuivies jusqu'à la nuit de lundi à mardi et trois suspects ont été arrêtés. Le calme s'installe dans le quartier où nos éléments, en plus des patrouilles mobiles, sont présents en permanence à proximité du CEM. Il faut savoir que cet établissement compte 1700 élèves. Pour éviter les incursions de jeunes des cités avoisinantes, des équipes d'intervention et de sécurité sont sur place.
Et tant que la sécurité n'est pas rétablie définitivement, elles ne partiront pas. Néanmoins, il faut que les citoyens sachent que leur aide est capitale dans la réussite de cette lutte. Ils doivent être conscients que c'est leur sécurité et celle de leurs biens qu'il s'agit de défendre», déclare notre interlocuteur. Et de conclure : «En quelques jours seulement, plus de 300 armes blanches ont été saisies lors des opérations de contrôle, dont 138 ont été récupérées à Aïn Melha, sans aucune indication de la population. Si celle-ci s'impliquait un peu plus, les résultats seraient peut-être meilleurs et les délinquants réfléchiraient avant d'agir.»


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