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La crise électorale au Zimbabwe : Mugabe fait le vide
Publié dans El Watan le 26 - 06 - 2008

Nous allons tenir notre élection », a lancé mardi dernier, le chef de l'Etat zimbabwéen en réponse aux appels de l'ONU et de nombreux Etats en faveur d'un report du deuxième tour de l'élection présidentielle. Et puis, assure-t-il, il propose des négociations à l'issue du scrutin.
Pourtant, Robert Mugabe, traité de tous les noms, y compris par ses plus proches amis, dont ses anciens compagnons de lutte contre le régime raciste, sait que demain il sera seul, enlevant tout son sens au principe électoral. Mais c'est lui qui fait le vide autour de lui et vidé ce concept de sa substance, en assurant que, lui vivant, l'opposition n'accédera jamais au pouvoir. Ou encore qu'il ne quittera pas le pouvoir, tant que toutes les terres ne seront pas entre les mains des populations noires. Tout un programme, mais faudrait-il qu'il soit accepté par l'électorat. « Nous allons tenir notre élection. Le verdict est notre verdict. Les autres peuvent dire ce qu'ils veulent, mais c'est notre élection et nous sommes un Etat souverain », a-t-il déclaré devant ses partisans. « Le chef du MDC (Morgan Tsvangirai, président du Mouvement pour le changement démocratique, opposition) a senti venir la tempête politique foncer sur lui. Il a eu peur. Il a eu peur du peuple », a clamé M. Mugabe dans un premier commentaire sur le retrait de son rival. Morgan Tsvangirai a annoncé, dimanche, qu'il se retirait de la course à la présidence en raison du déchaînement de violence contre ses partisans depuis le premier tour le 29 mars, à l'issue duquel il était arrivé en tête. Il s'est réfugié, depuis la nuit de dimanche à lundi, à l'ambassade des Pays-Bas à Harare, qu'il a quittée hier. En ce qui concerne cette fois l'élection, celle-ci « aura lieu vendredi prochain, en accord avec nos lois et notre Constitution », a déclaré le ministre de la Justice Patrick Chinamasa, peu après que l'opposition eut formellement déposé le retrait de sa candidature auprès de la Commission électorale du Zimbabwe (ZEC). « Tout retrait de candidature est nul et non avenu », a ajouté M. Chinamasa, affirmant que le retrait du leader de l'opposition aurait dû intervenir au moins 21 jours avant le premier tour, c'est-à-dire le 29 mars.
Le chef du MDC, Morgan Tsvangirai, a annoncé dimanche dernier qu'il renonçait à participer au scrutin, prévu vendredi prochain face au chef de l'Etat, Robert Mugabe, en raison de la multiplication des violences contre ses partisans. Les autorités ont tout de même poursuivi les préparatifs en vue de l'élection, expliquant ne pas avoir reçu de confirmation formelle de ce retrait. « Dans l'hypothèse où la Zanu-PF (l'Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique, au pouvoir) décidait de maintenir l'élection, elle n'aurait pas l'aval du MDC ni celui de la majorité des Zimbabwéens », a assuré ce parti. « Les résultats des élections du 29 mars devraient prévaloir jusqu'à l'organisation d'une élection libre et équitable », a-t-il poursuivi. Lors des élections générales de la fin mars, le MDC a ravi le contrôle de la Chambre des députés que détenait la Zanu-PF depuis 28 ans. M. Tsvangirai est également arrivé en tête du premier tour de la présidentielle avec près de 5 points d'avance sur le chef de l'Etat (47,9% des suffrages contre 43,2%). Quant aux voisins et alliés, ils sont tout simplement dans l'embarras, au point d'envisager une intervention militaire qui toutefois n'est « pas nécessaire au Zimbabwe », a estimé hier le gouvernement sud-africain, alors que s'ouvrait à Mbabane une réunion au plus haut niveau de la commission de sécurité de l'Afrique australe. « Il est évident qu'il existe des inquiétudes à propos des violences (au Zimbabwe) depuis les élections générales du 29 mars, qui ont infligé une défaite historique au régime », a déclaré le vice-ministre sud-africain des Affaires étrangères. Un sommet devait avoir lieu en présence du médiateur sud-africain, lequel ne peut faire abstraction de la prise de position de l'ANC contre le régime de Robert Mugabe. Une sentence elle-même évoquée par quelques capitales qui ont fait savoir qu'elles ne reconnaîtront pas le régime qui sortira des élections de demain.


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