La France a condamné lundi les "violents incidents survenus à Bahreïn", au cours desquels un policier et un manifestant ont été tués, et appelé au dialogue politique dans le royaume où l'opposition chiite a intensifié ses protestations. "Nous sommes très préoccupés par les violents incidents survenus à Bahreïn depuis quelques jours. La France condamne ces violences", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Philippe Lalliot. "Nous demandons à l'ensemble des parties en présence de rejeter la violence sous toutes ses formes et de faire preuve de retenue", a-t-il ajouté, en insistant sur la nécessité d'un "dialogue politique". La tension s'est accrue ces derniers jours dans le petit royaume gouverné par une dynastie sunnite, où un policier et un manifestant chiite ont été tués jeudi au cours de manifestations marquant le deuxième anniversaire du soulèvement contre la monarchie. Depuis mercredi, des manifestations quotidiennes émaillées de violence ont secoué Bahreïn, les protestataires tentant notamment de marcher vers la "Place de la Perle" à Manama, symbole du soulèvement populaire du 14 février 2011 maté au bout d'un mois par le pouvoir. Le regain de tension est intervenu alors que l'opposition et le gouvernement ont entamé le 10 février une nouvelle session de dialogue national. La dynastie sunnite n'a fait aucune concession politique de fond à l'opposition chiite qui veut des réformes démocratiques.