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Déception, mais beaucoup d'espoir
La communauté algérienne à Paris après le match
Publié dans Le Midi Libre le 16 - 11 - 2009

"In challah ya Rabi, l'Algerie qualifiée" le chant scandé dans l'après-midi avec fougue n'etait plus qu'un cri de désespoir à la fin du match en cette soirée à Barbès dans le 18ème arrondissement de Paris. Quelques minutes après la rencontre, tant attendue, les jeunes supporteurs algériens ont envahi le boulevard Rochechouard autour de la station du métro pour continuer à scander le fameux "One, Two, Three viva l'Algérie" arborant le drapeau national. Mais le cœur n'y était plus. Se consolant les uns les autres par le match-barrage, celui de la dernière chance, les jeunes refusent d'accepter la défaite. Certains pour déverser leur colère renversent des poubelles et arrachent quelques affiches sur les murs. Il n'en fallait pas plus au dispositif policier, installé dès les premières heures de l'après-midi, pour intervenir. Rapidement les choses prennent une autre tournure et l'ambiance devient tendue. Un mur de policiers en casques et boucliers menaçants barrent le chemin aux supporteurs les empêchant de remonter le boulevard. Plusieurs policiers en civil repoussent les jeunes vers le boulevard de la Chapelle et dévient les passants vers la seule issue encore ouverte du métro. A l'intérieur de la station il faut passer entre deux rangées de policiers pour accéder au train. Les jeunes énervés continuent à faire des allers-retours entre les deux barrages de policiers lançant quelques projectiles. Soudain une cavalcade, les policiers chargent les jeunes, des gaz lacrymogènes sont lancés. L'atmosphère devient vite irrespirable, nous avons du mal à avancer les gaz nous aveuglent. Il n'est plus question de se réfugier dans la station, les policiers viennent de la fermer. Quelques usagers protestent mais il leur faudra marcher pour prendre un métro à la prochaine station. La rue ressemble à un vrai champ de bataille, des poubelles renversées, des ordures partout, des sacs éventrés et puis tout ce brouillard de gaz et de fumée des fumigènes qui enveloppe le quartier. Peu à peu les jeunes lassés par ce jeu avec la police commencent à se retirer. Filles et garçons se dirigent vers la gare du Nord après quelques dernières insultes aux policiers et toujours aussi forts les "Viva l'Algérie". Un autre dispositif des forces de l'ordre est en place sur le boulevard Magenta. Aucun incident n'est néanmoins signalé. Les supporteurs sont trop occupés à commenter le match. Un jeune homme drapé dans les couleurs nationales attend son train, adossé au mur ,des larmes coulent lentement sur ses joues. Une dame à côté de lui le regarde un moment puis lui dit "ne t'en fais pas, ce n'est rien, nous avons quand même bien joué". La tristesse du jeune homme émeut plus d'un des Algériens sur ce quai. Une autre femme entame aussitôt la discussion en affirmant elle que "les six minutes supplémentaires étaient de la triche". Deux adolescents tentent de lui expliquer le principe du temps additionnel, mais sans résultat. Elle continue à croire que ces six minutes étaient un complot contre "nos joueurs". La stratégie de l'entraîneur national se taillera la part du lion dans ces commentaires spontanés. Inutile de préciser que Saâdane est rendu "coupable" du score. La qualité de l'image sur Canal Algérie fera aussi l'objet de critiques acerbes. Deux jeunes filles plient lentement les drapeaux et les mettent dans leur sac. La fête est finie ici même si d'autres Algériens continuent sur les Champs-Elysées à crier leur soutien à la sélection nationale et leur espoir de victoire lors du prochain match. Partout en France, cette soirée restera dans la mémoire des Algériens. A Lyon, Grenoble, Marseille les jeunes ont laissé éclaté leur déception par des gestes malheureusement regrettables. 17 véhicules ont été incendiés à Grenoble, des vitrines de magasins brisées et des affrontements avec la police ont été signalés. Près d'un vingtaine de supporteurs ont été interpellés en France. Et dire que l'après-midi, nous avons vu des jeunes Algériens échangeant des pronostics avec des policiers stationnés à Barbès, les premiers sur le match France-Irlande, les seconds sur le match opposant l'Algérie à l'Egypte. L'ambiance était à la fête dans les nombreux cafés pleins à craquer dès quinze heures, dans les quartiers, dans les domiciles où amis, voisins et proches s'apprêtaient à célébrer la victoire ensemble. Vers 17h il n'était plus possible d'acheter un drapeau vendu dans la rue 20 euros le grand format et 5 le petit, les vendeurs improvisés de banderoles et autres supports avaient liquidé leurs stocks. Pourtant la déception n'a pas réussi à détruire l'espoir. Les premiers moments de tristesse passés, les Algériens se sont remis à croire en la victoire. L'espoir a vite fait de reprendre le dessus.
"In challah ya Rabi, l'Algerie qualifiée" le chant scandé dans l'après-midi avec fougue n'etait plus qu'un cri de désespoir à la fin du match en cette soirée à Barbès dans le 18ème arrondissement de Paris. Quelques minutes après la rencontre, tant attendue, les jeunes supporteurs algériens ont envahi le boulevard Rochechouard autour de la station du métro pour continuer à scander le fameux "One, Two, Three viva l'Algérie" arborant le drapeau national. Mais le cœur n'y était plus. Se consolant les uns les autres par le match-barrage, celui de la dernière chance, les jeunes refusent d'accepter la défaite. Certains pour déverser leur colère renversent des poubelles et arrachent quelques affiches sur les murs. Il n'en fallait pas plus au dispositif policier, installé dès les premières heures de l'après-midi, pour intervenir. Rapidement les choses prennent une autre tournure et l'ambiance devient tendue. Un mur de policiers en casques et boucliers menaçants barrent le chemin aux supporteurs les empêchant de remonter le boulevard. Plusieurs policiers en civil repoussent les jeunes vers le boulevard de la Chapelle et dévient les passants vers la seule issue encore ouverte du métro. A l'intérieur de la station il faut passer entre deux rangées de policiers pour accéder au train. Les jeunes énervés continuent à faire des allers-retours entre les deux barrages de policiers lançant quelques projectiles. Soudain une cavalcade, les policiers chargent les jeunes, des gaz lacrymogènes sont lancés. L'atmosphère devient vite irrespirable, nous avons du mal à avancer les gaz nous aveuglent. Il n'est plus question de se réfugier dans la station, les policiers viennent de la fermer. Quelques usagers protestent mais il leur faudra marcher pour prendre un métro à la prochaine station. La rue ressemble à un vrai champ de bataille, des poubelles renversées, des ordures partout, des sacs éventrés et puis tout ce brouillard de gaz et de fumée des fumigènes qui enveloppe le quartier. Peu à peu les jeunes lassés par ce jeu avec la police commencent à se retirer. Filles et garçons se dirigent vers la gare du Nord après quelques dernières insultes aux policiers et toujours aussi forts les "Viva l'Algérie". Un autre dispositif des forces de l'ordre est en place sur le boulevard Magenta. Aucun incident n'est néanmoins signalé. Les supporteurs sont trop occupés à commenter le match. Un jeune homme drapé dans les couleurs nationales attend son train, adossé au mur ,des larmes coulent lentement sur ses joues. Une dame à côté de lui le regarde un moment puis lui dit "ne t'en fais pas, ce n'est rien, nous avons quand même bien joué". La tristesse du jeune homme émeut plus d'un des Algériens sur ce quai. Une autre femme entame aussitôt la discussion en affirmant elle que "les six minutes supplémentaires étaient de la triche". Deux adolescents tentent de lui expliquer le principe du temps additionnel, mais sans résultat. Elle continue à croire que ces six minutes étaient un complot contre "nos joueurs". La stratégie de l'entraîneur national se taillera la part du lion dans ces commentaires spontanés. Inutile de préciser que Saâdane est rendu "coupable" du score. La qualité de l'image sur Canal Algérie fera aussi l'objet de critiques acerbes. Deux jeunes filles plient lentement les drapeaux et les mettent dans leur sac. La fête est finie ici même si d'autres Algériens continuent sur les Champs-Elysées à crier leur soutien à la sélection nationale et leur espoir de victoire lors du prochain match. Partout en France, cette soirée restera dans la mémoire des Algériens. A Lyon, Grenoble, Marseille les jeunes ont laissé éclaté leur déception par des gestes malheureusement regrettables. 17 véhicules ont été incendiés à Grenoble, des vitrines de magasins brisées et des affrontements avec la police ont été signalés. Près d'un vingtaine de supporteurs ont été interpellés en France. Et dire que l'après-midi, nous avons vu des jeunes Algériens échangeant des pronostics avec des policiers stationnés à Barbès, les premiers sur le match France-Irlande, les seconds sur le match opposant l'Algérie à l'Egypte. L'ambiance était à la fête dans les nombreux cafés pleins à craquer dès quinze heures, dans les quartiers, dans les domiciles où amis, voisins et proches s'apprêtaient à célébrer la victoire ensemble. Vers 17h il n'était plus possible d'acheter un drapeau vendu dans la rue 20 euros le grand format et 5 le petit, les vendeurs improvisés de banderoles et autres supports avaient liquidé leurs stocks. Pourtant la déception n'a pas réussi à détruire l'espoir. Les premiers moments de tristesse passés, les Algériens se sont remis à croire en la victoire. L'espoir a vite fait de reprendre le dessus.

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