Mohamed-Salah Laïdli (Algérie Prévention Toxicomanie) : «Je ne pense pas que la dépénalisation soit un moyen de lutte contre la consommation de la drogue. A ce que je sache, même les pays qui ont opté pour cette mesure, à l?image de la Suisse, sont en train de penser à l?annuler. Ma conviction profonde est qu?on n?est pas mûrs pour la dépénalisation. Cela dit, le cannabis est trop dangereux pour que sa consommation soit tolérée.» Le colonel Ayoub (Gendarmerie nationale) : «Au vu des proportions alarmantes que le fléau ne cesse de prendre, je crois que la dépénalisation de la consommation de la drogue est loin de constituer une solution. En ce qui concerne la Gendarmerie nationale, la priorité est de s?attaquer aux racines du mal qui ne sont autres que les barons de la drogue.» Mokhtar Lakhdari (ministère de la Justice) : «Tolérer la consommation de la drogue est le pas qu?il ne faudra surtout pas franchir en l?état actuel des choses. Les conséquences d?une telle disposition seraient désastreuses pour le pays. Une pareille mesure profiterait beaucoup plus aux trafiquants qu?aux usagers. A mon sens, il faudra trouver des alternatives ? ayant un effet dissuasif ? aux sanctions pénales pour mieux lutter contre ce fléau. Au lieu de mettre en prison les consommateurs, il serait plus utile de les condamner à effectuer des travaux d?intérêt général par exemple.»