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Le retrait des entreprises publiques du forum des chefs d'entreprise algériens (fce) : Une suite logique de l'actuelle politique économique marginalisant le dialogue et le secteur prive
Publié dans Le Financier le 09 - 05 - 2010


1ère partie

I. -Le forum des chefs d'entreprise (FCE) est comme son nom l'indique, un forum c'est à dire au départ de sa création une structure de concertation entre les entreprises publiques et les entreprises privées et non une organisation syndicale, bon nombre de ses membres ayant été par le passé des cadres d'entreprises publiques, reconvertis au secteur privé. Par contre, le syndicat patronal est représenté actuellement par la CAP, la CGEOA, le CNPA, la CIPA, SEVE (syndicat des entrepreneurs féminins) et de l'UNEP (syndicat des entreprises publiques), tout cela est le reflet d'une non entente entre toutes ces organisations syndicales assistant à la tripartie avec le Gouvernement et non le FCE. Il est indéniable que sur le plan de l'analyse économique, le FCE a contribué à des débats et propositions productifs suppléant au déficit du conseil économique et social qui de par le monde où existe le CNES doit être une structure de dialogue économique et social entre les différents partenaires présents et l'élaboration de propositions contrepoids au Gouvernement. Mais, en dehors de ce double emploi, l'erreur de certains membres du FCE a été de se comporter par le passé en tant qu'entité morale intellectuelle en octroyant le prix des meilleurs managers à certains de ses membres rattrapés par la suite par des scandales financiers, comme à KHALIFA ex membre du FCE, au ministère des Travaux publics, à certains DG comme ceux de la BADR, ou de SONATRACH et récemment en tant que syndicat. Cependant, l'arbre ne doit pas cacher la foret, ce n'est pas là l'essentiel de l'origine du désistement des entreprises publiques, car du fait de l'immobilisme économique, toute crise devait engendrer de tensions inévitables.

II.- La problématiques centrale est ce que l'on peut-en parler d'entreprises publiques en avril 2010 et la Loi sur l'autonomie des entreprises publiques des années 1990 est – elle toujours en vigueur ? Cette Loi a d'abord organisé ces entreprises en fonds de participation, puis en holdings après l'ajustement structurel de 1995 à 2000, puis en sociétés des participations de l'Etat de 2001 à 2009. Or le ministre de la promotion de l'Investissement a annoncé officiellement début février 2010, la dissolution des SGP, chaque entreprise devant relever de chaque ministère comme dans les années 1970, remettant en cause la Loi sur l'autonomie non abrogée. Cela rentre dans le cade de la nouvelle orientation économique inscrite dans la Loi de Finances complémentaire 2009, et avalisée par la Loi de Finances 2010 du retour au tout Etat. L'explication de ce revirement est que, selon le Gouvernement les investissements directs étrangers ont eu peu d'impacts autant que le secteur privé national, étant actuellement marginal au sein de la valeur totale des investissements, l'Etat propriétaire gestionnaire, étant le principal investisseur par la dépense publique via les hydrocarbures. Le fondement du fonctionnement de l'économie algérienne est donc le système rentier et il est illusoire même de parler de capitalisme d'Etat qui sous d'autres cieux, a permis l'accumulation car reposant sur l'entreprise créatrice de richesses dont l'Etat était le propriétaire. En Algérie il y a dépérissement de l'entreprise publique, puisque l'assainissement de ces entreprises de plusieurs dizaines de milliards de dollars entre 1991/2010 n'a pas eu les effets escomptés, selon les estimations même du Gouvernement montrant une allocation financière non optimale et donc un gaspillage des ressources.
III.- C'est que la logique rentière, actuellement, détermine toute la logique tant économique que sociale (redistribution passive de la rente pour une paix sociale éphémère), n'existant pas une véritable politique salariale avec la dominance des salaires et emplois rentes aux dépens du travail et de l'intelligence créatrice de valeur ajoutée permanente.
D'où la conséquence inévitable, la marginalisation de l'entreprise à travers cette vision statique, dont l' épanouissement de l'entreprise est tributaire de l'avancée de la réforme globale, la stabilisation macro-économique étant éphémère sans de profondes réformes micro- économiques et institutionnelles, éviter l'instabilité juridique posant la problématique de l'Etat de droit à ne pas confondre avec la démocratie, atténuer le terrorisme bureaucratique, réformer le système financier sclérosé,( des guichets administratifs lieu de distribution de la rente des hydrocarbures), un système socio- éducatif mieux adapté aux bouleversements mondiaux et résoudre l'épineux problème du foncier . Tous ces facteurs constituent un frein essentiel à l'épanouissement de l'entreprise privée nationale, internationale et publique, cette dernière devant évoluer dans un environnement concurrentiel ( couple prix compétitif/qualité) l'espace socio- économique de l'Algérie en termes d'avantages comparatifs étant l'espace euro - méditerranéen, l'Algérie étant liée à un Accord avec l'Europe pour une zone de libre échange applicable depuis le 01 septembre 2005 et aspirant adhérer à l'OMC, ( d'où d'ailleurs l'intégration maghrébine à laquelle je suis profondément attaché, cette non intégration faisant perdre plusieurs points de croissance au Maghreb) et arabo-africain.

IV- Partant de ce constat , comme rappelé précédemment , depuis la promulgation de la Loi de Finances complémentaire 2009, donnant le primat à l'Etat gestionnaire, et non au manager public libre de sa gestion. l'Etat devant se limiter à son rôle de régulateur, pouvant détenir des minorités de blocage d'où cette anomalie des 49% privés international /51% national, pour l'industrie et les services et les 30% étrangers, 70% national pour le commerce, alors que la notion de secteur stratégique ou non stratégique est historiquement datée, la crise économique mondiale n'ayant été qu'un prétexte pour freiner les réformes ,( le keynésianisme ne signifiant pas le retour à l'étatisme bureaucratique), par l'instauration d'une économie de marché, maîtrisée plus sociale comme le prouve le dynamisme des pays émergents : Chine, Brésil, Inde et même la Russie.
Veut-on imiter le seul pays autarcique qui est la Corée du nord à la différence que l'on a la rente des hydrocarbures ? Car, comprendre l'enjeu des réformes, implique d'analyser la stratégie des acteurs divergents, les gagnants d'aujourd'hui tournants autour de la rente, et les acteurs émergents gagnants de demain les véritables entrepreneurs, avec des incidences politiques d'où les résistances des tenants de la rente dominant actuellement au niveau des différentes sphères du pouvoir avec une concentration excessive du revenu national au profit d'une minorité rentière.
Aussi, après donc le revirement de la politique économique sans parler des affaires de corruption qui gangrènent surtout le secteur public, les gestionnaires publics par peur de représailles du fait des déclarations du FCE, concernant la critique de l'actuelle politique économique et surtout ne pouvant plus parler d'entreprises publiques au sens véritable du terme, étant des démembrements des appareils de l'Etat , la conséquence était le retrait inévitable de ce forum de la majorité des entreprises publiques, soumises à des interférences politiques puisque la logique de l'entreprise privée et de l'entreprise publique devenait différente.
* Professeur d'Université management stratégique


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