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Y a-t-il une réelle volonté de promouvoir la lecture ?
La réalité du terrain ne le montre pas
Publié dans La Tribune le 09 - 10 - 2014


Malik Boumati
La lecture continue à nager dans son statut d'activité secondaire, voire sans importance, aux yeux des pouvoirs publics. Cela malgré les apparences qui montrent une volonté de donner une place de choix au livre et à la lecture et des décisions qui n'arrivent toujours pas à aboutir à une mise en œuvre. L'Algérien n'arrive pas à comprendre la situation. L'Etat veut-il réellement promouvoir la lecture ou en est-il incapable ? Si cette volonté n'existe pas, pourquoi avoir dépensé des sommes faramineuses dans la réalisation de
centaines de bibliothèques ? Et si les responsables se sentent incapables
d'accomplir cette mission, pourquoi n'ont-ils pas encore fait appel aux
spécialistes et autres experts capables de mener cette mission à bien au moment où le secteur de l'éducation continue à faire l'erreur de s'adosser sur le secteur de la culture dans une mission aussi sensible que la promotion du livre et de la lecture ?
La population se souvient de ce début de l'année 2011 quand l'annonce publique a été faite. La convention signée par les ministères de l'Education et de la Culture visant à officialiser le retour du livre à l'école était vue comme un bon départ pour la renaissance du livre et de la lecture. Mais, près de quatre années plus tard, l'école algérienne n'a pas encore enregistré le très attendu retour du livre. C'est dommage quand on sait que cette convention entre les deux ministères stipule l'obligation aux élèves de lire au moins quatre livres par an, l'institution de concours de lecture et de dictée et d'autres mesures intéressantes visant la promotion de la lecture. Surtout que la réussite de cette entreprise dépend essentiellement de l'implication de l'école. Une institution ouverte à un nombre important d'individus, de surcroît des enfants capables de relancer la lecture et redonner au livre la place qui est la sienne dans la société.
Les établissements scolaires restent la solution à cet épineux problème principalement parce que dans la société il n'y a plus de vecteurs susceptibles de participer à une entreprise aussi grande et délicate. Dans la wilaya de Tizi Ouzou comme dans tout le pays, les parents n'ont ni les moyens (financiers et pédagogiques) ni le temps de faire aimer la lecture à leurs enfants, eux qui ont déjà du mal à les aider dans la charge de travail qui leur a été «léguée» par les enseignants, incapables de suivre le programme surchargé imposé par la tutelle. Et justement, cette surcharge dans le programme pourrait être un frein sérieux à la relance de la lecture à l'école, où les écoliers risquent de considérer la lecture comme une punition au lieu de la voir comme un agréable moment à passer.
En outre, pour faire aimer la lecture à la population, les pouvoirs publics devraient impérativement s'impliquer dans une démarche claire visant non seulement la baisse des prix des livres, mais aussi sa qualité et sa disponibilité. Ce qui n'est pas le cas en réalité, dans la mesure où les ouvrages intéressants ne sont ni en nombre suffisant, ni accessibles pour leur cherté, alors qu'il a été constaté sur les étals des libraires des livres de qualité médiocre et, plus grave encore, truffés de fautes. C'est dire qu'il ne s'agit pas seulement de proposer des ouvrages à moindre prix, mais de s'assurer de la qualité et du respect que l'éditeur doit non seulement à la réglementation, mais aussi au lecteur.
Et cette démarche pourrait aboutir facilement grâce à l'existence de centaines de bibliothèques réalisées ou à réaliser dans les quatre coins du pays.
C'est le seul aspect lié au livre et à la lecture qui a connu une avancée
considérable depuis la signature de cette convention portant retour du livre à
l'école. Dans ce sens, des dizaines de bibliothèques communales ont été
réalisées dans la wilaya de Tizi Ouzou, au moment où la population attend impatiemment l'achèvement des travaux de réalisation de la grande bibliothèque de wilaya, que la direction de la culture réalise sur l'emplacement de l'ancien marché de gros de la ville des genêts. Les étudiants attendent également la réception de la nouvelle bibliothèque de la Maison de la culture Mouloud-Mammeri, qui est en cours de réalisation. C'est dire que l'effort considérable fourni dans la réalisation de bibliothèques n'a pas été accompagné par d'autres mesures qui démentiront l'inutilité de ces infrastructures et qui signeront le retour concret et définitif du livre et de la lecture dans l'espace public.
M. B


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