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De la presse et de la corruption
Publié dans La Tribune le 22 - 04 - 2009

La corruption est un phénomène extrêmement dangereux qui annihile tout effort de développement et d'émancipation. C'est une menace très grave, bien supérieure au terrorisme, car elle discrédite les institutions de la République, pervertit les valeurs les plus saines et brise toutes les bonnes volontés. On est tous d'accord là-dessus. Seulement, il ne suffit plus de la dénoncer, comme ça, globalement, pour en venir à bout. Elle est souvent l'apanage de réseaux très puissants et bien structurés qui se fichent à tous les niveaux de la hiérarchie sociopolitique. Un tout-venant dans lequel on trouve des commis de l'Etat, des élus, des personnalités influentes, des notabilités, des stars, des maffieux et, surtout, de simples citoyens qui se sucrent en faisant les intermédiaires. La lutte contre ce fléau nécessite, conséquemment, beaucoup de conviction et une coopération de tous les jours entre l'ensemble des appareils de l'Etat, les représentants de la société civile, les médias et le simple citoyen. Il est donc question d'une œuvre nationale à laquelle toutes les corporations et toutes les couches sociales devraient adhérer. Depuis son accession à la magistrature suprême en 1999, le président de la République n'a cessé de mettre en garde contre ce cancer, en appelant tous les Algériens à prendre vraiment conscience du danger que cela représente. Le petit coup de pouce, l'anodin «service» qu'on demande à un pote bien placé ou les faveurs minimes qu'on sollicite quotidiennement dans les bureaux de l'administration contrarient tous les efforts que l'on peut faire dans ce sens. Oui, ces entorses à la réglementation, si microscopiques soient-elles, perpétuent une perception maligne de la «débrouillardise» et prépare le climat aux grands crimes : trafics en tous genres, favoritisme et passe-droits. Il s'agit d'un combat de tous les instants que chaque Algérien devrait gagner, d'abord, sur sa propre personne, avant de dénoncer cela chez les autres. A cette petite échelle, on doit se le dire clairement : nous sommes tous corrompus. Il est vrai que ces ficelles ordinaires ne sont en rien comparables aux manœuvres des grands arnaqueurs en col blanc, mais elles obéissent à la même logique. Les petits ruisseaux font les grands fleuves, dit-on. C'est ce type d'omissions et de négligences qui sont fondamentalement à l'origine des grands scandales comme l'affaire Khalifa, celle de la BCIA, le trafic des déchets ferreux, les subventions agricoles détournées vers la production de l'opium, le détournement du foncier agricole et industriel, la contrebande, la contrefaçon, l'importation de produits prohibés ou le fameux monsieur 10%, en passant par le bakchich qu'on verse çà et là pour jouir d'un droit légitime ou prendre celui d'une tierce personne. «L'Algérie est minée par la corruption», alerte sans cesse le premier magistrat du pays. Au cours de son discours 'investiture, prononcé dimanche dernier au palais des Nations, Abdelaziz Bouteflika a donné ordre aux instances judiciaires et aux administrations publiques de mettre tous leurs moyens en œuvre dans cette lutte sans merci contre la corruption. Il avait sollicité aussi la contribution des médias, notamment celle des organes de la presse dans ce combat périlleux. «Les organes de presse ont un rôle important à jouer dans cette lutte. La liberté de la presse, qui participe essentiellement de notre projet démocratique, sera pleinement respectée, l'Etat restant déterminé à agir pour faciliter davantage encore, et à tous égards, l'exercice et le développement de la profession», avait-il souligné. Mais force est de constater que cette presse est, elle-même, trop déstructurée et désorganisée pour agir avec efficacité dans ce registre. Elle est à l'image de tout le reste. A défaut d'un conseil d'éthique et de déontologie, elle est, elle aussi, victime et coupable de corruption et de concurrence déloyale. Tout le monde sait que de prétendus grands tirages achètent et détruisent les livraisons des petits quotidiens pour avoir une mainmise sur le marché éditorial. Les circuits de diffusion de cette presse sont, de l'avis général, gangrenés par des pratiques frauduleuses d'une extrême gravité. Si la presse compte vraiment lutter contre la corruption, elle doit d'abord nettoyer ses propres écuries. Sans ces exigences de l'institutionnalisation et du professionnalisme, la presse écrite ne pourra jamais être la hauteur de cette lutte tant souhaitée contre la corruption. Car il est question d'un dur combat qu'on doit gagner sur soi-même en premier lieu.
K. A.

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