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Remettre les pendules à l'heure
« L'éthique dans la pratique médicale », thème d'un colloque international
Publié dans Horizons le 29 - 02 - 2012


Un colloque qui verra la participation de médecins, universitaires, théologiens, sociologues venus de l'Europe, d'Afrique et du Maghreb. Premier du genre à Constantine, le débat se veut celui de la conscience et de la multiplication des points de vue, nous assure les organisateurs, chaque pays, chaque invité apportera son lot d'expériences vécues et de pratiques médicales face aux jugements éthiques et des entraves morales ou religieuses qu'imposent la société ou les rites. Invité au colloque, le professeur Ghawthy Hadj Eddine Sari Ali, membre de la Fédération européenne des réseaux scientifiques, réseau Médecin, éthique et droits de l'homme, et qui a travaillé à la grande mosquée de Paris, nous explique qu'en marge des avancées médicales, certaines sociétés se noient toujours dans des jugements d'éthique infondés ou approximatifs : « Le don ou la greffe d'organe est un problème qui a été posé correctement en Arabie Saoudite dans les années 1980, l'acte médical a été autorisé sans aucun problème d'éthique. Etre éthique c'est bien agir, et l'acte de bien agir doit être celui du médecin. C'est lui qui décide d'agir. Cette attitude est une attitude musulmane par excellence, on ne va pas chercher à savoir si c'est haram ou halal pour faire une piqûre ou un prélèvement de sang ; en islam traditionnellement, on n'a jamais remis en cause l'intervention du médecin ou du scientifique, alors que dans des cultures chrétienne, juive ou autre, le problème se posait dans le passé parce que l'apport de l'être humain n'est pas le même. On n'aborde pas le corps humain avec la même manière. C'est l'un des objets de ce débat. Les interdits et les autorisés ne sont pas les mêmes dans toutes les sociétés, la démarche culturelle aussi n'est pas la même. L'une des règles fondamentales qui m'a été enseignée par mes maîtres en matière d'islam, c'est ce qu'on appelle Ayat El Oumoura, autrement dit, remettre aux autorités compétentes c'est-à-dire la communauté scientifique tout ce qu'on ne sait pas. J'ai dit en Europe que j'accepte qu'un rabbin ou un curé donne son avis sur l'avortement, à condition qu'il soit gynécologue, mais que quelqu'un n'ayant aucune connaissance vienne me donner son opinion, c'est inconcevable. Aristote disait « l'opinion c'est l'ennemie de la science ». Il faut remettre les pendules à l'heure, « les opinions en dehors du contexte médical sont les bienvenues, mais à condition qu'elles soient scientifiques et rationnelles. Un acte médical n'est ni halal ni harem, c'est un acte ‘'Moubah'', c'est-à-dire permis. Cela a été enseigné en islam au XIIe siècle, avec l'imam Ghazali ». Outre les interventions des médecins, le colloque est ouvert aux psychologues, sociologues et même des théologiens, chacun donnera son jugement et son appréciation sur la relation de l'éthique et la pratique médicale. « L'idée fondamentale, c'est de savoir quelle est l'attitude licite pour le traitement des questions liées à l'éthique en ce qui concerne l'avortement, le don d'organe, ou l'euthanasie par des acteurs du secteur de la santé, mais aussi par des juristes, sociologues et psychologues. C'est aussi l'occasion de partager les expériences maghrébine, européenne, africaine, et de parler du progrès scientifique, car l'intérêt de la science ne connaît pas de tabous, il connaît des progrès qui interpellent la société », explique le professeur et historien, Madjid Merdaci qui fait partie du comité d'organisation.

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