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Les abeilles s'invitent dans les négociations internationales
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Publié dans El Watan le 29 - 08 - 2014

Elles sont de plus en plus menacées par l'agriculture intensive et l'épandage de pesticides. La science, elle, ne cesse de trouver de nouvelles facultés aux abeilles.
Le savez-vous peut-être, mais depuis de nombreuses années et dans de nombreux pays, les abeilles sont en train de disparaître à un rythme alarmant, car la disparition de la sympathique butineuse ce n'est pas seulement manquer des produits de la ruche, du miel, du pollen et de la cire, mais surtout que ce super-pollinisateur est indispensable à notre alimentation et à l'existence des milieux naturels. Pour donner une idée de l'ampleur du phénomène, on rapporte la démonstration faite pas un supermarché dans l'Etat du Rhode Island (USA) qui a montré ce qui arriverait à notre alimentation sans les abeilles.
Le commerce avait retiré des étalages toute la nourriture qui existe grâce aux abeilles : 237 aliments sur un total de 453 avaient disparu. Selon l'Institut national de la recherche agronomique français, 35% de ce que nous mangeons dépend directement de leur travail silencieux et si on parle de diversité, ce sont 84% des espèces cultivées et plus de 80% des espèces sauvages qui ont besoin de leurs pattes et de leur toison pour s'échanger du pollen et se reproduire.
Les 20% qui restent sont assurés par le vent et les autres insectes. La plupart des cultures de fruits et légumes, d'épices, de cacao et même du café dépendent de ces insectes pollinisateurs. Excepté pour le blé et le soja, il faut un intervenant extérieur pour 80% des plantes à fleurs. Un sombre tableau qui, semble-t-il, a fait dire à Albert Einstein : «Si l'abeille disparaît, l'humanité n'en a plus que pour 4 ans».
Pesticides
L'abeille et la fleur ont évolué ensemble depuis au moins 65 millions d'années jusqu'à ne plus pouvoir se passer l'une de l'autre. Incapables de s'autoféconder, les plantes à fleurs déploient d'ingénieux et parfois spectaculaires stratagèmes pour attirer les insectes. Dans leur quête de nectar, ceux-ci, à leur insu, les fertilisent.
Parfois le vent, l'eau, les oiseaux et autres animaux peuvent aussi jouer marginalement ce rôle, mais les insectes arrivent largement en tête. De son côté, l'insecte a besoin de nectar et de pollen, riches en sucre et en protéines, pour se nourrir et nourrir ses larves. Les abeilles repèrent les fleurs à pollen, notamment grâce à leur couleur. Il leur suffit de trois visites pour qu'elles la mémorisent à vie. Sans ces vaillants insectes, nombre de plantes disparaîtraient de la surface de la terre.
On ne le sait pas certes avec certitude mais pour les apiculteurs et les agriculteurs, il ne fait aucun doute que la disparition des abeilles apparue dans les années 1980 est due à l'usage croissant et inconsidéré des pesticides dans l'agriculture intensive. En analysant le pollen et le miel de plusieurs colonies d'abeilles, jusqu'à 170 produits chimiques différents ont été découverts. Si la preuve de la responsabilité directe de ces produits phytosanitaires n'a pas été faite de manière évidente, plusieurs études soulignent que les pesticides affaiblissent les abeilles, manière leur faisant, pour certains, perdre leur capacité à s'orienter.
Business
La disparition des abeilles, qui rien n'arrive à enrayer, a fait apparaître de gros et sérieux problèmes pour la pollinisation des plantes cultivées. Aujourd'hui de gros moyens financiers sont mobilisés pour remédier à cette situation, notamment aux USA et en Chine. Dans ces pays, il y a une prise de conscience sur l'importance de l'abeille dans l'augmentation de la production agricole. En Chine, dans la province du Sichuan, ce sont des armées d'hommes et de femmes qui sont employées par les producteurs locaux pour polliniser manuellement les fleurs de pommiers. Toutes les tentatives de réintroduire l'abeille se sont soldées par des échecs.
On pense que les milieux naturels sont profondément contaminés par les pesticides auxquels il faut ajouter une drastique réduction des espaces forestiers. Alors qu'il faut une demi-heure pour polliniser artificiellement un pommier ou un poirier, les abeilles d'une seule ruche fécondent 3 millions de fleurs par jour. Aux USA, le business créé par la disparition des abeilles donne lieu à la plus grande migration de travailleurs du monde. En hiver, des milliers de ruches sont transportées pour aller polliniser des arbres en Californie. Ce sont en fait 10 milliards d'abeilles qui sont déplacées avec 2500 camions remorques.
Les agriculteurs font venir des apiculteurs pour un mois de travail, louent une ruche à 150 dollars. Un business en constante hausse depuis 10 ans puisqu'il est passé de 35 000 milliards dollars à 80 000 milliards de dollars. Une augmentation due à l'extension des vergers d'amandiers et de la disparition des abeilles. Après l'hiver, les apiculteurs se rendront dans l'Etat de Washington pour féconder des pommiers.
La pollinisation est tellement importante pour la production végétale que les abeilles font partie des points de l'ordre du jour dans le cadre de négociations internationales. En 2011, John Kerry, le secrétaire d'Etat américain, a fait tapisserie pendant 3 heures avant d'être reçu par le président russe, Vladimir Poutine, très en colère contre Barack Obama qui a refusé de discuter ce sujet qui préoccupe la communauté scientifique. En effet, le président américain protégerait les deux géants de l'agrochimie Syngenta et Monsanto, qui produisent les pesticides incriminés.


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