Le service d'hémodialyse de Sidi Aïch, attenant à la polyclinique de la ville, a ouvert ses portes en 2011. Grâce à son parc de 10 générateurs, il prodigue une thérapeutique de substitution à 45 malades atteints d'insuffisance rénale chronique (IRC) au stade terminal. L'équipe soignante, composée de 7 paramédicaux et 5 médecins, assure aussi des gardes H/24, afin de faire face aux dialyses d'urgence. Néanmoins, si la qualité et la sécurité des soins ne sont pas sujettes à caution, tous les malades ne sont pas logés à la même enseigne, s'agissant du nombre de séances d'hémodialyse reçues. «Faute de places, nous avons un plus de 80% de nos malades qui reçoivent trois séances d'hémodialyse par semaine. Les autres sont dialysés à raison de deux séances par semaine», nous confie le chef de service du centre. Et à un médecin dudit centre de tempérer : «Même avec deux séances par semaine, les malades ne s'en portent pas plus mal, à condition qu'ils s'en tiennent scrupuleusement à leur traitement médicamenteux et observent une bonne hygiène de vie.» Toujours est-il que l'optimisation de l'exploitation du parc de générateurs, pour se hisser au diapason des standards en vigueur, relève d'une évidente nécessité. Une option qui n'est, hélas, pas dans les cordes de l'équipe soignante, car elle achoppe sur un déficit en personnel paramédical. «Les départs massifs des paramédicaux à la retraite et vers l'étranger ont créé un grand vide qui nous a sérieusement handicapés. Notre équipe compte sept paramédicaux, alors qu'il en faut le double, pour faire fonctionner correctement le service», explique le responsable du centre. D'autre part, en matière de transplantation, nous apprenons auprès de nos interlocuteurs que deux insuffisants rénaux ont été greffés au cours des années 2015 et 2016 à partir de donneurs apparentés.