Une révolution portée par les acteurs du secteur informatique Avec la voiture autonome, les géants de l'informatique (Apple et Google) investissent un marché a priori éloigné de leur cœur de métier. En effet, si la première voiture autonome « historique » date de 1977, une Mercedes-Benz modifiée par un laboratoire de robotique de Tsukuba, c'est bien la Google Car qui a rendu le concept visible et compréhensible pour un très large public. De nombreux indices laissent aussi à penser qu'Apple a très lourdement investi afin de présenter un modèle d'Apple Car en 2020. Tesla, un pionnier de la voiture électrique, a présenté récemment le premier système auto-pilote que l'on peut télécharger pour son modèle de véhicule. Les marques traditionnelles, Audi, Renault, Toyota ou Mercedes, se sont aussi lancées dans l'aventure. Nissan et Volvo ont même annoncé qu'ils dévoileraient leurs véhicules autonomes en 2020. Google en tête de file Les premières recherches de Google sur la voiture autonome datent de Google Maps. Le fruit de ces années de travaux secrets dans les arcanes du Google Lab, c'est le Google Car, une petite voiture autonome déjà en test grandeur nature sur les routes californiennes et qui va bientôt bénéficier de l'intelligence artificielle x-view. L'objectif est de rendre la conduite automatisée plus sûre, de mieux interpréter le comportement des autres conducteurs tout en garantissant que ces derniers ne soient pas troublés par le style de conduite bien spécifique d'une voiture autonome. Elles pourront circuler librement en Europe à partir de 2017 C'est en 2017 que prendra effet l'amendement du protocole de Vienne, qui autorisera ces véhicules à circuler dans l'espace public européen. Les véhicules semi-autonomes (comme les dernières Tesla équipées du système Auto-Pilot) peuvent toutefois déjà emprunter les voies de circulation, bénéficiant d'un certain flou juridique dès lors qu'un conducteur se trouve derrière le volant. Le calendrier des différents projets en cours laisse toutefois comprendre que le véritable démarrage de la voiture autonome se fera plutôt vers 2020. Le piratage deviendra le principal risque d'accidents sur la route Selon les spécialistes, le principal danger pour la voiture autonome, c'est le piratage informatique. La voiture autonome est, en effet, un ordinateur sur roues avant toute chose, et comme tout ordinateur connecté à l'extérieur via un réseau Wi-Fi, celui-ci sera particulièrement sensible aux attaques informatiques. Même les entreprises qui vivent en partie de la collecte de données devront privilégier la sécurité des données, même si cela signifie de ne plus récupérer à la volée de nombreuses informations sur l'utilisateur. Car un bug ou un acte de piratage malveillant à plus de 100 km/h sur l'autoroute pourrait très vite avoir des conséquences dramatiques. L'impression 3D à la rescousse ? La Blade est un véhicule électrique qui peut atteindre les 100 km/h en 2,5 secondes grâce à ses 700 chevaux, mais sa particularité principale est d'avoir été fabriquée grâce à l'impression 3D. Les matériaux utilisés pour ce châssis hors normes ont fait chuter le poids de l'engin, qui ne dépasse pas les 635 dollars. La Blade n'est certes pas encore autonome, mais il ne fait guère de doute que les progrès permis par son mode de fabrication bien particulier ne soient pas exploités par d'autres constructeurs plus connus du grand public.