Le ministre des Finances a confirm�, jeudi, le lancement par les pouvoirs publics du processus de reprise de certaines entreprises privatis�es. Tarek Hafid - Alger (Le Soir) -Karim Djoudi a refus� de divulguer les noms des entreprises privatis�es qui pourraient faire l�objet d�une reprise par l�Etat. �Pour l�instant, nous avons engag� un processus. Mais je ne peux pas parler d�entreprises pour le moment�, a indiqu�, jeudi, le ministre des Finances en marge d�une s�ance pl�ni�re du Conseil de la nation consacr�e aux questions orales. Djoudi s�est content� de rappeler les raisons de cette d�cision qui a fait l�objet d�une mesure inscrite dans la loi de finances compl�mentaire de l�ann�e 2010. �L�Etat ne revient pas sur les privations qui ont �t� r�alis�es. Mais il y a un contrat qui est �tabli entre l�Etat et l�op�rateur qui a acquis une entreprise sur un certain nombre de choses � r�aliser, notamment en mati�re de droits, d�emploi. Il est soumis � un certain nombre d�obligations. Ce que nous avons introduit dans la loi de finances compl�mentaire de l�ann�e 2010, c�est de permettre � l�Etat de racheter l�entreprise si l�op�rateur ne respecte pas les engagements. Mais je dois dire que dans beaucoup de cas, les entreprises ont respect� leurs engagements. � Selon le ministre, la phase actuelle est consacr�e aux op�rations de �contr�le�. �Nous sommes en train de v�rifier aupr�s du minist�re de l�Investissement et d�autres minist�res si les repreneurs ont respect� leurs engagements�, a-t-il expliqu�. Sur un autre plan, le ministre des Finances a affirm� que les op�rations de contr�le fiscal, r�alis�es entre 2009 et 2010, ont permis de r�cup�rer des recettes suppl�mentaires de l'ordre de 119,2 milliards de dinars. Karim Djoudi, qui r�pondait � une question orale d�un s�nateur, a expliqu� que 2 981 op�rations de contr�le ont �t� men�es durant cette m�me p�riode. Des mesures qui ont permis de juguler ce ph�nom�ne qui a atteint des proportions importantes ces derni�res ann�es. Ainsi, entre 2006 et 2008, 169 milliards de dinars ont fait l�objet d��vasion fiscale, estime le ministre. La Direction g�n�rale des imp�ts, qui rel�ve du minist�re des Finances, a mis en place un syst�me de fichier pour r�pertorier les fraudeurs. Selon Karim Djoudi, pr�s de 29 000 op�rateurs ont �t� list�s sur ce fichier national.