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La légende de Sidi Aïssa ben Mohammed
Légende d'Algérie
Publié dans Horizons le 25 - 07 - 2014

Dès son plus jeune âge, il fut envoyé par son père étudier chez le célèbre marabout Abdelaziz El Hadj. Pendant plusieurs années, l'enfant reçut les leçons de son maître et il en profita si bien que l'heure arriva où le marabout n'eut plus rien à lui enseigner. Abdelaziz El Hadj eut alors l'idée d'aller en pèlerinage au tombeau du Prophète ; il allait partir quand son élève, le retenant, lui demanda la permission de l'accompagner. Le marabout y consentit, et maître et élève partirent. Mais à quelque distance de là, Abdelaziz El Hadj se repentit d'avoir pris avec lui ce jeune homme. « Attends-moi ici, dit-il ; je vais à ma maison chercher un objet que j'ai oublié. » Mais le marabout prit un autre chemin et se rendit seul à La Mecque, et ce ne fut qu'au bout de plus d'un an qu'il revint dans son pays. « Où est Aïssa ? demanda-t-il à sa femme. - Aïssa ? Mais n'était-il point parti avec vous ? Nous ne l'avons pas revu depuis votre départ.
Gens insensés, ne saviez-vous pas qu'il était en tel endroit à m'attendre ? Allez vite le chercher ». Les serviteurs revinrent bientôt ramenant le jeune homme. Il était très maigre et son corps était vert comme l'herbe dont il avait fait sa seule nourriture. « Pourquoi est-tu resté là pendant le temps qu'a duré mon voyage ? demanda le saint homme.
Vous m'aviez dit de vous attendre et je vous ai attendu, répondit simplement Aïssa ». A quelque temps de là, la femme du marabout accoucha d'un garçon. Abdelaziz El Hadj dit à son élève de prendre certains linges qui lui avaient servi à recevoir l'enfant, et d'aller les laver à la rivière. Le néophyte prit un grand plat en bois, y plaça les linges et courut au ruisseau ; le plat se remplit aussitôt de sang que le jeune homme but jusqu'à la dernière goutte. Le marabout avait la connaissance des choses sacrées. Il dit à sa femme : « Aïssa vient d'accomplir une action qui enlève à notre enfant le don divin qu'il tenait de moi. Il faut conjurer cette influence. Prends du blé et de l'orge ; fais un pain de chaque espèce. Puis mets la galette de blé sur la galette d'orge et quand Aïssa rentrera, tu lui offriras à manger. Il prendra la galette de blé et laissera l'autre avec le secret pour notre enfant. » Le jeune homme ne tarda pas à revenir. « Rassasie-toi, lui dit le marabout. » Aïssa prit la galette de dessous et laissa la galette de blé. « Pourquoi prends-tu celle-là ? Laisse-là pour mon fils ou au moins partage-la avec lui.
Non, non, répondit Aïssa : tu me l'as donnée en entier, je la garde et te dis adieu, car je pars.
O mon fils ! Par ces actions, tu me dérobes le don du bien, et tu l'emportes contre mon gré ! » Puis il se mit à pleurer et à le supplier de ne pas partir. Mais le jeune homme lui répondit : « Non, je ne resterai pas ; celui qui donne ne doit pas regretter, et celui qui redemande n'obtient pas. Mes enfants donneront le pardon aux tiens. » Sidi Aïssa ben Mohammed vint alors s'établir non loin de l'endroit où se trouve son tombeau. Il se maria et eut un nombre prodigieux d'enfants qui formèrent la tribu qui porte son nom. A sa mort, des anges vinrent la nuit enlever son corps du tombeau et le placèrent dans une autre koubba, dans l'Est algérien. Aussi, les Arabes disent-ils que le corps de l'ouali remplit deux tombeaux. On l'appelait depuis Sidi Aïssa Boukabrine. Mohamed Medjahdi


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