En l'état actuel des choses, l'intégration économique de l'UMA relève d'un miracle, car il est quasiment impossible d'avancer dans l'édification du Maghreb avec des positions diamétralement opposées entre l'Algérie et le Maroc En l'état actuel des choses, l'intégration économique de l'UMA relève d'un miracle, car il est quasiment impossible d'avancer dans l'édification du Maghreb avec des positions diamétralement opposées entre l'Algérie et le Maroc Intervenant sur les ondes de la chaîne III de la radio algérienne, le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel, estime «que la construction du Maghreb arabe a très peu avancé sur le plan politique sachant que l'Union du Maghreb arabe (UMA) est impossible à édifier en dehors de certaines raisons politiques liées aurèglement du conflit du Sahara occidental». La Foire maghrébine, qui s'est déroulée du 26 novembre au 2 décembre derniers à la Safex a révélé que ce sont les opérateurs économiques des cinq pays de l'UMA qui veulent accélérer l'intégration économique de la région en revendiquant la création d'un marché commun et la libre circulation des personnes et des marchandises. En l'état actuel des choses, l'intégration économique de l'UMA relève d'un miracle, car il est quasiment impossible d'avancer dans l'édification du Maghreb avec des positions diamétralement opposées entre l'Algérie et le Maroc, notamment, à cause d'un positionnement entêté du Maroc qui veut absolument imposer sa solution propre au problème du Sahara occidental, tout en considérant l'Algérie comme partie prenante du conflit. «L'Algérie reste attachée au principe de l'autodétermination du peuple sahraoui, une position qui est celle de la communauté internationale et des Nations unies, nous avons toujours encouragé la recherche d'une solution à ce conflit sur la base de l'exercice, par le peuple du Sahara occidental, de son autodétermination», a souligné M.Messahel, comme pour confirmer la position inchangé de l'Algérie, depuis l'éclatement du conflit en 1975, après la fameuse marche verte initiée par Hassen II, histoire de mettre le monde devant une situation de fait accompli. Cette « épine », qui empêche l'UMA de se construire, a été « enfoncée » par l'imposition par le Maroc du visa d'entrée en Algérie, en 1995. Cet état de fait, peu enclin à réussir une quelconque intégration régionale, est aggravé par le fait que chaque pays de l'UMA « a élaboré des politiques économiques sans tenir compte des impératifs liés à l'intégration régionale », a rappelé le ministre, tout en relevant que « l'Algérie (a) toujours favorisé une démarche visant à construire un avenir commun ». Cette attitude est bien évidente sur le terrain de la coopération régionale et le ministre délégué aux Affaires maghrébines et africaines a mis en avant les bonnes intentions de l'Algérie de coopérer avec ses autres voisins maghrébins, notamment tunisiens. Ainsi, Messahel estime que les relations algéro-tunisiennes sont excellentes, en ce sens que «l'accord commercial préférentiel signé récemment par l'Algérie et la Tunisie ouvrira la voie à une zone de libre-échange entre les deux pays où les marchandises circulent librement sans droits et taxes de douane». Messahel affiche un optimisme ouvert quant aux échanges commerciaux et au développement de la coopération avec la Tunisie en déclarant que «l'accord commercial préférentiel a pour objet de dynamiser les échanges commerciaux entre les deux pays voisins dont le montant a atteint plus de 500 millions de dollars». Pour bon nombre d'observateurs, la construction du marché commun maghrébin va encore durer aussi longtemps que les dirigeants n'arrivent pas à accorder leurs violons et persistent dans des positions extrêmes conduisant à un dialogue de sourds débouchant sur le statu quo. Autrement dit, les divergences politiques et stratégiques empêchent la mise en place d'un espace économique maghrébin dans des délais raisonnables, alors que les accords d'association entre la Tunisie, le Maroc et l'Algérie avec l'Union européenne avancent plus rapidement que les efforts et les tractations destinés à construire l'UMA économique. L'entrave politique constitue un véritable écueil pour le marché commun dans cette zone géographique pourtant ayant un dénominateur commun, à savoir des liens historiques, culturels, linguistiques et religieux identiques. A. A. Intervenant sur les ondes de la chaîne III de la radio algérienne, le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel, estime «que la construction du Maghreb arabe a très peu avancé sur le plan politique sachant que l'Union du Maghreb arabe (UMA) est impossible à édifier en dehors de certaines raisons politiques liées aurèglement du conflit du Sahara occidental». La Foire maghrébine, qui s'est déroulée du 26 novembre au 2 décembre derniers à la Safex a révélé que ce sont les opérateurs économiques des cinq pays de l'UMA qui veulent accélérer l'intégration économique de la région en revendiquant la création d'un marché commun et la libre circulation des personnes et des marchandises. En l'état actuel des choses, l'intégration économique de l'UMA relève d'un miracle, car il est quasiment impossible d'avancer dans l'édification du Maghreb avec des positions diamétralement opposées entre l'Algérie et le Maroc, notamment, à cause d'un positionnement entêté du Maroc qui veut absolument imposer sa solution propre au problème du Sahara occidental, tout en considérant l'Algérie comme partie prenante du conflit. «L'Algérie reste attachée au principe de l'autodétermination du peuple sahraoui, une position qui est celle de la communauté internationale et des Nations unies, nous avons toujours encouragé la recherche d'une solution à ce conflit sur la base de l'exercice, par le peuple du Sahara occidental, de son autodétermination», a souligné M.Messahel, comme pour confirmer la position inchangé de l'Algérie, depuis l'éclatement du conflit en 1975, après la fameuse marche verte initiée par Hassen II, histoire de mettre le monde devant une situation de fait accompli. Cette « épine », qui empêche l'UMA de se construire, a été « enfoncée » par l'imposition par le Maroc du visa d'entrée en Algérie, en 1995. Cet état de fait, peu enclin à réussir une quelconque intégration régionale, est aggravé par le fait que chaque pays de l'UMA « a élaboré des politiques économiques sans tenir compte des impératifs liés à l'intégration régionale », a rappelé le ministre, tout en relevant que « l'Algérie (a) toujours favorisé une démarche visant à construire un avenir commun ». Cette attitude est bien évidente sur le terrain de la coopération régionale et le ministre délégué aux Affaires maghrébines et africaines a mis en avant les bonnes intentions de l'Algérie de coopérer avec ses autres voisins maghrébins, notamment tunisiens. Ainsi, Messahel estime que les relations algéro-tunisiennes sont excellentes, en ce sens que «l'accord commercial préférentiel signé récemment par l'Algérie et la Tunisie ouvrira la voie à une zone de libre-échange entre les deux pays où les marchandises circulent librement sans droits et taxes de douane». Messahel affiche un optimisme ouvert quant aux échanges commerciaux et au développement de la coopération avec la Tunisie en déclarant que «l'accord commercial préférentiel a pour objet de dynamiser les échanges commerciaux entre les deux pays voisins dont le montant a atteint plus de 500 millions de dollars». Pour bon nombre d'observateurs, la construction du marché commun maghrébin va encore durer aussi longtemps que les dirigeants n'arrivent pas à accorder leurs violons et persistent dans des positions extrêmes conduisant à un dialogue de sourds débouchant sur le statu quo. Autrement dit, les divergences politiques et stratégiques empêchent la mise en place d'un espace économique maghrébin dans des délais raisonnables, alors que les accords d'association entre la Tunisie, le Maroc et l'Algérie avec l'Union européenne avancent plus rapidement que les efforts et les tractations destinés à construire l'UMA économique. L'entrave politique constitue un véritable écueil pour le marché commun dans cette zone géographique pourtant ayant un dénominateur commun, à savoir des liens historiques, culturels, linguistiques et religieux identiques. A. A.