La commune d'Irdjen, dans la daïra de Larbaâ Nath Irathen, organise, depuis jeudi dernier, sa première semaine culturelle du 20 au 25 août. Une manifestation dont l'objectif est d'impulser une dynamique et de pérenniser l'action culturelle dans cette région qui ne manque pas de compétences. En effet, Irdjen a donné naissance aux précurseurs des études sur la langue berbère, à l'image d'Amar U Saïd Boulifa, Mohand Saïd Lechani ou encore Salem Chaker qui ont permis une avancée considérable dans ce domaine. Au programme de cette semaine culturelle, des festivités commémoratives qui se sont déroulées les 20 et 21 août avec recueillement et inauguration d'une stèle au village d'Aït Saïd Ouzegane, en hommage aux 21 martyrs de la Révolution fusillés en même temps par l'armée coloniale le 8 mai 1955. Pour aujourd'hui, l'APC honorera plus de 370 élèves, lauréats aux différents examens scolaires. Demain, les universitaires Saïd Chemakh et Ramdane Achab évoqueront, dans une conférence-débat, le parcours et les travaux de Amar U Saïd Boulifa. Ils reviendront dans leurs exposés sur les recherches et les méthodes d'enseignement de la langue amazigh. Ces rencontres, qui se tiennent à la bibliothèque communale, un édifice flambant neuf, se poursuivront mardi où l'histoire de l'école de Tamazirt sera revisitée en présence d'anciens élèves, leurs enseignants et directeurs qui se retrouveront dans une rencontre témoignages pour évoquer leurs souvenirs et leur scolarité dans ce sanctuaire de l'éducation. L'école de Tamazirt fait partie des premiers établissements coloniaux ouverts en 1875. D'ailleurs, un appel vient d'être lancé aux élèves et aux parents pour une collecte de documents et photos de classe pour écrire l'histoire de cette école. Comme il est de coutume pour toute manifestation de ce genre, la clôture se fera dans une ambiance festive avec une soirée musicale animée par les artistes de la localité.