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Les accords de Maputo et d'Addis-Abeba volent en éclats
La crise politique à Madagascar a bouclé sa première année
Publié dans La Tribune le 29 - 12 - 2009

Au moment où tout le monde s'attendait à une sortie de crise à Madagascar, le président de transition Andry Rajoeline et auteur du coup d'Etat du 17 mars contre Marc Ravalomanana a surpris dimanche dernier la classe politique malgache en nommant par décret un militaire, le colonel Camille Vital, au poste de Premier ministre. Cette décision intervient 48 heures seulement après la nomination, via un autre décret, de Cecile Manorohanta, alors vice-Premier ministre chargée des Affaires intérieures, comme Premier ministre et chef du nouveau gouvernement de transition. L'homme fort de l'île n'explique pas ce changement soudain à la tête du gouvernement en l'espace de deux jours. Il n'explique pas non plus pourquoi il avait décidé unilatéralement de limoger l'ancien Premier ministre, Eugène Mangalaza, issu des négociations autour du partage du pouvoir entre les quatre principales mouvances politique du pays. Le nouveau décret a toutefois précisé que «les vice-Premiers ministres, les ministres et les secrétaires d'Etat déjà nommés, en attendant la nomination du gouvernement, restent en place». En agissant ainsi, Andry Rajoelina a remis en cause les accords de Maputo et l'accord additionnel d'Addis-Abeba. Ces accords, signés sous la houlette de la médiation internationale, avaient fixé les règles du jeu politique à l'avance en obligeant les quatre mouvances malgaches à se partager les postes clés au sein du gouvernement de transition de manière équitable.
Retour à la case départ
Le groupe de contact international, qui compte en son sein des représentants de l'Union africaine, de l'ONU, de l'organisation des pays francophones et de la Communauté des Etats d'Afrique australe, avait cédé à la volonté de M. Rajoelina qui avait conditionné tout accord avec l'opposition à son maintien à la tête de la présidence de la transition. Mais l'ancien maire de la capitale n'a pas résisté à la tentation du pouvoir quasi absolu, surtout qu'il est soutenu par l'institution militaire.
Il avait saisi l'occasion d'une réunion des trois autres chefs politiques malgaches (le président déchu Marac Ravalomanana et les deux anciens présidents Didier Ratsiraka et Albert Zafy), avec l'ancien président mozambicain Joaquim Chissano à Maputo, pour sortir une nouvelle fois ses griffes et se démarquer des accords signés en août et novembre derniers. Ses partisans n'ont pas hésité à crier au complot en déclarant que les trois autres adversaires politiques avaient conclu un pacte pour isoler M. Rajoelina. Pour eux, il s'agit d'une tentative de coup d'Etat masqué contre leur chef, mais sans en apporter des preuves. Car la réunion de Maputo qui s'est déroulée sans la présence de Rajoelina avait été convoquée afin de discuter des blocages qui minaient le gouvernement de transition et empêchaient son bon fonctionnement.
Le gouvernement de transition avait été mis en place pour gérer certaines affaires courantes mais surtout préparer la prochaine présidentielle dont la date avait été fixée au départ au premier trimestre de l'an prochain. Pour faire bonne presse et éviter son isolement et d'autres sanctions de la part de la communauté internationale, Andry Rajoelina avait accepté de prendre part à une nouvelle réunion à Antanarivo le 17 décembre dernier.
Cette rencontre a été officiellement reportée au 6 janvier prochain, à cause des fêtes de Noël et du Nouvel An. L'annonce faite le 16 décembre par le président de la transition de la tenue d'élections législatives le 20 mars 2010 afin d'élire une Assemblée constituante démontre à quel point le conflit politique qui mine le pays depuis un an est difficile à désamorcer. Rajoelina aggrave davantage la situation en déclarant qu'il est devenu «impossible de travailler en cohabitation» avec ses rivaux, ce qui signifie que les efforts d'un an de médiation n'ont servi à rien pour sortir Madagascar de sa crise politique qui a
malheureusement des conséquences directes sur le plan économique et social.
Les Malgaches payent pour les choix de leurs politiques
Et le seul perdant, c'est la population malgache dont le niveau de vie ne cesse de se dégrader d'année en année. L'imprudence d'Andry Rajoelina que sa soif du pouvoir a isolé du reste du monde a eu pour effet immédiat la suspension de son pays de l'AGOA, au même titre que la Guinée et le Niger qui vivent, eux aussi, depuis un an, une grave crise politique. L'AGOA avait été mis en place par Washington pour aider certains pays africains à écouler plus facilement leurs productions aux Etats-Unis. Ainsi, les prêts consentis dans le cadre du Millenium Challenge Corporation (MCC) pour un montant total de 23 millions de dollars prennent fin. Le programme du Millenium Challenge à Madagascar a déjà été su pendu et il a fermé ses bureaux il y a quelques semaines déjà, a indiqué la presse locale malgache. Pour rappel, l'administration américaine avait conditionné la prolongation de son pacte avec la Grande Ile (Madagascar) par l'annonce de la formation d'un gouvernement d'union nationale au complet comme cela a été fixé à Maputo et à Addis-Abeba, la création du Conseil de réconciliation nationale, de nets progrès vers l'établissement d'une commission électorale nationale indépendante et la fixation d'une date d'élection avec une mise à jour du calendrier électoral pour la communauté internationale. L'entêtement d'Andry Rajoelina à tout contrôler, en écartant ses rivaux, va ainsi coûter à Madagascar des centaines de milliers d'emplois directs et indirects pour une économie malgache déjà asphyxiée par la crise financière internationale. A noter qu'à Madagascar il n'existe pas de système d'indemnités de chômage. L'idée de relance de l'agriculture a été considérée comme farfelue car tout le personnel travaillant en ville est issu des zones rurales où le chômage atteint des taux très élevés. L'île ne peut même pas compter sur l'activité touristique qui a vu ses bénéfices chuter en raison de la baisse de fréquentation des touristes étrangers. Pour le moment, les rivaux d'Andry Rajoelina essayent de mobiliser la rue mais à chaque fois l'intervention de la force publique les empêche d'observer toute manifestation politique publique. Pour sa part, le groupe de contact international tente de faire revenir Rajoelina et les autres mouvances politiques à la table des négociations, ce qui semble loin d'être le vœu de l'ancien maire d'Antanarivo.
L. M.


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