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Police judiciaire de Bouira : Virée nocturne
Publié dans El Watan le 22 - 07 - 2008

Situation regrettable, des enfants dont l'âge va de 10 à 12 ans sont exploités par des commerçants sans vergogne au niveau du marché de gros de Bouira. Ces gamins en âge de jouer, issus des quartiers défavorisés viennent ici chaque matin à partir de 4 h pour travailler.
C'est là un fait de société que nous avons pu vérifier lors d'une tournée effectuée durant la nuit du jeudi au vendredi dernier, en compagnie des éléments de la police judiciaire de Bouira. Jeudi 17 juillet, 21h ; au commissariat central de Bouira, l'officier chargé de la mission se présente pour la prise de service. Trois patrouilles, deux de la Police judiciaire et une de la Sécurité publique, sont déjà mises en place. Nous prenons place à bord d'un véhicule 4X4 blindé et équipé d'un grand projecteur. Guidé par un officier dont les patrouilles sont chapeautées par une cellule de trafic et d'un officier de permanence. Première mission : une simple tournée en ville. Pour échapper à la chaleur ambiante, des familles entières sortent en ville bravant l'obscurité. Les cafeterias ne désemplissent pas en ce début de la nuit. Là, faut-il le signaler que la population bouirie semble bien évacuer la phobie y ayant régné durant les années du terrorisme faisant de Bouira une ville morte dès la tombée de la nuit. A présent, c'est une ville plutôt joyeuse. Abordant le carrefour, les véhicules en trombe de la police longent le quartier de la Sonelgaz. Deux jeunes sont suspectés par l'officier. Les deux jeunes soupçonnés portaient sur eux deux bouteilles de vin. Après un bref interrogatoire conduit par l'officier en charge de la mission, ordre a été donné de quitter les lieux et poursuivre la ronde. En même temps, d'autres patrouilles se dispersent dans les différents quartiers. On y guette tout : la drogue, la prostitution…etc.
Au cours de l'opération, les éléments de la PJ procèdent à l'arrestation de trois jeunes en état d'ivresse dans une bâtisse abandonnée sur les abords de la RN 5. Il s'agit d'un ex-centre de loisirs qui sera érigé, sur instruction du wali de Bouira, comme Maison de l'environnement. Après le contrôle d'identité, l'officier a exigé un examen de la situation. Non loin de là, d'autres ruelles sont connues pour être des lieux de débauche. C'est au niveau de la sortie de la ville, en direction de Haïzer, que notre accompagnateur nous annonce que l'année écoulée, les éléments de la PJ y ont arrêté deux individus, dont une mineure, et il a fallu réaliser une clôture au cimetière chrétien pour éviter toute entrée dans cet endroit isolé et visiblement propice à toute activité immorale. Il est 23 h. Retour vers le commissariat central pour une petite pause. Un moment pour l'officier de faire un saut du côté de la cellule de trafic.
On s'enquit de tout. On vérifie s'il n'y a pas de réclamations de la part des citoyens. Pour nous journalistes, cette pause nous donne l'occasion de nous entretenir avec l'officier de permanence qui nous a informés que les patrouilles travaillent 24h/24 et chaque affaire est traitée sur le champ. Reprise de la mission avec les éléments de la Police judiciaire. Virée en ville en ce moment où le silence régnant donne froid au dos. C'est le vide. Les commerçants ont déjà baissé rideaux et les familles qui se sont installées, il y a un peu plus de deux heures, au niveau du jet d'eau sont rentrées chez elles. La mission policière conduit inéluctablement dans les quartiers considérés comme étant dangereux. La gare routière de Bouira livrée à la hantise de la nuit reçoit notre visite. Même constat : absence d'éclairage. Seul le projecteur de l'officier de police permet d'entrevoir ce qu'il y a. Pourquoi cet endroit censé être sécurisé ? Notre interlocuteur rappelle que ce lieu est très fréquenté, notamment par les voyageurs qui, des fois en l'absence de moyens de transport, se trouvent contraints de prendre place sur les bancs et attendre que le premier bus arrive. Ce qui tenterait les voleurs de les détrousser. Deuxième escale : La zone de parcs. Quatre jeunes gens ont été arrêtés au niveau d'un édifice abandonné. L'ex-siège de la chambre d'agriculture de Bouira se trouve dans une situation désolante. Depuis qu'elle est désertée par les fonctionnaires, elle reste à la merci des alcooliques et autres débauchés.
A l'intérieur de l'uniforme bleu foncé, c'est un vrai psychologue qu'on découvre à chaque halte. À chaque fouille ou contrôle, l'officier de la PJ, semble troquer son uniforme contre celui d'un psy passionné. A titre d'exemple, à notre arrivée au niveau du carrefour de Haïzer, trois jeunes adossés à un mur, attendaient, visiblement, un moyen de transport pour rentrer chez eux. Les éléments de la PJ procèdent au contrôle d'identité. L'officier conseille à ces jeunes de ne pas rester là. A 4h du matin, et après une tournée dans tous les quartiers de Bouira, la ville commence à reprendre son mouvement. Aucune arrestation n'a eu lieu, seulement des ivrognes à tous coins de rue. Cette ville sécurisée, grâce à une présence policière vigilante, est dépourvue d'éclairage. D'autre part, il y a le manque de moyens et de lieux de distraction au niveau de cette ville où, en l'absence d'activités culturelles et artistiques, le jeune Bouiri n'a d'autre issue que le vin. La ville se réveille sous un nouveau tintamarre annonçant une nouvelle journée. Une autre journée commence pour d'autres policiers.


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