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Les Européens reviennent sur leurs promesses
Aides publiques au développement (APD)
Publié dans Le Maghreb le 27 - 10 - 2008


Ce qui devait arriver est arrivé… Les engagements pris pour 2008 seront respectés, mais le robinet sera ensuite largement fermé. Un document, dont l'ONG Oxfam a largement répondu son contenu, liste 55 projets principaux qui feront l'objet d'un tour de vis budgétaire (essentiellement en Afrique subsaharienne). Des projets aussi "accessoires" que l'aide à la santé, l'agriculture ou l'éducation, dans des pays aussi "prospères" que le Bénin, la République démocratique du Congo, le Mali ou Madagascar. Selon l'ONG, pour la seule Afrique de l'Ouest, les suppressions de subventions entre 2008 et 2009 représentent 49 millions d'euros. Pour l'Afrique centrale, ce montant est de 19 millions d'euros. Le programme Fast Track (Initiative internationale pour la mise en œuvre accélérée du programme Education pour tous) fera également les frais. Bon nombre de dirigeants africains vont avoir la désagréable surprise de s'entendre dire qu'une partie des aides publiques au développement (APD) pour 2009 va leur être amputée. L'ONG charge, par ailleurs, la diplomatie française en Afrique de porter une mauvaise nouvelle : "La limitation des autorisations d'engagement disponibles dans la loi de finances 2009-2010 va conduire l'AFD [Agence française de développement, ndlr] à suspendre sine die l'instruction d'un certain nombre de financements de projets de subvention, dont l'octroi était prévu entre aujourd'hui et 2009". Dans un contexte de recul généralisé de l'APD, la France a résolument pris le parti de rompre avec la jurisprudence Chirac de hausse (- 15 % en 2007). Pour favoriser le soutien au secteur privé, est-il encore cité.Au total, les autorisations d'engagement de subventions passeraient, selon les informations, de 320 à 134 millions d'euros en 2009. Une coupe de près des deux tiers. Non sans un certain cynisme, il est suggéré aux ambassades françaises en Afrique de "souligner que l'AFD continuera, sur un nombre de pays limité compte tenu de la limite des enveloppes de subventions, des petits projets de microfinances, d'ONG, ou à forte visibilité politique". De quoi faire bondir les ONG. "La France a annulé les dettes de plusieurs pays pauvres ces dernières années, analyse Sébastien Fourmy, d'Oxfam. Mais ces annulations ont été utilisées pour gonfler son aide au développement. Désormais, on va ré-endetter les pays africains". Cette décision tombée tel un couperet, est intervenue alors que la France, par la voie de son secrétaire d'Etat à la coopération, rassurait, il y a peu de temps au Burkina Faso, sur les intentions de son pays. "Les engagements pris par la France de déployer un milliard d'euros supplémentaires en 2009 au travers de l'AFD et de mettre en place un fonds de développement de 250 millions d'euros à destination des entreprises privées africaines seront maintenus et consolidés malgré la crise". Dans un langage plus clair ceci veut dire qu'on ne fait que remplacer les subventions publiques par un déploiement global de prêts, et de garanties dirigés vers le privé. L'empressement, dont font preuve les pays riches pour régler les problèmes liés à la crise financière, contraste totalement avec leur manière de se dérober et de ne pas tenir leurs promesses en matière d'aide, de lutte contre la pauvreté, de protection des droits de l'homme et de lutte contre le changement climatique. Il est plus que clair que la réduction des demandes d'exportations dans les pays en développement, ajoutée à la baisse des investissements étrangers, laisse entrevoir une perspective de ralentissement de la croissance et une réduction des recettes publiques dans des pays déjà faibles en matière de services et de protection sociale. Des Etats déjà fragiles risquent d'être affaiblis encore davantage par la crise actuelle et de glisser dans l'instabilité et la violence. L'histoire ne fait que confirmer les craintes. Lors de la récession de 1972/73, l'aide d'urgence globale a chuté de 15 %, tombant à 21,5 milliards d'euros (28,8 milliards de dollars). En 1990/93, les bailleurs de fonds ont diminué leurs financements de 25 % sur une période de cinq ans, chutant à 34,3 milliards d'euros (46 milliards de dollars).Pour les millions de citoyens les plus pauvres de ce monde, cela renvoie littéralement à une question de vie ou de mort.

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