Stocks n Le protoxyde d'azote, dont la pénurie pourrait bien se rééditer, était absent en 2009 des hôpitaux en raison de la non-disponibilité en matière première et non pour des problèmes techniques liés à sa fabrication. Suite aux pénuries répétées de production de protoxyde d'azote, la Société de gestion des participations de l'Etat (Chimie-Pharmacie) a appelé au règlement de ce problème. Le ministère de la Santé et de la Population envisage l'importation, l'enfûtage et la réalisation ultérieure d'une unité de production de ce gaz, objet d'une pénurie depuis quelques mois. De son côté, Linde Gas Algérie, depuis mars 2009, date où les premières pénuries ont été enregistrées, déclare qu'elle n'a jamais cessé de signaler au ministère de la Santé les difficultés qu'elle rencontre. Cependant, toutes les requêtes formulées par Linde Gas Algérie depuis mars dernier n'ont pas abouti et les ruptures de stocks de ce gaz pourraient devenir récurrentes. Les pénuries de protoxyde d'azote ont toujours été dues à une non-disponibilité en matière première et non à des problèmes techniques au niveau des ateliers de production dont dispose l'entreprise (Centre, Est, Ouest). Les procédures d'approvisionnement en nitrate d'ammonium aussi bien dans sa fabrication que dans son transport obéissent à des règles sécuritaires très sévères sur lesquelles Linde Gas Algérie n'a aucun pouvoir. Cette entreprise n'est pas la seule à subir ces difficultés liées à l'acheminement de ce gaz vers les structures sanitaires. Fertial Arzew (le seul producteur de nitrate d'ammonium), trouve toutes les peines du monde à avoir les autorisations nécessaires. Le ministère de l'Energie et des Mines met beaucoup de temps pour délivrer «ce fameux document». Sachant qu'un climat de tension pourrait bien se reproduire quant à l'approvisionnement de ce produit par les établissements sanitaires, le ministère de la Santé et de la Population et les autres services concernés se pencheront-ils sérieusement sur ce problème pour le régler définitivement ? Une chose est sûre, un dialogue doit être absolument engagé et des solutions proposées pour que cette pénurie dont souffrent nombre d'hôpitaux et qui affecte automatiquement les nombreux malades ne soit plus qu'un lointain souvenir.