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L'Espace franco-algérien dépose plainte
Une affiche électorale du parti de Le Pen porte atteinte à l'Algérie
Publié dans Le Midi Libre le 28 - 02 - 2010

Stigmatiser l'immigration algérienne en France, suite au débat sur l'identité nationale, n'est pas un fait nouveau, mais de là à voir les symboles de l'Algérie souillés dans une affiche électorale, il y a un pas que le parti de l'ex-tortionnaire en Algérie, Le Pen, n'a pas eu trop de peine à franchir.
Stigmatiser l'immigration algérienne en France, suite au débat sur l'identité nationale, n'est pas un fait nouveau, mais de là à voir les symboles de l'Algérie souillés dans une affiche électorale, il y a un pas que le parti de l'ex-tortionnaire en Algérie, Le Pen, n'a pas eu trop de peine à franchir.
Sur l'affiche par laquelle le scandale est arrivé, on voit clairement une carte de la France recouverte du drapeau algérien et transpercée de minarets en forme de missiles et à côté on peut voir une femme en burqa devant un slogan : "Non à l'islamisme". L'allusion de Yazid Sabeg au "défouloir raciste" paraît comme un doux euphémisme tant le débat a atteint un cran inadmissible. C'est justement dans ce même état d'esprit d'indignation que l'Espace franco-algérien a vivement réagi et a décidé de porter plainte contre cette attaque contre l'Algérie et ses enfants établis en France.
"On vient de déposer le référé après le constat d'huissier pour attenter une action en justice contre le Front national pour incitation à la haine raciale", nous a indiqué Akli Mellouli, président de l'Espace franco-algérien. Joint hier par Midi Libre, Akli Mellouli estime qu' «il s'agit d'une conséquence attendue du débat sur l'identité nationale en France.
C'est aussi une conséquence de la loi du 23 février 2005, on décide de jouer sur les peurs, ils sont sur un discours nauséabond. L'affiche du Front national illustre le passé colonial qui n'est pas digéré par ceux-là mêmes qui vivent toujours dans la nostalgie et qui n'arrivent pas à concevoir une mixité raciale en France. Il s'agit clairement d'une remise en cause de l'indépendance de l'Algérie». Et d'ajouter «Nous sommes très attachés à notre pays d'origine. On veut porter atteinte à nos origines et à notre présence en France. Nous vivons en France et avons des postes de responsabilité, notre exemple montre que ce n'est pas incompatible».
A vrai dire, utiliser l'immigration comme argument de campagne n'est pas en soi un fait nouveau chez l'extrême-droite française. En revanche ce qui mérite d'être relevé et qui dépasse l'entendement, c'est qu'un parti, aussi extrémiste soit-il, a pu obtenir l'aval des autorités françaises pour publier une affiche qui porte atteinte aux symboles d'un pays souverain.
Pis, cette campagne haineuse contre l'Algérie n'a suscité aucune réaction de la part d'un responsable politique, du moins pas encore, osons-nous espérer.
Preuve que le débat sur l'identité a banalisé le fait raciste. «On n'a pas la même lisibilité en fonction des origines en France», explique Akli Mellouli. «Certains partis politiques réagiront après coup, mais pour nous, cela paraît une priorité de riposter contre cette attaque. C'est aussi pour exprimer notre volonté de ne plus nous laisser faire et d'accepter notre stigmatisation en tant que bouc émissaire pour les politiques en panne de proposition sur l'autel de la haine raciale», conclut-il.
En tous cas, la manière dont sera condamnée (ou pas) cette attaque par les autorités françaises déterminera aussi leur sincérité quant à un apaisement des relations franco-algériennes déjà mises à mal par moult dossiers à l'instar des moines de Tibihirine, l'affaire Mecili, l'inscription de l'Algérie dans la liste des pays à haut risque, l'indemnisation des civils des essais nucléaires et partant le devoir de Mémoire.
Il convient de souligner que d'autres formations antiraciste, à l'image du Mrap, du Collectif des associations représentatives des Noirs (Cran) et de la Ligue contre le racisme (Licra), se sont associées à la plainte déposée par l'Espace franco-algérien.
M. C.
Sur l'affiche par laquelle le scandale est arrivé, on voit clairement une carte de la France recouverte du drapeau algérien et transpercée de minarets en forme de missiles et à côté on peut voir une femme en burqa devant un slogan : "Non à l'islamisme". L'allusion de Yazid Sabeg au "défouloir raciste" paraît comme un doux euphémisme tant le débat a atteint un cran inadmissible. C'est justement dans ce même état d'esprit d'indignation que l'Espace franco-algérien a vivement réagi et a décidé de porter plainte contre cette attaque contre l'Algérie et ses enfants établis en France.
"On vient de déposer le référé après le constat d'huissier pour attenter une action en justice contre le Front national pour incitation à la haine raciale", nous a indiqué Akli Mellouli, président de l'Espace franco-algérien. Joint hier par Midi Libre, Akli Mellouli estime qu' «il s'agit d'une conséquence attendue du débat sur l'identité nationale en France.
C'est aussi une conséquence de la loi du 23 février 2005, on décide de jouer sur les peurs, ils sont sur un discours nauséabond. L'affiche du Front national illustre le passé colonial qui n'est pas digéré par ceux-là mêmes qui vivent toujours dans la nostalgie et qui n'arrivent pas à concevoir une mixité raciale en France. Il s'agit clairement d'une remise en cause de l'indépendance de l'Algérie». Et d'ajouter «Nous sommes très attachés à notre pays d'origine. On veut porter atteinte à nos origines et à notre présence en France. Nous vivons en France et avons des postes de responsabilité, notre exemple montre que ce n'est pas incompatible».
A vrai dire, utiliser l'immigration comme argument de campagne n'est pas en soi un fait nouveau chez l'extrême-droite française. En revanche ce qui mérite d'être relevé et qui dépasse l'entendement, c'est qu'un parti, aussi extrémiste soit-il, a pu obtenir l'aval des autorités françaises pour publier une affiche qui porte atteinte aux symboles d'un pays souverain.
Pis, cette campagne haineuse contre l'Algérie n'a suscité aucune réaction de la part d'un responsable politique, du moins pas encore, osons-nous espérer.
Preuve que le débat sur l'identité a banalisé le fait raciste. «On n'a pas la même lisibilité en fonction des origines en France», explique Akli Mellouli. «Certains partis politiques réagiront après coup, mais pour nous, cela paraît une priorité de riposter contre cette attaque. C'est aussi pour exprimer notre volonté de ne plus nous laisser faire et d'accepter notre stigmatisation en tant que bouc émissaire pour les politiques en panne de proposition sur l'autel de la haine raciale», conclut-il.
En tous cas, la manière dont sera condamnée (ou pas) cette attaque par les autorités françaises déterminera aussi leur sincérité quant à un apaisement des relations franco-algériennes déjà mises à mal par moult dossiers à l'instar des moines de Tibihirine, l'affaire Mecili, l'inscription de l'Algérie dans la liste des pays à haut risque, l'indemnisation des civils des essais nucléaires et partant le devoir de Mémoire.
Il convient de souligner que d'autres formations antiraciste, à l'image du Mrap, du Collectif des associations représentatives des Noirs (Cran) et de la Ligue contre le racisme (Licra), se sont associées à la plainte déposée par l'Espace franco-algérien.
M. C.


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