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Le MSP joue au moralisateur
A l'approche de la réunion de l'alliance présidentielle
Publié dans Le Midi Libre le 05 - 09 - 2007

Etrange mais lourde de sens est la dernière sortie du leader du Mouvement de la société pour la paix (MSP). En appelant chacun à assumer ses responsabilités, Aboudjerra Soltani s'adresse à tout le monde et à personne à la fois. En effet, le communiqué sanctionnant la réunion du bureau exécutif national du MSP, aussi laconique soit-il, n'est pas pour autant fortuit. S'il appelle cependant à s'éloigner de la «politique d'alarmisme», c'est qu'il y a feu en la demeure, et s'il évoque le terme de «désespoir», c'est que les plaintes de la population ont parfaitement résonné dans ses oreilles. A qui veut l'entendre, le président du MSP souligne l'urgence de prendre des mesures à même de préserver la dignité du citoyen. Il s'adresse au gouvernement bien entendu — dont il fait partie — car lui seul détient les capacités et les moyens d'assurer une vie digne aux Algériens. Quant aux escarmouches qui reprennent de plus belle entre les deux autres partenaires de l'Alliance présidentielle, semblent inspirer Soltani dans son raisonnement. Le fait d'assumer son rôle au sein de cette alliance, qui est en soi une responsabilité, et pas des moindres puisque les trois partis se sont donné le mot pour soutenir sans faille le programme du président de la République, marque en filigrane les propos du leader du MSP. Loin de tempérer les ardeurs, la sortie de Aboudjerra Soltani exacerbera les tensions que les trois acteurs trouvent du mal à contenir et qui refont surface, de surcroît, à chaque rendez-vous d'envergure. C'est que les divergences sont tellement profondes que les formations politiques en question ne se réunissent que dans les cas de nécessité extrême, et s'éloignent encore plus au lendemain de chaque rencontre. Cette année, la tension a atteint son paroxysme. Le FLN d'Abdelaziz Belkhadem, le RND d'Ahmed Ouyahia et le MSP d'Aboudjerra Soltani cultivent une animosité sans précédent, notamment après les élections législatives du 17 mai dernier. Pis, la rencontre habituelle qu'ils organisent périodiquement pour faire le point et céder la présidence tournante ne s'est pas encore tenue, en contradiction avec les lignes directrices de l'alliance présidentielle. A présent, la date du 10 septembre est annoncée pour organiser cette rencontre, mais le FLN et le RND n'ont ni confirmé ni infirmé cette échéance. Pour revenir au MSP, Soltani se veut moralisateur en invitant les différentes parties à dialoguer davantage, afin «d'atténuer la crise sociale et établir un lien entre la politique de protection sociale adoptée actuellement et celle du développement social escompté». La politique de protection sociale, prônée par le gouvernement en subventionnant la poudre de lait et en exonérant de taxes les importations de la pomme de terre afin de freiner l'érosion du pouvoir d'achat des citoyens, et la politique de développement social qui consiste à renforcer les outils de production nationale tel que prôné par certaines parties dont le FCE et le RND de Ouyahia. Serait-il possible de converger ces deux visions lorsque l'économie de la rente affiche encore de beaux jours devant elle ?
Etrange mais lourde de sens est la dernière sortie du leader du Mouvement de la société pour la paix (MSP). En appelant chacun à assumer ses responsabilités, Aboudjerra Soltani s'adresse à tout le monde et à personne à la fois. En effet, le communiqué sanctionnant la réunion du bureau exécutif national du MSP, aussi laconique soit-il, n'est pas pour autant fortuit. S'il appelle cependant à s'éloigner de la «politique d'alarmisme», c'est qu'il y a feu en la demeure, et s'il évoque le terme de «désespoir», c'est que les plaintes de la population ont parfaitement résonné dans ses oreilles. A qui veut l'entendre, le président du MSP souligne l'urgence de prendre des mesures à même de préserver la dignité du citoyen. Il s'adresse au gouvernement bien entendu — dont il fait partie — car lui seul détient les capacités et les moyens d'assurer une vie digne aux Algériens. Quant aux escarmouches qui reprennent de plus belle entre les deux autres partenaires de l'Alliance présidentielle, semblent inspirer Soltani dans son raisonnement. Le fait d'assumer son rôle au sein de cette alliance, qui est en soi une responsabilité, et pas des moindres puisque les trois partis se sont donné le mot pour soutenir sans faille le programme du président de la République, marque en filigrane les propos du leader du MSP. Loin de tempérer les ardeurs, la sortie de Aboudjerra Soltani exacerbera les tensions que les trois acteurs trouvent du mal à contenir et qui refont surface, de surcroît, à chaque rendez-vous d'envergure. C'est que les divergences sont tellement profondes que les formations politiques en question ne se réunissent que dans les cas de nécessité extrême, et s'éloignent encore plus au lendemain de chaque rencontre. Cette année, la tension a atteint son paroxysme. Le FLN d'Abdelaziz Belkhadem, le RND d'Ahmed Ouyahia et le MSP d'Aboudjerra Soltani cultivent une animosité sans précédent, notamment après les élections législatives du 17 mai dernier. Pis, la rencontre habituelle qu'ils organisent périodiquement pour faire le point et céder la présidence tournante ne s'est pas encore tenue, en contradiction avec les lignes directrices de l'alliance présidentielle. A présent, la date du 10 septembre est annoncée pour organiser cette rencontre, mais le FLN et le RND n'ont ni confirmé ni infirmé cette échéance. Pour revenir au MSP, Soltani se veut moralisateur en invitant les différentes parties à dialoguer davantage, afin «d'atténuer la crise sociale et établir un lien entre la politique de protection sociale adoptée actuellement et celle du développement social escompté». La politique de protection sociale, prônée par le gouvernement en subventionnant la poudre de lait et en exonérant de taxes les importations de la pomme de terre afin de freiner l'érosion du pouvoir d'achat des citoyens, et la politique de développement social qui consiste à renforcer les outils de production nationale tel que prôné par certaines parties dont le FCE et le RND de Ouyahia. Serait-il possible de converger ces deux visions lorsque l'économie de la rente affiche encore de beaux jours devant elle ?

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