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Quand la fausse monnaie chasse la bonne
Onéreuse médiocrité culturelle
Publié dans La Tribune le 16 - 07 - 2015

L'élite culturelle algérienne n'a pas réussi à se reproduire et à se projeter dans l'avenir. On a là l'un des problèmes majeurs du pays à l'heure actuelle. La brillante génération, qui avait accompagné le mouvement indépendantiste avant d'enchaîner ensuite avec la période postindépendance, est en fin de cycle biologique. Chaque jour, on pleure ces géants de la culture algérienne authentique qui, à jamais, nous quittent un par un. Ecrivains, poètes, dramaturges, chanteurs, musiciens, cinéastes et critiques, ceux qui ont longtemps façonné l'idéal algérien jettent l'éponge, terrassés par la marche inexorable du temps. Ils y avaient mis tant de génie et de classe! Ils laissent un grand vide. Point de relève. Le drame est incommensurable. Les passionnés, inconsolables, s'inquiètent pour l'avenir du pays, tout entier. Un pays qui ne rêve plus est un pays condamné. «Un vieil homme qui meurt est une bibliothèque qui brûle», l'adage africain n'a jamais aussi bien porté tout son sens. L'Algérie se vide de tous ceux qui faisaient sa beauté. La régression est visible dans toutes les disciplines de la création. On assiste à un recul terrible de la production artistique et intellectuelle, doublé d'une baisse de niveau ahurissant. La culture «fast-food» se popularise. Tout un paysage audiovisuel, aussi médiocre que superficiel, promeut cette sous-culture à quatre sous. Les programmes proposés, à coups de lourdes subventions publiques, sont de l'avis général (connaisseurs et novices se rejoignent à ce propos) indigestes. Théâtre, cinéma, édition, musique ou spectacle, toutes les œuvres, à quelques exceptions près, versent dans la caricature et manquent atrocement de profondeur sur le double plan thématique et esthétique. On a l'impression que les pseudo-auteurs ne pensaient qu'à l'argent qu'on leur proposait. Les escrocs et les faux monnayeurs, qui captent toute cette substantielle rente publique, devraient rougir d'un tel gâchis. Les puristes se sont volontairement éclipsés, cédant toute la place aux imposteurs. L'art authentique s'est aussi tût, supplanté par le «toc». La mauvaise monnaie chasse la bonne. Des apprentis comédiens se prennent, toute honte bue, pour des maîtres des planches. Des écrivains en herbes, pareillement culottés, jouent les philosophes de pacotille. Des chanteurs, franchement dégoûtants, font les stars sur les écrans désespérants des télés privées. On a presque atteint le degré zéro de la culture. L'absence de l'éducation artistique –aussi rudimentaire soit-elle- se fait sentir à tous les échelons. Le goût ne compte plus. L'essentiel étant de vendre à tout prix quitte à recourir au racolage le plus vulgaire, voire au racket. Pour remettre la culture sur son piédestal, il y a, au préalable, un grand travail d'assainissement à effectuer à ce
niveau. La recette est toute simple: arrêter de subventionner la médiocrité. On doit ensuite relever le défi de la formation. En plus de la mise à niveau des écoles et des instituts existants - et ils sont très peu, doit-on souligner-, la tutelle doit réfléchir à ouvrir d'autres établissements de haut niveau. L'école et l'université ne produisent, hélas, plus rien. La bonne gestion et l'exploitation adéquate des institutions publiques de la culture est un autre impératif de poids. Les responsables du secteur de la culture et les managers des établissements publics, qui assurent le financement et l'exploitation, ne se soucient pas, non plus, de la qualité faute de critiques, de contre-expertises pertinentes et d'exigences nettement exprimés par le public. A ce niveau, on doit aussi dénoncer une grave connivence d'intérêt, car il y a à boire et à manger pour tout le monde. L'action culturelle s'est dramatiquement bureaucratisée. Cela ne stimule pas la créativité, l'innovation et la recherche. Au jour d'aujourd'hui, on ne peut faire l'économie d'un sérieux toilettage afin de dégager tous les parasites qui prospèrent sur le dos de la culture. Il existe encore des artistes qui se respectent, de talentueux passionnés et des diplômés issus de grandes écoles étrangères. Il y a aussi beaucoup de potentiel à la base. On doit s'appuyer sur ces deux entités pour débarrasser le plancher et se remettre immédiatement au travail.
K. A.


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