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Mission à hauts risques pour Mehdi Jomaâ
Il est officiellement chargé de former un nouveau gouvernement
Publié dans El Watan le 11 - 01 - 2014

Le président tunisien, Moncef Marzouki, a chargé hier le ministre sortant de l'Industrie, Mehdi Jomaâ, de former le nouveau gouvernement, suite à une désignation du parti Ennahdha, premier parti à l'Assemblée nationale constituante. Jomaâ aura deux semaines pour former son équipe de
«compétences indépendantes», selon les termes de la feuille de route du Dialogue national.
Tunis
De notre correspondant
Il a fallu que la Tunisie arrive à une situation de «pré-désobéissance» civile, suite à des augmentations de taxes, pour que Ali Laârayedh décide d'accélérer le processus de sa démission. Le chef du gouvernement sortant a dû annoncer son départ, en même temps que la suspension des nouvelles mesures fiscales. La sortie de Laârayedh s'est faite par la petite porte parce qu'assimilée à un résultat de la pression de la rue, alors qu'elle est prévue de longue date dans le cadre du Dialogue national. En effet, Mehdi Jomaâ a été nommé depuis le 14 décembre 2013. Mais les tergiversations d'Ennahdha ont reculé l'échéance du passage de témoins.
Le pays a entre-temps glissé davantage dans une zone de hautes turbulences. La situation ne sera pas de repos pour le prochain locataire de la Kasbah. Que doit assurer le nouveau chef du gouvernement pour relever les grands défis auxquels la Tunisie est confrontée ? Il ressort des derniers événements vécus par la Tunisie en rapport avec l'augmentation des taxes que les citoyens ne sont pas uniquement déçus par les prestations des deux gouvernements d'Ennahdha. Mais «le peuple a carrément perdu confiance en l'Etat comme institution», pense le politologue Slaheddine Jourchi, en ajoutant que «la première mission du gouvernement Jomaâ, c'est donc de rétablir cette confiance, sans laquelle rien ne pourra marcher». Or, cette tâche est loin d'être facile, surtout que la gouvernance d'Ennahdha a laissé le pays comme un champ de ruines sur les plans sécuritaire, politique, économique et social.
A part le rétablissement de la confiance, et pour l'acquérir, l'équipe gouvernementale de Mehdi Jomaâ aura pour principale mission de rétablir la sécurité et d'installer un environnement électoral serein permettant une compétition politique libre et démocratique lors des prochaines échéances. Cet objectif exige de maîtriser l'ordre public, de dégager la scène sociopolitique de tous les ingrédients risquant de la perturber et d'assurer la neutralité de l'administration. La feuille de route du quartette parle explicitement de l'interdiction des ligues de protection de la révolution. Le prochain gouvernement aura également à faire face à une situation socioéconomique très difficile avec une note souveraine très dépréciée, des finances publiques très déficitaires, une inflation galopante et une pauvreté rampante.
Le mouvement Ennahdha ciblé
Selon le ministre sortant des Finances, El Yes Fakhfakh, le gel de l'application des taxes sur les véhicules et les transports inclues dans la loi de finances 2014 avait été «recommandé» par les institutions sécuritaires dans le cadre du Conseil supérieur de la sécurité qui s'est tenu avant-hier à la présidence de la République. Cette mesure permet de stopper les troubles dans certaines régions, où il y avait des risques évidents d'exploitation desdits troubles par des parties cherchant à déstabiliser le pays, toujours selon Fakhfakh. Les observateurs sont unanimes à dire que la contestation a fini par s'apparenter aux protestations contre le RCD, parti de Ben Ali, en janvier 2011.
Les manifestations ont abouti à la prise en tenaille du parti Ennahdha, accusé de tous les maux, notamment une loi de finances 2014 jugée excessivement dure pour les classes pauvres et moyennes. Les centrales ouvrière (UGTT) et patronale (UTICA) ont critiqué toutes les deux cette loi budgétaire, avant que le parti Ennahdha, lui-même, ne critique ce projet et demande au gouvernement de le revoir. Attitude pittoresque lorsqu'on sait que c'est Ennahdha qui a voté cette loi sans se soucier des avertissements venus de toutes parts.
Une attitude qui a affaibli le mouvement islamiste dont les sièges ont été attaqués dans plusieurs régions (Kasserine, Tataouine, Sidi Bouzid et, même, à Marseille), considérés comme un symbole de l'impasse actuelle. Mehdi Jomaâ aura donc à former son gouvernement au milieu d'un pays sous haute tension. Il aura toutefois deux avantages. D'abord, il n'appartient pas à Ennahdha, ce qui va l'aider à l'échelle locale.
Ensuite, il bénéficie de la confiance des pays occidentaux, principaux partenaires économiques de la Tunisie.


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