Les redresseurs du Front de libération nationale comptent organiser, aujourd'hui, à Alger, une conférence de presse pour expliquer le pourquoi de leur mécontentement. Animateur de ce mouvement, Mohamed Seghir Kara a promis de faire, à cette occasion, des révélations sur la gestion du parti. Contacté par nos soins pour de plus amples informations, Kassa Aïssi, chargé de communication du parti semble minimiser la crise. Ce dernier affirme que si les contestataires sont membres du comité central du parti, la direction leur donne rendez-vous pour le 4 juin prochain, afin de leur permettre de débattre de tout, sans exclusive. Le même responsable ajoute, dans le même cadre, que «si ces derniers sont membres des instances locales, «la direction est disposée à les écouter en tant que cadres ou simples militants pour discuter librement de tout ce qui se rapporte au parti». Et notre interlocuteur de préciser : «Si ceux qui demandent le départ de l'actuelle direction ne sont pas structurés au sein du parti et qu'ils veulent s'exprimer dans la rue, celle-ci relève des prérogatives de la force publique, garante de la liberté des personnes et de leur sécurité». Il convient de rappeler qu'avant-hier, des centaines de redresseurs se sont rassemblés devant le siège de la première force sur l'échiquier politique national. Les redresseurs qui revendiquent principalement «le départ de Abdelaziz Belkhadem, secrétaire général du parti, et la restitution du parti aux militants», dénoncent, entre autres «injustices», la politique d'exclusion des militants et leur marginalisation. Ils dénoncent aussi la mainmise de l'argent, du clientélisme sur les instances du parti. Toujours est-il que le duel à fleuret moucheté auquel redresseurs et direction du parti se livrent risque de déteindre sur la sérénité du parti majoritaire au sein des assemblées élues. La vague de contestation qui déferle sur le FLN l'entraînera-t-elle vers un deuxième mouvement de redressement ?