35 chefs de parti, dont ceux de l'Alliance pour la démocratie au Mali (Adéma), de l'Union pour la République et la démocratie (URD), du Rassemblement pour le Mali (RPM), du Congrès national d'initiative démocratique (CNID), de la Convention nationale pour une Afrique solidaire (CNAS), du Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR) qui ont déjà des candidats investis ou déclarés pour ce scrutin présidentiel, ont été conviés à ces concertations qui ont débuté jeudi à Bamako. Elles devraient, selon l'entourage du président, prendre fin mercredi prochain. « Nous avons abordé les questions de l'heure, les accords de Ouagadougou et l'élection présidentielle, bref, l'avenir du Mali », déclare, à sa sortie d'audience avec le chef de l'Etat Younoussi Traoré, le président de l'URD qui a investi l'ex-ministre Soumaïla Cissé. « Il nous a fait le point des négociations » et « demandé aux partis politiques et à toutes les populations maliennes de faire en sorte que l'élection prsidentielle se passe bien », ajoute le président de l'URD et président par intérim de l'Assemblée nationale. « Après la signature de l'accord de Ouagadougou et dans la perspective de la prochaine présidentielle, il était opportun de faire le point », estime Amadou Diakité de l'Adéma. Les précisions de Tiébilé Dramé Deux jours après la signature de l'accord dE Ouagadougou, Tiébilé Dramé, l'émissaire des autorités maliennes, revient, dans une conférence de presse qu'il a convoquée à Bamako, sur les questions en suspens (déploiement des soldats maliens à Kidal, leur effectif, poursuites judiciaires...). Sans devancer le travail de la Commission mixte qui y réfléchit actuellement, il affirme que le « cantonnement » est à prendre comme la première phase du « désarmement » des groupes armés : « Cela veut dire qu'un endroit sera trouvé où les éléments des groupes armés qui doivent être désarmés seront confinés. En attendant, on répertorie toutes les armes », dit-il avant de s'en prendre aux détracteurs de l'accord qui parlent d'une porte ouverte à l'impunité : « A aucun moment l'accord ne parle de suspension des mandats d'arrêt. Mieux, l'accord dit qu'il faut mettre en place une commission internationale d'enquête sur les crimes de guerre, sur les crimes contre l'humanité commis au nord du Mali.Certains ont écrit également que c'est la réintégration dans les forces armées. Il n'en a jamais été question, il est question de réinsertion socio-économique dans la vie civile ». A ceux qui l'accusent d'avoir mis le Mali et son armée « sous tutelle » et d'avoir signé des « accords de la honte », il leur demande de « calmer le jeu » car « le pays revient de très loin ». Pour les analystes, le « désarmement », qui est renvoyé à plus tard, pourrait s'avérer un obstacle au retour à une paix durable au Mali car il est difficile de surveiller les groupes armés.A Bamako, certains partis politiques réclament la tête de Dioncounda Traoré qui lui reprochent son « oui » à un désarmement dans les conditions souhaitées par les groupes armés. A Kidal, où l'accord suscite un grand intérêt, « ceux qui ont vécu tous les accords entre le Mali et les rébellions » redoutent un état de « ni guerre ni paix ».