Apr�s quatre jours de violentes r�voltes sociales qui ont secou� la vall�e de la Soummam, le calme est revenu dans la journ�e d�hier et la vie semble reprendre peu � peu son cours normal, m�me si une tension reste toujours perceptible. De Tazmalt � B�ja�a en passant par Akbou, Ighzer Amokrane, Sidi-A�ch et Amizour o� des troubles ont �t� enregistr�s, la veille, la s�r�nit� commence � se r�installer. Les caf�s et les commerces ont rouvert et le trafic routier a �t� r�tabli � travers l�ensemble des voies de communication qui sont rest�es, pour rappel, ferm�es depuis vendredi � la circulation automobile dans la Soummam et la partie Est de B�ja�a. Les citoyens vaquaient normalement � leurs occupations. Les s�quelles des �chauffour�es de la veille sont, toutefois, toujours visibles dans les rues. Hier, seuls les �tablissements scolaires du moyen et du secondaire demeuraient encore ferm�s. Les �l�ves dans leur majorit� �taient retenus par leurs parents par crainte d�une reprise des heurts. A pr�sent, l'heure est au bilan des d�g�ts mat�riels et autres, apr�s les dures journ�es d'�meutes qui ont frapp� la wilaya. Le bilan des d�g�ts mat�riels est tr�s lourd. Des dizaines d��difices publics ont �t� saccag�s et pill�s. Les si�ges de la Sonelgaz, les recettes des imp�ts, les antennes ADE, des tribunaux et certaines agences postales ont �t� la cible des insurg�s � travers la majorit� des centres urbains, de la vall�e de la Soummam et le Sahel. Les structures sanitaires, des centres culturels et m�mes les �tablissements scolaires ont �t� touch�s par des actes de vandalisme. Les autorit�s de wilaya parlent de 7 �tablissements scolaires (lyc�es, coll�ges et �coles primaires) saccag�s. Plus de 300 bless�s sont d�plor�s dans les rangs des manifestants et des policiers. Sans communiquer le nombre exact de personnes interpell�es, on confirme toutefois que de nombreuses arrestations ont �t� op�r�es. Dans certaines localit�s de la r�gion, � l�image de la commune d�Akbou, la soci�t� civile s�organise pour tenter d�apaiser les esprits et appeler les jeunes insurg�s � cesser les actes de vandalisme et le saccage des �difices publics. A Derguina, une municipalit� situ�e � l�est de la wilaya de B�jaia, une tentative de reprise des �meutes, dans la matin�e d�hier, a �t� vite �touff�e par la population.