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Une étoile irremplaçable
Les amis de la rampe Louni Arezki rendent hommage à Hadj M'rizek
Publié dans Le Midi Libre le 06 - 09 - 2009

Vendredi, l'association des amis de la rampe Louni ont rendu hommage à l'étoile de la chanson Hadj Mrizek (1912-1955). Intitulée "Journée Cheikh Hadj M'rizek. Mémoire, évocation, souvenir", la manifestation s'est tenue au Palais El-Menzah, à quelques pas du sanctuaire de Abderahmane Ethaâlibi et de la médersa, dans un quartier chargé d'histoire. Après la gerbe de fleurs déposée sur sa tombe au cimetière d'El-Kettar dès le matin, conférence, témoignages et concert ont permis à cette brillante figure de l'art citadin d'Alger d'occuper l'espace émotionnel , le temps d'une journée. Le spécialiste Abdelkader Bendamache, musicologue et commissaire du festival national de la chanson chaâbi a donné une conférence sur la vie et le parcours artistique du défunt artiste. Mme Zoulikha Chaieb, fille de Hadj M'rizek a tracé un portrait bref mais émouvant de son père. Lorsque les musiciens ont interprété, "Mesbah ezzine", "Yal qadi" et la fameuse "Ramdania", l'émotion et la joie des participants étaient à leur comble.
Elégant et brillant Hadj Mrizek s'est intéressé à la musique dès son enfance. Il faut dire que né au 4, rue de Thèbes au cœur de la Casbah d'Alger, il pouvait difficilement échapper à l'ambiance musicale et poétique dans lequel s'enracine le vieux quartier. Il a fréquenté l'école l'école Sarrouy du quartier de Soustara et a obtenu en 1927, le Certificat d'Etudes Primaires. C'est avec son frère Mohamed Qhioudji qu'il fait ses premiers pas dans la musique. Il débute par le tar, comme le veut la tradition. Puis c'est au cercle du Mouloudia, face à Djamaâ Djedid, qu'il s'initie à l'andalou avec le Cheikh Ahmed Chitane. Il y rencontre Mustapha Kechkoul, Omar Hibi et Bencharif. Il anime des fêtes familiales et rencontre un succès énorme surtout à Blida et Cherchell. Il enregistre ses premiers disques à Paris chez Gramophone (78 T) en 1938, entre autres: Ya taha el amine, Yal qadi, EI bla fi el-kholta. Billant et distingué il enchaîne les concerts, les succès et côtoie les plus grandes vedettes de l'époque. Il meurt une année après le déclenchement de la révolution qu'il suivait avec passion. Son art demeure irremplaçable. La "Journée Cheikh Hadj M'rizek. Mémoire, évocation, souvenir", a été initiée avec la contribution de l'Office national de gestion et d'exploitation des biens culturels (OGEBC) et du Festival national de la chanson chaâbi, qui au cours de l'édition de cette année, prévue du 9 au 15 septembre 2009, rendra également hommage à l'artiste décédé à l'âge de 43 ans.
K.T.
Vendredi, l'association des amis de la rampe Louni ont rendu hommage à l'étoile de la chanson Hadj Mrizek (1912-1955). Intitulée "Journée Cheikh Hadj M'rizek. Mémoire, évocation, souvenir", la manifestation s'est tenue au Palais El-Menzah, à quelques pas du sanctuaire de Abderahmane Ethaâlibi et de la médersa, dans un quartier chargé d'histoire. Après la gerbe de fleurs déposée sur sa tombe au cimetière d'El-Kettar dès le matin, conférence, témoignages et concert ont permis à cette brillante figure de l'art citadin d'Alger d'occuper l'espace émotionnel , le temps d'une journée. Le spécialiste Abdelkader Bendamache, musicologue et commissaire du festival national de la chanson chaâbi a donné une conférence sur la vie et le parcours artistique du défunt artiste. Mme Zoulikha Chaieb, fille de Hadj M'rizek a tracé un portrait bref mais émouvant de son père. Lorsque les musiciens ont interprété, "Mesbah ezzine", "Yal qadi" et la fameuse "Ramdania", l'émotion et la joie des participants étaient à leur comble.
Elégant et brillant Hadj Mrizek s'est intéressé à la musique dès son enfance. Il faut dire que né au 4, rue de Thèbes au cœur de la Casbah d'Alger, il pouvait difficilement échapper à l'ambiance musicale et poétique dans lequel s'enracine le vieux quartier. Il a fréquenté l'école l'école Sarrouy du quartier de Soustara et a obtenu en 1927, le Certificat d'Etudes Primaires. C'est avec son frère Mohamed Qhioudji qu'il fait ses premiers pas dans la musique. Il débute par le tar, comme le veut la tradition. Puis c'est au cercle du Mouloudia, face à Djamaâ Djedid, qu'il s'initie à l'andalou avec le Cheikh Ahmed Chitane. Il y rencontre Mustapha Kechkoul, Omar Hibi et Bencharif. Il anime des fêtes familiales et rencontre un succès énorme surtout à Blida et Cherchell. Il enregistre ses premiers disques à Paris chez Gramophone (78 T) en 1938, entre autres: Ya taha el amine, Yal qadi, EI bla fi el-kholta. Billant et distingué il enchaîne les concerts, les succès et côtoie les plus grandes vedettes de l'époque. Il meurt une année après le déclenchement de la révolution qu'il suivait avec passion. Son art demeure irremplaçable. La "Journée Cheikh Hadj M'rizek. Mémoire, évocation, souvenir", a été initiée avec la contribution de l'Office national de gestion et d'exploitation des biens culturels (OGEBC) et du Festival national de la chanson chaâbi, qui au cours de l'édition de cette année, prévue du 9 au 15 septembre 2009, rendra également hommage à l'artiste décédé à l'âge de 43 ans.
K.T.


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