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La boue envahit un quartier d'Alger
Publié dans El Watan le 10 - 03 - 2007

Oued El Harrach (Alger) fait encore parler de lui : ses eaux usées ont largement débordé, jeudi 8 mars, en début de soirée, alors que la journée a connu des fortes précipitations ainsi que de puissantes rafales de vent.
La furie des eaux de l'oued était telle que plusieurs quartiers furent inondés de boues puantes et de débris. C'est le cas à Semmar et Boumati. La situation a été plus critique, cependant, aux lotissements Trois-Caves, à El Harrach, où résident des milliers d'habitants. Ici, l'oued a craché le contenu de ses entrailles à environ 200 m plus loin de son cours. La circulation, hier matin, était très difficile dans les différentes « voies urbaines », aussi bien pour les automobilistes que pour les piétons. La boue est partout et les bottes sont nécessaires pour les déplacements. Quelques agents de l'établissement de wilaya Asrout (assainissement des routes) tentaient de faire fonctionner de nouveau le réseau d'assainissement qui finit… dans le oued. Ce réseau aurait refoulé son contenu vers les quartiers. Les résidents, de leur côté, s'affairaient eux-mêmes à nettoyer leurs maisons submergées. Selon les témoignages, le « calvaire » aura duré six longues heures. « Ce n'est que vers minuit que le niveau des eaux a commencé à baisser », affirme Mohamed, les pieds nus et les vêtements tachés de gadoue. Les premiers qui ont fait les frais de ce débordement, indique-t-on, ce sont les occupants des bidonvilles implantés dans le lit de l'oued. Ces baraques furent envahies, d'après les mêmes témoignages, peu après 19h. Les autres habitations furent investies dans le silence de la nuit. « Nous étions à la maison, en famille, en train de discuter quand un de mes fils m'annonça que le rez-de-chaussée et la cave étaient inondés. Dehors, les gens fuyaient, en voiture ou à pied, dans le noir. C'était la panique générale », ajoute Mohamed. Si des résidents ont pu se réfugier dans les étages supérieurs de leurs habitations, ceux qui occupent des rez-de-chaussée ont été obligés de les fuir. « Les habitants des coins les plus exposés à la furie des eaux ont été évacués à l'aide des embarcations après l'intervention de la Protection civile », affirme-t-on. Par endroits, le niveau des eaux a atteint deux mètres. Pour s'en convaincre, il suffit de compter le nombre de lignes de briques encore marquées par la boue et de suivre cette ligne à travers plusieurs constructions encore en travaux. L'absence d'éclairage public a alimenté davantage la panique des résidents pris au dépourvu, notamment les personnes âgées et les enfants. A en croire ces familles, aucune victime n'est à déplorer. « Heureusement que le débordement ne s'est pas produit vers 1h, sinon il aurait surpris les gens dans leur sommeil et les conséquences auraient été autres que ce que nous vivons actuellement », déclare un jeune du quartier. Cela étant, les Harrachis des Trois-Caves n'hésitent pas à pointer le doigt vers les autorités locales. Si les inondations sont dues aux fortes précipitations, la présence de la boue ne l'est pas, du moins de l'avis des concernés. Les services de l'APC d'El Harrach ont initié des projets d'aménagement de voirie dans ces lotissements. Les plaques de chantiers le montrent clairement en précisant la durée des travaux (3 mois), sans faire référence parfois à la date du début des travaux. « La terre dégagée après le terrassement est directement jetée dans l'oued. Cette même terre qu'il vient de refouler », assure Mohamed. « Celui qui a décidé de réaliser ces lotissements à côté de l'oued est un fou », assène un autre résident. Notre interlocuteur avance que c'est la troisième fois que les quartiers sont inondés (après 1991 et 1994), les lotissements étant en réalisation depuis 1989. Plusieurs autres personnes interrogées à ce sujet estiment que les opérations en cours dans l'oued ont conduit au rétrécissement de son lit, favorisant ainsi la survenue de ce genre de cas. Le président de l'APC, Abdelkrim Abzar (El Watan du 31 mars 2005), disait à peu près le contraire, deux années auparavant : « Les travaux d'aménagement de oued El Harrach, dans le cadre d'un plan établi en vue de protéger la capitale contre les inondations, sont en bonne voie. »

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