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Les députés exigent des explications du ministère des Finances
Investissements algériens transférés en bons de Trésor américains
Publié dans Le Maghreb le 30 - 10 - 2007

Le projet de loi de finances et de budget pour l'exercice 2008 sera soumis au vote des députés le 10 novembre prochain, selon le programme établi par l'APN. Les débats, prévus également en séances de nuit, doivent prendre fin le 31 octobre, alors que le vote de la mouture finale du texte n'aura lieu que dix jours plus tard. Les séances des 30 et 31 octobre seront consacrées à l'intervention des présidents des groupes parlementaires et aux réponses des ministres concernés par les différentes observations des députés sur le projet de loi, selon le même programme. La question des 43 milliards de dollars investis par l'Etat algérien dans des bons du Trésor américain intéresse les députés de l'Assemblée nationale. Hier, pour la première fois, les élus ont officiellement demandé des explications au ministre des Finances.
Les députés rejoignent, ainsi, l'avis de nombreux économistes, algériens et occidentaux, qui pointent du doigt les choix jugés " frileux " du gouvernement algérien en matière d'investissements et d'utilisation de la manne pétrolière. Pourquoi l'Algérie ne se dote pas de son propre fonds d'investissements pour se lancer à la conquête des marchés européens dans un contexte où les marchés financiers offrent des opportunités intéressantes au regard des cours des actions ? Le gouvernement algérien peut se montrer très offensif et faire de l'argent du pétrole un véritable outil pour le développement du pays. Car, quand un Etat possède une participation significative dans le capital d'un grand groupe, il a les moyens de peser sur ses décisions et le pousser par exemple à venir investir en Algérie. Notons que l'Algérie détiendrait plus de 43 milliard US$ d'actifs américains, soit le 8e plus gros portefeuille détenu dans ce pays par un Etat étranger.
Les investissements algériens aux Etats-Unis sont divers et concernent plusieurs domaines. Mais, ces avoirs sont essentiellement placés dans des titres d'Etat qu'on appelle aussi des bons du Trésor américain. Ce sont des emprunts obligataires de l'Etat américain, garantis et donc présentant peu de risques pour les investisseurs qui les choisissent. Les Etats-Unis qui ont besoin de s'endetter pour financer leurs projets publics font régulièrement appel aux pays qui ont des liquidités disponibles. Et c'est justement le cas de l'Algérie : avec l'envolée des prix du pétrole ces dernières années, notre pays dispose de réserves de change record, estimées à plus de 80 milliards de dollars. Elles devraient même dépasser les 100 milliards d'ici à la fin de l'année 2007. Les rendements de ces investissements varient selon plusieurs paramètres, notamment leur durée et les montants investis. Mais ils peuvent rapporter beaucoup à l'Algérie, car ces fonds placés dans les banques américaines, estimés par l'institut Peterson à 43 milliards de dollars, sous forme de bons du Trésor, est une erreur en l'absence d'un débat sérieux en Algérie ; ces fonds auraient pu être mieux investit dans la création de PME. Enfin, et pour revenir aux réserves de change dont dispose l'Algérie et qui sont principalement générées par l'augmentation des prix du pétrole, celles-ci sont estimée à quelque 80 milliards de dollars, et pourraient même dépasser la barre des 100 milliards de dollars d'ici la fin de l'année en cours, conclut-on. En comparaison, des pays arabes comme le Qatar et les Emirats Arabes Unis possèdent des stratégies d'investissements plus offensives. Le premier vient par exemple d'acquérir 5% dans groupe français de médias et de défense, Lagardère. Il négocierait également une entrée significative dans le capital de Gaz de France. Pour sa part, l'émirat de Dubaï a acquis en mai dernier 3% du capital du groupe EADS, la maison-mère d'Airbus. L'Algérie, malgré son aisance financière, n'a encore mené aucune opération de ce type. Dans un autre contexte, plusieurs députés de l'Assemblée Populaire Nationale (APN) ont demandé, dimanche, la réhabilitation de la mission de contrôle de l'action de l'Etat par cette institution parlementaire en réclamant, en particulier, un ''droit de regard" sur le mode de gestion des finances publiques. Cette question a été soulevée lors des débats en session plénière de l'APN autour du projet de loi de finances 2008 présenté la veille par le ministre des Finances. Pour ces intervenants, l'action de contrôle par le Parlement de la façon dont les finances publiques sont employées constitue un instrument supplémentaire contribuant à la bonne gouvernance de l'Etat. Précis dans leurs exposés, des députés ont exhorté le gouvernement de présenter périodiquement un état d'exécution du budget annuel de l'Etat afin de mieux appréhender le degré d'efficience de l'utilisation des enveloppes budgétaires affectées aux différents projets sectoriels prévus par ce budget. Ils ont aussi demandé plus de transparence dans le fonctionnement des fonds spécifiques créés par les lois de finances précédentes. ''Nous constatons une prolifération des fonds spécifiques dont nous ignorons le mode de gestion et les affectations qui en sont faites'', a souligné l'un des députés. S'adressant également à la Banque d'Algérie, ils ont considéré que la Banque centrale doit mieux communiquer avec le Parlement par une présentation régulière de l'état financier et monétaire du pays. Ils ajoutent que la Banque d'Algérie doit informer régulièrement l'institution parlementaire sur les placements à l'étranger des avoirs du pays en devises et les revenus produits par ces placements. Sur ce point, ils se sont interrogés si la crise du marché hypothécaire à risque (subprime) aux Etats-Unis, qui a affecté le système bancaire américain et même européen, aurait eu un impact sur les placements de la Banque d'Algérie dans les fonds d'investissements américains et d'autres places financières.


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