Harcelé par la police comme la plupart des militants des droits de l'homme, le docteur Fekhar de Ghardaïa a finalement été acquitté lors de son procès, alors qu'il risquait la perpétuité. Fabriquée de toutes pièces, son accusation n'a pas tenu, le plaignant ayant avoué qu'un policier l'avait forcé à témoigner, ce qui renseigne sur les méthodes en cours. Dans le même ordre, très dur, il fallait être à Alger pour voir le traitement infligé par les policiers à des médecins en grève. Le général Hamel, patron de la DGSN, pense peut-être, en bon militaire, qu'il peut gérer la société en frappant aveuglément comme s'il était en guerre contre un pays ennemi qui a envahi ses frontières. Il doit aussi penser qu'en insultant et humiliant des médecins, il réussira à libérer la Palestine ou à en finir avec le terrorisme en Algérie. De ces méthodes indignes, on ne peut que conclure à une haine de l'élite, sinon les policiers s'en prendraient de la même manière aux nombreux délinquants qui pullulent à Alger, où plus personne n'ose sortir le soir. Cette haine ne vient pas du néant, elle fait suite aux déclarations de Ahmed Ouyahia qui a traité les médecins d'anti-patriotes, oubliant que c'est sous son gouvernement que des ministres se remplissent les poches en transférant illégalement des milliards à l'étranger. Il est plus facile de s'en prendre à des blouses blanches, mais jusqu'à quand la police va-t-elle continuer à tabasser sauvagement tous ceux qui revendiquent pacifiquement ? Pour toutes ces raisons, pour cette haine, pour cette impunité, il est temps d'instaurer une police des polices pour contrôler et sanctionner ces dérapages, comme cela se fait dans les pays civilisés. Bien sûr, avant d'arriver à ce niveau, il faudra d'abord penser à se civiliser. Au vu des policiers frappant et insultant des médecins, femmes et hommes, on peut penser que cette étape n'est pas encore franchie. Chawki Amari Lectures: