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Les pharmaciens menacent
Face au mutisme du ministère de la santé
Publié dans Le Midi Libre le 09 - 07 - 2008

Le SNAPO (Syndicat national des pharmaciens d'officines), menace « de recourir à des actions à l'échelle nationale si le ministère de la Santé ne répond pas aux revendications des pharmaciens d'officine » a tonné, hier, le président du SNAPO, Fayçal Abed, au cours d'une conférence de presse, tenue au nouveau centre des affaires El Qods de Chéraga (Alger). Entouré des membres du conseil national, le patron du SNAPO a tiré à boulets rouges sur le système national de distribution du médicament. « Nous allons vers la catastrophe si nous continuons sur ce chemin », a-t-il prévenu, soulignant que la corporation des pharmaciens d'officines « est en ébullition et vit des moments d'inquiétude ». La marge bénéficiaire, imposée par le nouveau décret, est vivement décriée par Fayçal Abed. « Elle n'encourage pas la commercialisation du générique », a-t-il jugé, soulignant que « cette manière de faire favorise la commercialisation du princeps ». Pour le président du SNAPO, « cette marge ne suffit pas au pharmacien pour vivre décemment ». Chiffres à l'appui, il ne trouve pas de différence entre l'ancien décret de 1998 et le nouveau décret qui plafonne la marge bénéficiaire à 40% pour les médicaments dont le prix est compris entre 200 et 400 DA, une marge de 22% pour ceux de 400 à 600 DA et 17% pour ceux qui dépassent les 600 DA. Outre cet aspect qui défavorise, selon lui, le générique, le premier responsable du SNAPO s'inquiète du fait qu'on retrouve dans le même panier et le générique et le princeps. Il estime que ce n'est pas de cette façon qu'on arrive à encourager le générique et à diminuer la facture des importations des médicaments, plaidant pour une fabrication locale des génériques. « Nous avons les moyens et les capacités de le faire », a-t-il assuré, en évoquant la rupture des stocks de médicaments. Plein de sous-entendus, il s'interroge sur les personnes qui sont derrière cette provocation de rupture et la soudaine réapparition de certains médicaments, affirmant que « les officines de pharmacie subissent des représailles à travers des inspections ordonnées par le ministère de la Santé pour avoir dénoncé cette situation ». Autre sujet d'inquiétude pour le SNAPO, les médicaments périmés détenus par les officines. « Nous ne savons pas où les mettre », déplore-t-il en relatant la situation kafkaienne que vivent les pharmaciens d'officine. « Il y a beaucoup de pharmaciens qui ont été verbalisés pour détention de médicaments périmés », a-t-il affirmé, tout en dénonçant l'absence d'incinérateur privé. Autre dysfonctionnement du secteur relevé par le président du SNAPO : les psychotropes. Un sujet qui provoque l'inquiétude de ses pairs pour les lourdes conséquences qu'il induit. « Il n'y a pas de liste officielle des psychotropes », souligne-t-il, plaidant pour « une clarification de la situation ». La loi 04-18 a été promulguée par le ministère de la Justice, secteur étranger à la santé, d'où, selon lui, bien des affaires impliquant des pharmaciens ont été instruites, conduisant à des prononcés de lourdes peines à l'encontre de ces derniers. « Nous demandons aux services de sécurité et aux magistrats de bien instruire ces dossiers », a-t-il revendiqué. Enfin, le patron de la Snapo dénonce la manière anarchique des installations des pharmacies d'officine. « Que les responsables qui ont permis cette anarchie assument leurs responsabilités », s'est-il exclamé en laissant entendre que ce sont les amis et les copains des responsables de la santé qui ont bénéficié des installations dans les grandes villes. En tout état de cause, dit-il « le SNAPO privilégie le dialogue pour trouver une solution à tous ces problèmes ». Une invitation à l'adresse du nouveau ministre de la Santé pour ouvrir les portes du dialogue. S. B.
Le SNAPO (Syndicat national des pharmaciens d'officines), menace « de recourir à des actions à l'échelle nationale si le ministère de la Santé ne répond pas aux revendications des pharmaciens d'officine » a tonné, hier, le président du SNAPO, Fayçal Abed, au cours d'une conférence de presse, tenue au nouveau centre des affaires El Qods de Chéraga (Alger). Entouré des membres du conseil national, le patron du SNAPO a tiré à boulets rouges sur le système national de distribution du médicament. « Nous allons vers la catastrophe si nous continuons sur ce chemin », a-t-il prévenu, soulignant que la corporation des pharmaciens d'officines « est en ébullition et vit des moments d'inquiétude ». La marge bénéficiaire, imposée par le nouveau décret, est vivement décriée par Fayçal Abed. « Elle n'encourage pas la commercialisation du générique », a-t-il jugé, soulignant que « cette manière de faire favorise la commercialisation du princeps ». Pour le président du SNAPO, « cette marge ne suffit pas au pharmacien pour vivre décemment ». Chiffres à l'appui, il ne trouve pas de différence entre l'ancien décret de 1998 et le nouveau décret qui plafonne la marge bénéficiaire à 40% pour les médicaments dont le prix est compris entre 200 et 400 DA, une marge de 22% pour ceux de 400 à 600 DA et 17% pour ceux qui dépassent les 600 DA. Outre cet aspect qui défavorise, selon lui, le générique, le premier responsable du SNAPO s'inquiète du fait qu'on retrouve dans le même panier et le générique et le princeps. Il estime que ce n'est pas de cette façon qu'on arrive à encourager le générique et à diminuer la facture des importations des médicaments, plaidant pour une fabrication locale des génériques. « Nous avons les moyens et les capacités de le faire », a-t-il assuré, en évoquant la rupture des stocks de médicaments. Plein de sous-entendus, il s'interroge sur les personnes qui sont derrière cette provocation de rupture et la soudaine réapparition de certains médicaments, affirmant que « les officines de pharmacie subissent des représailles à travers des inspections ordonnées par le ministère de la Santé pour avoir dénoncé cette situation ». Autre sujet d'inquiétude pour le SNAPO, les médicaments périmés détenus par les officines. « Nous ne savons pas où les mettre », déplore-t-il en relatant la situation kafkaienne que vivent les pharmaciens d'officine. « Il y a beaucoup de pharmaciens qui ont été verbalisés pour détention de médicaments périmés », a-t-il affirmé, tout en dénonçant l'absence d'incinérateur privé. Autre dysfonctionnement du secteur relevé par le président du SNAPO : les psychotropes. Un sujet qui provoque l'inquiétude de ses pairs pour les lourdes conséquences qu'il induit. « Il n'y a pas de liste officielle des psychotropes », souligne-t-il, plaidant pour « une clarification de la situation ». La loi 04-18 a été promulguée par le ministère de la Justice, secteur étranger à la santé, d'où, selon lui, bien des affaires impliquant des pharmaciens ont été instruites, conduisant à des prononcés de lourdes peines à l'encontre de ces derniers. « Nous demandons aux services de sécurité et aux magistrats de bien instruire ces dossiers », a-t-il revendiqué. Enfin, le patron de la Snapo dénonce la manière anarchique des installations des pharmacies d'officine. « Que les responsables qui ont permis cette anarchie assument leurs responsabilités », s'est-il exclamé en laissant entendre que ce sont les amis et les copains des responsables de la santé qui ont bénéficié des installations dans les grandes villes. En tout état de cause, dit-il « le SNAPO privilégie le dialogue pour trouver une solution à tous ces problèmes ». Une invitation à l'adresse du nouveau ministre de la Santé pour ouvrir les portes du dialogue. S. B.

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