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Le cri de détresse
Les familles victimes du terrorisme réinvestissent la rue
Publié dans Le Midi Libre le 11 - 04 - 2011

Elles étaient plus d'une centaine de personnes, représentant les familles victimes du terrorisme, à organiser un rassemblement, hier, devant le Palais du gouvernement. Elles réclament l'élaboration d'un statut devant les protéger et les rétablir dans leurs droits.
Elles étaient plus d'une centaine de personnes, représentant les familles victimes du terrorisme, à organiser un rassemblement, hier, devant le Palais du gouvernement. Elles réclament l'élaboration d'un statut devant les protéger et les rétablir dans leurs droits.
Une plateforme de revendications a été déposée auprès de la Direction des libertés publiques à la Chefferie du gouvernement. Ces familles victimes de terrorisme, depuis plus d'une semaine dans la capitale, en majorité des femmes venues essentiellement des wilayas de Relizane, Mostaganem, Blida, Médéa, Bouira, Boumerdès et Alger, ont déjà adressé des lettres similaires à la présidence de la République et à l'Assemblée populaire nationale (APN). En l'absence d'une réponse à leurs doléances, ils sont décidés d'investir et de maintenir la protestation. Dans ce sens, ils prévoient un imposant rassemblement, samedi prochain, devant l'APN, en ultime tentative de faire entendre leur cri de détresse. Quelques femmes intrépides ont tenté de bloquer la ruelle en face le Palais du gouvernement, mais c'était sans compter sur la mobilisation des policiers, présents en nombre important à l'occasion.«Pas de dialogue sans l'élaboration de notre statut», «Flici dégage», «allégez la souffrance des doubles victimes du terrorisme et de la hogra», sont autant de slogans brandis par les protestataires pour exiger une prise en charge efficiente de leur souffrance. Les témoignages recueillis sur les lieux du rassemblement sont émouvants. « On m'a ramené le squelette de mon mari égorgé sept ans après, et voilà qu'aujourd'hui, je ne suis même plus en mesure de subvenir aux besoins de mes enfants », a clamé une femme de la commune martyre de Sidi Moussa au sud de la capitale, lourdement éprouvée par le terrorisme lors des années de braise. « Nous ne voulons pas de tutelle, élaborez notre statut, un point c'est tout », vociférait une autre femme, plutôt jeune, surexcitée, criant sa souffrance à fondre l'âme. Outre les revendications d'ordre social et économique, les familles victimes du terrorisme réclament l'ouverture d'une enquête sur la gestion des affaires de l'Organisation nationale des victimes de terrorisme (ONVT). Certains représentants de wilayas parlent de malversations et de détournements de fonds, interpellant dans la foulée le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales à intervenir en urgence et rétablir la direction légitime de ladite organisation. Les doléances des protestataires s'articulent autour de la révision des indemnités sur les décès et les salaires mensuels octroyés aux victimes et à leurs ayant droits, l'octroi d'aides aux logements social et rural, la gratuité des soins et du transport et l'instauration d'une journée nationale des victimes du terrorisme.
Une plateforme de revendications a été déposée auprès de la Direction des libertés publiques à la Chefferie du gouvernement. Ces familles victimes de terrorisme, depuis plus d'une semaine dans la capitale, en majorité des femmes venues essentiellement des wilayas de Relizane, Mostaganem, Blida, Médéa, Bouira, Boumerdès et Alger, ont déjà adressé des lettres similaires à la présidence de la République et à l'Assemblée populaire nationale (APN). En l'absence d'une réponse à leurs doléances, ils sont décidés d'investir et de maintenir la protestation. Dans ce sens, ils prévoient un imposant rassemblement, samedi prochain, devant l'APN, en ultime tentative de faire entendre leur cri de détresse. Quelques femmes intrépides ont tenté de bloquer la ruelle en face le Palais du gouvernement, mais c'était sans compter sur la mobilisation des policiers, présents en nombre important à l'occasion.«Pas de dialogue sans l'élaboration de notre statut», «Flici dégage», «allégez la souffrance des doubles victimes du terrorisme et de la hogra», sont autant de slogans brandis par les protestataires pour exiger une prise en charge efficiente de leur souffrance. Les témoignages recueillis sur les lieux du rassemblement sont émouvants. « On m'a ramené le squelette de mon mari égorgé sept ans après, et voilà qu'aujourd'hui, je ne suis même plus en mesure de subvenir aux besoins de mes enfants », a clamé une femme de la commune martyre de Sidi Moussa au sud de la capitale, lourdement éprouvée par le terrorisme lors des années de braise. « Nous ne voulons pas de tutelle, élaborez notre statut, un point c'est tout », vociférait une autre femme, plutôt jeune, surexcitée, criant sa souffrance à fondre l'âme. Outre les revendications d'ordre social et économique, les familles victimes du terrorisme réclament l'ouverture d'une enquête sur la gestion des affaires de l'Organisation nationale des victimes de terrorisme (ONVT). Certains représentants de wilayas parlent de malversations et de détournements de fonds, interpellant dans la foulée le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales à intervenir en urgence et rétablir la direction légitime de ladite organisation. Les doléances des protestataires s'articulent autour de la révision des indemnités sur les décès et les salaires mensuels octroyés aux victimes et à leurs ayant droits, l'octroi d'aides aux logements social et rural, la gratuité des soins et du transport et l'instauration d'une journée nationale des victimes du terrorisme.


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