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Criminels de légende
L?étrangleur de vieilles femmes (1re partie)
Publié dans Info Soir le 12 - 12 - 2003

Le XVIIIe arrondissement, au nord de Paris, est l'un des plus contrastés de la capitale : Montmartre, la Goutte-d'Or, Clichy, Barbès, la place du Tertre, la Butte... Il est tout autant le rendez-vous des artistes qui ont réussi que celui des dealers, des prostituées et des petits trafiquants en tout genre. C'est un carrefour coloré de civilisations et de milieux divers, où peuvent se côtoyer familles d'immigrés, chanteurs à succès et retraités aux revenus modestes.
Le 5 octobre 1984, une vieille dame de 91 ans, Germaine Petitot, a été agressée chez elle par deux hommes. Dans son petit appartement de la rue Lepic, au bas de la butte Montmartre, elle fut ligotée, bâillonnée et battue avant d'être délestée de ses économies. La pauvre dame fut dans l'incapacité de donner une description de ses agresseurs. La police enregistra les faits et la déposition vint s'ajouter au dossier déjà volumineux qui concernait les attaques de personnes âgées dans le XVIIIe arrondissement.
Personne ne pouvait alors savoir que ce fait divers presque banal était, en fait, un meurtre manqué qui marquait le début d'une longue série d'actes criminels. Le même jour, dans le IXe, un arrondissement limitrophe, Anna Barbier-Ponthus eut moins de chance que Germaine Petitot. Cette dame de 83 ans vivait seule dans son modeste appartement de la rue Saulnier. En fin de matinée, elle rentra chez elle après avoir fait ses courses. Elle n'en ressortit plus. Selon toute vraisemblance, elle fut poussée à l'intérieur de son domicile au moment où elle ouvrait sa porte, puis elle fut battue et étouffée avec un oreiller. Son corps fut découvert peu de temps après. Elle a été bâillonnée et ligotée avec du cordon à rideau. On lui avait volé 200 ou 300 francs, le peu que contenait son porte-monnaie.
Quatre jours passèrent. Le 9 octobre, les pompiers furent appelés sur les lieux d'un début d'incendie, à nouveau dans le XVIIIe arrondissement. Dans l'appartement à moitié calciné, ils découvrirent le corps, pieds et poings liés, de Suzanne Foucault, 89 ans. La vieille dame avait été assassinée, étouffée avec un sac plastique qui lui recouvrait la tête. On lui avait volé sa montre d'une valeur de 300 francs, et 500 francs en argent liquide.
Pendant près d'un mois, la série sembla s'interrompre. Mais le lundi 5 novembre, boulevard de Clichy, on trouva le corps de Lona Seigaresco, une institutrice à la retraite âgée de 71 ans. Elle avait été battue à mort après avoir été bâillonnée et ligotée avec du fil électrique. Le décès remontait au samedi, mais ne fut découvert que deux jours plus tard, grâce aux enfants de la gardienne venus prendre un cours particulier avec l'institutrice. L'appartement était saccagé. Le ou les assassins avaient fait preuve d'une sauvagerie inouïe : la vieille institutrice avait le nez et la mâchoire fracturés, et un foulard l'étranglait à moitié. L'autopsie révéla qu'elle avait toutes les côtes du côté droit brisées.
La vieille dame, qui faisait ses courses invariablement tous les jours, vers 12h 30, avait été suivie. Cette fois, le «crime avait payé» : les assassins avaient ramassé 10 000 francs en bons du Trésor que Lona Seigaresco gardait chez elle. (à suivre...)


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