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Ahmed Néjib Chebbi (Avocat tunisien, membre du bureau politique du Parti démocratique progressiste )
« La Constitution ne constitue plus rien »
Publié dans El Watan le 27 - 04 - 2008

L'avocat tunisien Ahmed Néjib Chebbi, membre du bureau politique du Parti démocratique progressiste (PDP), une formation de l'opposition légale en Tunisie, entend bien être présent à l'élection présidentielle de 2009. Figure emblématique du PDP qu'il a fondé en 1983, le juriste de 60 ans était de passage à Paris la semaine dernière. Sa candidature est soutenue par un collectif de personnalités indépendantes, dont le militant des droits de l'homm Khémaïs Chammari, qui était présent à sa conférence de presse, à laquelle assistaient aussi des cadres d'Ennahda.
Vous dites que le pouvoir veut, de nouveau, vous empêcher de vous représenter en modifiant encore la Constitution à son profit. Le président Ben Ali parle au contraire d'assouplissement de la loi…
Le président veut pouvoir choisir lui-même ses adversaires ! En vertu de son amendement présenté le 20 mars dernier, les premiers responsables des partis politiques seraient autorisés à présenter leur candidature à la double condition qu'ils soient élus à leur fonction et qu'ils aient exercé cette fonction pendant deux années consécutives au jour du dépôt de leur candidature. Derrière l'objectif présenté, l'assouplissement des conditions de participation à l'élection présidentielle, ce projet a d'autres buts. Il vise à éliminer le seul candidat en lice, investi par la plus haute instance du PDP et soutenu par une coalition de personnalités démocratiques. Il exclut en outre le chef du FDLT de la compétition nationale et dénie au mouvement Ettajdid (Renouveau, communiste) le droit de désigner librement son propre candidat. Le président Ben Ali, candidat présumé à sa propre succession, s'arroge ainsi le droit de désigner ses propres concurrents parmi la classe politique. Dans sa quête d'un pluralisme de façade, le pouvoir a été amené à triturer la Constitution trois fois au cours des dix dernières années. L'opposition veut briguer la présidence et forcer le régime à s'ouvrir.
Qu'allez-vous faire si cet amendent est adopté, ce qui est plus que probable, car le parti au pouvoir (RCD) est très largement majoritaire ?
J'ai déjà été empêché de me présenter en 2004, faute d'avoir un représentant au Parlement. La dictature élimine ses adversaires par la répression et la loi. Les trois partis de l'opposition veulent une réforme globale. Si le pouvoir ne revient pas sur sa décision, il n'y aura pas d'élection en 2009. Ben Ali se retrouvera seul. En 2004, nous avons appelé à boycotter les présidentielles deux jours avant le scrutin. Nous ferons la même chose en 2009, si le cadre légal et le climat politique ne changeaient pas.
Quelles sont vos relations avec le parti islamiste Ennahda ?
Il n'y a pas d'accord électoral avec Ennahda. Ce parti ne s'est pas encore exprimé sur l'élection présidentielle, à ma connaissance. Nous avons convenu avec Ennahda d'un certain nombre de points : liberté d'expression et d'association, amnistie générale, le statut actuel de la femme tunisienne (qui stipule très bien l'égalité entre hommes et femmes) non négociable et, enfin, la liberté de conscience. Nous sommes un parti laïc. Sur ce point, nous sommes en discussion avec les responsables Ennahda pour les amener à partager notre avis.
Quels sont les principaux axes de votre campagne présidentielle ?
Nous avons l'intention de mettre l'emploi, le pouvoir d'achat et les réformes politiques au centre de notre campagne électorale. Les chiffres de l'économie sont tous au rouge. Le problème du pouvoir d'achat se pose avec beaucoup d'acuité. En Tunisie, un chômeur sur deux est diplômé ! Il faut impérativement relancer la machine économique. L'envolée des prix du pétrole et des céréales et l'incertitude liée au tourisme risquent de plomber la Tunisie. Le bassin minier de Gafsa est en sédition, les citoyens demandent du travail. Il faut leur apporter une réponse économique !


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