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Les étourneaux, un fléau pour les oléiculteurs
Ils seraient 100 millions dans tout le pays
Publié dans El Watan le 28 - 02 - 2007

Coincé dans les embouteillages, la tête dans les nuages, le spectacle ne vous a sans doute pas échappé. Dessinant d'énormes vagues et pirouettant dans le ciel, des rubans de milliers d'oiseaux en rangs serrés survolent Alger. Cet hiver, les Etourneaux sansonnets sont particulièrement nombreux.
Les spécialistes de l'Institut national pour la protection des végétaux les estiment à 100 millions dans tout le pays et, à 50 millions, rien que pour la capitale, contre 20 millions les années précédentes. Après avoir niché en Europe du Nord au printemps et en été, ce petit migrateur s'installe pour la saison froide, exactement de septembre à mars, en Afrique du Nord. La spécialité du Sturnus vulgaris : il passe la nuit en ville mais peut parcourir plus de 100 km pour chercher à manger. « Il est possible de rencontrer les mêmes oiseaux dans la journée à Bouira, et à partir de 17h à Alger », explique Embarek Guendez, directeur général de l'INPV. Son péché mignon : les olives. Et c'est bien là tout le problème. Au même titre que le criquet pèlerin ou le moineau espagnol, l'étourneau est classé parmi les fléaux de l'Algérie. « On considère qu'un individu mange en moyenne deux olives par jour et qu'en les picorant, il en fait tomber plusieurs autres. En une année, il cause la perte de 50 000 tonnes d'olives, soit 80 000 hectolitres d'huile », calcule Fayçal Djebaïli, responsable de la lutte contre les étourneaux à l'INPV. Estimation des dégâts : 1,5 million de dinars. A ce coût doit être ajouté celui, non évalué, des dégâts indirects. Au Jardin d'essais du Hamma, un de ses dortoirs préférés, avec le parc du consulat français, les branches des arbres cassent sous le poids des oiseaux alignés pour dormir. Les fientes, acides, ont brûlé plusieurs espèces végétales exotiques. Quand elles ne participent pas à l'apparition anarchique des oliviers. Car le noyau d'olive garde toute sa viabilité au cours du transit intestinal, et une fois rejeté sur le sol, germe à nouveau. Pour lutter contre l'envahissant passereau, peu de moyens existent. Aidé par l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, l'INPV en est encore au stade d'expérimentation. « Nous sommes impuissants face à ce phénomène, reconnaît Embarek Guendez, parce qu'il faudrait intervenir au moment de la reproduction. Or l'étourneau niche en Europe où il est protégé. » David Bismuth, du site français www.ornithomedia.com, précise : « En Europe de l'Est, sa reproduction est même encouragée car, pendant la période de nidification, il mange beaucoup d'insectes et s'avère donc plus utile que nuisible à l'agriculture. » En Algérie, même si le problème n'est pas nouveau, l'INPV n'a pu que très récemment cerner les difficultés rencontrées par les agriculteurs. « Nous avions du mal à cerner les dégâts car nous avions peu de plaintes. Contrairement à d'autres, la culture de l'olivier n'est pas organisée. » Grâce à l'effaroucheur sonore, l'étourneau a toutefois quitté les jardins du Palais du peuple, incommodé par les déflagrations déclenchées par l'appareil. « Le système est très au point, souligne Fayçal Djebaïli. Les déflagrations, irrégulières, empêchent l'animal de s'habituer à un bruit cyclique. En revanche, il ne peut être utilisé qu'en protection de petits espaces, d'une vingtaine d'hectares. Cette technique n'est pas applicable à l'agriculture. » De même, l'effaroucheur simulant les cris de rapaces, prédateurs de l'étourneau, ne peut être utilisé que de manière isolée. Les experts de l'institut ont aussi essayé le filet de capture. Installé discrètement pendant la nuit près des arbres-dortoirs, il permet de capturer les oiseaux, attirés par la lumière placée à l'extrémité du filet. « Malheureusement, avec le sansonnet, les essais sont peu convaincants, regrette Kheddam Mohammed, responsable des campagnes à l'institut. Il est trop méfiant. Et puis, si on connaît les dortoirs en ville, il est plus difficile de les localiser en milieu rural… » Jean-Laurent Hentz, ornithologue, ajoute : « Ces techniques ne conduisent de toute manière qu'à déplacer les dortoirs ou à les éclater en de nombreux nouveaux dortoirs. Peut-être serait-il préférable d'accepter leur présence en un lieu donné, qui permette de limiter leur dispersion au moins pendant la nuit. » Seule solution préconisée par l'INPV : les explosifs, aussi utilisés par les Tunisiens pour protéger les oliveraies. « Nous la recommandons parce que nous sommes exposés, par ailleurs, au risque de grippe aviaire, mais il faut bien reconnaître qu'elle est assez agressive », note Embarek Guendez. Agressif est un doux euphémisme. Le tir de dynamite détruit le tympan de l'oiseau. Or le système auditif joue un rôle essentiel dans la migration. Si, en plus, du gravier est ajouté à l'explosif, c'est, à plus ou moins long terme, la mort assurée pour l'oiseau blessé.

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