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Volée par ses voisines (1re partie)
Abus de confiance
Publié dans Le Midi Libre le 05 - 10 - 2011

Quand quelqu'un nous propose son aide, nous sommes étonnés. Lorsque cette aide s'avère pernicieuse et sournoise, nous sommes étonnés aussi. C'est pourquoi lorsqu'on est naïf, on va d'étonnement en étonnement. C'est le cas de cette vieille femme de 76 ans qui s'est retrouvée au tribunal pour réclamer ce qui lui a été volé par deux femmes qui affirmaient pourtant ne vouloir que l'aider.
Quand quelqu'un nous propose son aide, nous sommes étonnés. Lorsque cette aide s'avère pernicieuse et sournoise, nous sommes étonnés aussi. C'est pourquoi lorsqu'on est naïf, on va d'étonnement en étonnement. C'est le cas de cette vieille femme de 76 ans qui s'est retrouvée au tribunal pour réclamer ce qui lui a été volé par deux femmes qui affirmaient pourtant ne vouloir que l'aider.
Djamila, 35 ans, se trouvait tout près de Fatima, sa vieille voisine, lorsque celle-ci avait glissé au marché du quartier. Ses deux sachets en plastique de provisions lui avaient échappé des mains et les quelques pommes de terre et tomates qu'elle avait achetées s'étaient éparpillées sur le sol. Certaines s'étaient même perdues sous les étals des commerçants. Djamila accourut et s'agenouilla pour mieux lui parler.
- Khalti Fatima ! Pourquoi n'as-tu pas chargé un de mes enfants de te faire tes courses ? Ce sont tes enfants aussi, ne l'oublie jamais. Je te l'ai déjà dit.
- Merci, Djamila… Je ne voulais pas les déranger. Ils sont peut-être en train de réviser.
- Non, ils ne sont pas en train de réviser. Ils n'ont même pas commencé les cours. Tu peux marcher, khalti Fatima ?
- Oui, je peux marcher mais j'ai très mal au bras et à la jambe. Je dois avoir quelque chose de cassé.
- Ah! bon ? Qu'est-ce que je dois faire ?
- Ma fille, arrête-moi un taxi et je me débrouillerai… Je dois me rendre à l'hôpital Mustapha. J'ai besoin d'un plâtre.
- Mais c'est peut-être juste un peu de douleur khalti Fatima. Une douleur qui s'estompera au fil de la journée.
- Non ma fille. Lorsqu'on atteint un certain âge, nos os deviennent très fragiles.
Un homme d'une quarantaine d'années s'approcha de la vieille dame et dit à Djamila :
- Elle a raison. Il suffit d'un rien pour que se produisent des fractures chez les personnes âgées. J'ai ma voiture garée non loin d'ici… Je vais la ramener. Ne bougez pas, yemma. Si vous avez des fractures, en bougeant, vous risqueriez de les aggraver…
- Oui… je comprends.
Dix minutes plus tard, la voiture arriva et l'homme demanda à Djamila si elle voulait partir avec eux à l'hôpital.
- Non je ne peux pas. Mes enfants vont revenir de l'école et ils ne trouveront personne pour leur ouvrir la porte. Mais quand vous la ramènerez, vous me trouverez au bas de l'immeuble. Nous sommes voisines. Je l'aiderai à monter chez elle.
- Très bien.
En cours de route, l'homme demanda à la vieille Fatima :
- Il n'y a pas quelqu'un que je pourrai appeler pour qu'il vienne vous retrouver à l'hôpital ?
- Non, mon fils. Il n'y a plus personne. Mon époux est mort il y a cinq ans d'une crise cardiaque. Quant à mes enfants, ils sont tous partis. J'ai trois filles et deux garçons. Les filles sont mariées. Deux sont à Béjaïa et une à Sidi Bel-Abbè. Quant aux garçons, l'un est au Canada et l'autre en France. Ils ont tellement étudié que personne n'a pu les recruter. Et je me retrouve seule dans un appartement vide. Je me sens tellement seule qu'il m'arrive très souvent de monter chez mes voisins d'au-dessus pour demander à leurs enfants de faire du bruit afin de me rappeler l'ambiance de ma maison quand mes enfants étaient petits.
L'homme sourit :
- Incroyable ! Vous montez chez les voisins pour demander à leurs enfants de faire du bruit alors que d'habitude c'est l'inverse qui se produit.
- Oui… Je n'aime pas le silence. Pour moi, il annonce la mort. J'avoue ne pas comprendre les jeunes couples qui demandent tout le temps à leurs enfants de se taire, de ne pas faire de bruit. C'est triste une maison sans bruits.
- Oui, c'est vrai. Tu as raison grand-mère. J'avoue que je fais partie de ceux qui intiment à leurs enfants l'ordre de ne pas faire de bruits parce que leur maman qui est enseignante prépare ses cours et qu'ils l'empêchent de se concentrer.
- Oui… c'est sûrement vrai. Mais crois-moi, mon fils, il viendra un jour où tu chercheras après ce bruit que tu ne veux pas entendre aujourd'hui.
La vieille Fatima avait raison. Quand le jeune homme la déposa près de son immeuble, elle avait deux plâtres. L'un au bras gauche et l'autre au bras droit. Le jeune homme avant de se s'en aller lui donna une feuille de papier sur laquelle il y avait son nom et son numéro de téléphone. Plus tard, ces renseignements s'avéreront très utiles à la vieille dame lorsqu'elle cherchera quelqu'un pour l'aider à comprendre ce qui lui était arrivé chez elle et qui l'accompagnera au tribunal.
(à suivre)
Djamila, 35 ans, se trouvait tout près de Fatima, sa vieille voisine, lorsque celle-ci avait glissé au marché du quartier. Ses deux sachets en plastique de provisions lui avaient échappé des mains et les quelques pommes de terre et tomates qu'elle avait achetées s'étaient éparpillées sur le sol. Certaines s'étaient même perdues sous les étals des commerçants. Djamila accourut et s'agenouilla pour mieux lui parler.
- Khalti Fatima ! Pourquoi n'as-tu pas chargé un de mes enfants de te faire tes courses ? Ce sont tes enfants aussi, ne l'oublie jamais. Je te l'ai déjà dit.
- Merci, Djamila… Je ne voulais pas les déranger. Ils sont peut-être en train de réviser.
- Non, ils ne sont pas en train de réviser. Ils n'ont même pas commencé les cours. Tu peux marcher, khalti Fatima ?
- Oui, je peux marcher mais j'ai très mal au bras et à la jambe. Je dois avoir quelque chose de cassé.
- Ah! bon ? Qu'est-ce que je dois faire ?
- Ma fille, arrête-moi un taxi et je me débrouillerai… Je dois me rendre à l'hôpital Mustapha. J'ai besoin d'un plâtre.
- Mais c'est peut-être juste un peu de douleur khalti Fatima. Une douleur qui s'estompera au fil de la journée.
- Non ma fille. Lorsqu'on atteint un certain âge, nos os deviennent très fragiles.
Un homme d'une quarantaine d'années s'approcha de la vieille dame et dit à Djamila :
- Elle a raison. Il suffit d'un rien pour que se produisent des fractures chez les personnes âgées. J'ai ma voiture garée non loin d'ici… Je vais la ramener. Ne bougez pas, yemma. Si vous avez des fractures, en bougeant, vous risqueriez de les aggraver…
- Oui… je comprends.
Dix minutes plus tard, la voiture arriva et l'homme demanda à Djamila si elle voulait partir avec eux à l'hôpital.
- Non je ne peux pas. Mes enfants vont revenir de l'école et ils ne trouveront personne pour leur ouvrir la porte. Mais quand vous la ramènerez, vous me trouverez au bas de l'immeuble. Nous sommes voisines. Je l'aiderai à monter chez elle.
- Très bien.
En cours de route, l'homme demanda à la vieille Fatima :
- Il n'y a pas quelqu'un que je pourrai appeler pour qu'il vienne vous retrouver à l'hôpital ?
- Non, mon fils. Il n'y a plus personne. Mon époux est mort il y a cinq ans d'une crise cardiaque. Quant à mes enfants, ils sont tous partis. J'ai trois filles et deux garçons. Les filles sont mariées. Deux sont à Béjaïa et une à Sidi Bel-Abbè. Quant aux garçons, l'un est au Canada et l'autre en France. Ils ont tellement étudié que personne n'a pu les recruter. Et je me retrouve seule dans un appartement vide. Je me sens tellement seule qu'il m'arrive très souvent de monter chez mes voisins d'au-dessus pour demander à leurs enfants de faire du bruit afin de me rappeler l'ambiance de ma maison quand mes enfants étaient petits.
L'homme sourit :
- Incroyable ! Vous montez chez les voisins pour demander à leurs enfants de faire du bruit alors que d'habitude c'est l'inverse qui se produit.
- Oui… Je n'aime pas le silence. Pour moi, il annonce la mort. J'avoue ne pas comprendre les jeunes couples qui demandent tout le temps à leurs enfants de se taire, de ne pas faire de bruit. C'est triste une maison sans bruits.
- Oui, c'est vrai. Tu as raison grand-mère. J'avoue que je fais partie de ceux qui intiment à leurs enfants l'ordre de ne pas faire de bruits parce que leur maman qui est enseignante prépare ses cours et qu'ils l'empêchent de se concentrer.
- Oui… c'est sûrement vrai. Mais crois-moi, mon fils, il viendra un jour où tu chercheras après ce bruit que tu ne veux pas entendre aujourd'hui.
La vieille Fatima avait raison. Quand le jeune homme la déposa près de son immeuble, elle avait deux plâtres. L'un au bras gauche et l'autre au bras droit. Le jeune homme avant de se s'en aller lui donna une feuille de papier sur laquelle il y avait son nom et son numéro de téléphone. Plus tard, ces renseignements s'avéreront très utiles à la vieille dame lorsqu'elle cherchera quelqu'un pour l'aider à comprendre ce qui lui était arrivé chez elle et qui l'accompagnera au tribunal.
(à suivre)


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