Injustice n Les responsables des entreprises étrangères installées en Algérie, ont licencié de nombreux travailleurs algériens, sans aucune raison valable. Certains travailleurs ont été licenciés pour avoir eu le courage de défendre leurs droits et dénoncer les conditions pénibles dans lesquelles ils travaillent, et ce, à travers la création d'un syndicat. Le cas de Yacine Zaïd, qui a tenté de créer un syndicat au sein de son entreprise, a été licencié. Un autre employé de Western Gico, une filiale de Schlumberger, chef cuisinier de son état, a été également licencié et se dit être «étonné par le régime des compagnies qui opèrent à Hassi Messaoud». «Avant de créer notre section syndicale, nous avons contacté l'Ugta qui était d'accord, mais notre compagnie a refusé.» 20 autres signataires pour la création d'une section syndicale au sein de leur entreprise ont, eux aussi, été licenciés. Ce ne sont pas les seules compagnies où il y a eu «des injustices», selon ces travailleurs. Ali Nouar, un autre travailleur qui a connu les mêmes péripéties chez Mis Waco, une autre compagnie étrangère, nous déclare : «Notre cas n'est pas unique, pourtant nous n'avons pas intégré ces entreprises pour casser leur outil de travail.» Ce dernier, après avoir tenté de créer un syndicat au sein de son entreprise, se trouve, lui aussi, victime d'un licenciement. La société Eurest a procédé au licenciement de chaque travailleur qui a adhéré à la section syndicale. Outre les 20 travailleurs licenciés, d'autres continuent de subir des pressions terribles de la direction de l'entreprise. Selon les travailleurs, ce genre de comportements subis par les Algériens est le même à travers toutes les multinationales y compris celles activant dans le secteur pétrolier. Si ces travailleurs ont été licenciés pour avoir créé une section syndicale, d'autres sont licenciés sans aucune raison valable, ce qui est le cas de Mme Meryem Mahdi, une femme qui travaille dans une société anglaise. Tout a commencé en 2008, «des conflits répétés avec les responsables, qui me considéraient comme une menace, vu que je demandais des promotions et des augmentations de salaire ainsi que des formations comme le stipulent mon contrat et le règlement intérieur de la compagnie. De 2007 à 2009 je n'ai bénéficié en tout et pour tout que de 4 000 DA d'augmentation, ce qui n'est rien comparé aux collègues. Concernant les rotations de plusieurs jours, voire des semaines, que j'ai faites en extra, la direction des ressources humaines a décidé de ne pas me les payer. Bien que la loi stipule un paiement double pour chaque jour travaillé.». Elle estime donc qu'elle a été licenciée sans motif valable. Il faut souligner que Meryem Mahdi est en grève de la faim depuis le 9 décembre 2009. Elle a été évacuée en urgence à hôpital Zmirli, car son état de santé s'est aggravé. Son système immunitaire est déficient et ce, suite au bilan biologique fait à l'hôpital ; son état clinique est très critique. Elle nécessite une prise en charge dans un milieu aseptique total. Elle n'arrive pas à ouvrir la bouche suite à son herpès péribuccal très étendu jusqu'au menton.