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PROJET DE LOI SUR L�INFORMATION
Les professionnels disent juger sur pi�ce
Publié dans Le Soir d'Algérie le 14 - 09 - 2011

Le Conseil des ministres a ent�rin�, � l�occasion d�une r�union marathon, les dimanche et lundi, le projet de loi organique relative � l�information. Des professionnels des m�dias, sollicit�s, font part de leurs appr�ciations. La plupart ne cr�ditent pas le pouvoir de volont� r�elle d�aider � l��mancipation de la presse. Doutes.
Sofiane A�t Iflis - Alger (Le Soir) - Le Conseil des ministres a mis un brin d�habilit� � vendre la copie, � travers ce qui appara�t comme un plan de communication minutieusement �labor�. En attestent les morceaux choisis comme substance au chapitre de son communiqu� li� audit projet de loi. Mais quoique bien orchestr�e, l�annonce a-t-elle cependant produit l�effet escompt� chez les professionnels de la presse ? �Il faut attendre de lire le projet de loi et les textes d�application pour �tre v�ritablement fix�, livre en liminaire d�une critique lucide Mohand Aziri, journaliste au quotidien El Watan. Chez ce jeune journaliste, la vigilance est de rigueur. �On n�est pas � l�abri de mauvaises surprises�, avertit-il. Si M. Aziri affirme cela, c�est qu�il doute de la sinc�rit� mais aussi de la volont� r�elle du pouvoir � laisser s��manciper le secteur de l�information. �Le Conseil des ministres a consenti � des annonces phare parce qu�il se sait attendu par l�opinion nationale mais en m�me temps regard� par le monde.� Un sentiment quasi-similaire pr�vaut chez son confr�re Sa�d Mekla du Temps d�Alg�rie: �Il est clair que le peu de chose distill� jusque-l� � propos de la loi sur l�information ne pr�te gu�re � satisfaction. M�me si la premi�re mouture liberticide du code concoct�e par Nacer Mehal est revue apparemment, il demeure que c�est l�Etat qui fixe ses r�gles de contr�le � travers notamment cette autorit� de r�gulation dont la moiti� des membres sera nomm�e par le pr�sident et le Parlement dont on sait l�all�geance � tout ce qui vient d�en haut. Je doute fort d�ailleurs que le texte limite, comme rapport� dans le communiqu� du Conseil des ministres, ses dispositions p�nales aux seules infractions de presse, non d�finies par ailleurs, et exclut toute peine privative des libert�s. � D�avoir �t� coupable de pratiques liberticides, notamment depuis la venue au pouvoir du pr�sident Bouteflika, le r�gime n�est visiblement pas cru sur parole. Il lui est demand� de la preuve par des actes concrets. Le directeur d� El Watan, Omar Belhouchet, estime que �vu le contexte dans lequel sont intervenues les d�cisions, en l�occurrence les attentes de la profession et de la soci�t� en g�n�ral ainsi que les r�volutions arabes, les annonces faites en Conseil des ministres sont nettement insuffisantes�. S�il fait remarquer que la d�p�nalisation du d�lit de presse est consacr�e, que la question de l��thique est enfin admise comme une affaire des journalistes eux-m�mes et que la d�livrance d�agr�ments pour les journaux ne rel�ve plus de l�administration et de la justice, Omar Belhouchet rel�ve cependant que �le projet de loi donne l�impression que les autorit�s sont plut�t sur la d�fensive et qu�elles ne se lancent pas v�ritablement dans la protection du travail des journalistes et de la presse�. Pour sa part, Farid Alilat, directeur de DNA, consid�re que ce ne sont pas les lois qui posent probl�me en Alg�rie mais leur application. �Encore une fois, le probl�me en Alg�rie ne r�side pas dans les textes et les lois, mais dans leur application. Sur la forme, je note trois avanc�es : l'ouverture de l'audiovisuel au priv� la d�saisie du procureur en ce qui concerne les agr�ments et enfin la d�p�nalisation des d�lits de presse. Sur ce dernier chapitre, on ne conna�t pas le contenu des articles. Il faudrait donc attendre pour voir�, soutient-il. R�dacteur en chef � Libert�, Salim Tamani pr�f�re, lui, voir en le nouveau projet de loi une avanc�e par rapport au dispositif en vigueur depuis 21 ans. �En attendant de lire l'int�gralit� de la nouvelle loi sur l'information, je dirais qu'il existe aujourd'hui une r�elle volont� politique de lib�rer la communication audiovisuelle alors que le discours d'avant �tait r�sum� � des niets cat�goriques pr�textant le risque sur la stabilit� du pays. Aujourd�hui, il y a une sorte de cons�cration de l'ouverture de l'audiovisuel, c'est un pas important pour le d�veloppement du secteur de la communication et une aubaine pour les journalistes qui en profiteront effectivement sur le plan socioprofessionnel. Il y a �galement une avanc�e dans le domaine de la presse �crite, notamment dans la d�livrance des agr�ments. Je pense qu'au niveau des engagements pr�sidentiels, je ne crois pas que cela tarderait car si c��tait le cas cela nuirait � la cr�dibilit� du discours�.
Audiovisuel : doutes sur la perspective
D�avoir entendu Ahmed Ouyahia dire et r�p�t� que l�ouverture de l�audiovisuel n�est pas � l�ordre du jour, on a peine � croire que le pouvoir a v�ritablement la volont� de lib�rer les ondes, comme �nonc� dans l�avant-projet de loi relative � l�information. Les professionnels des m�dias pr�f�rent juger sur pi�ce. �S�agissant de l�ouverture de l�audiovisuel, c�est le m�me flou dans les �assurances� des pouvoirs publics dans la mesure o� l�on ne sait rien encore de l�autorit� de r�gulation qui en aura la charge. Il faut �tre prudent et ne pas crier victoire sur la base de simples formules et autres figures de style dont excellent les pouvoirs publics dans leur nouvelle strat�gie de communication post-r�volutions arabes dont le seul but est de faire admettre des mensonges auxquels nous nous sommes habitu�s�, note Said Mekla. Pour sa part, Farid Alilat croit que c�est de la poudre aux yeux : �Je crois qu�on nous survend une ouverture de l�audiovisuel. Pourquoi attendre une date ult�rieure pour �laborer une nouvelle loi ? Pourquoi ne pas l'�laborer maintenant ? Je crois que le r�gime veut donner l'illusion d'ouvrir l'audiovisuel. En v�rit�, il garde le monopole. C'est donc de la poudre aux yeux. Cela �tant dit, je note qu'il aura fallu 12 ans pour que le pouvoir accepte de l�cher son emprise sur la presse�, affirme-t-il. Omar Belhouchet met, lui, en �vidence la d�multiplication des filtres pour la cr�ation des radios et t�l�s. �Les autorit�s ont c�d� sur l�ouverture de l�audiovisuel. Le dogme est tomb�. Mais il y a lieu de noter qu�il y a trois paliers qui filtrent la mise en place de radios et de t�l�s : l�autorit� de r�gulation de l�audiovisuel, les autorit�s et la loi sp�cifique relative � l�audiovisuel. Les pouvoirs publics parlent de r�forme mais aucun geste n�a �t� fait quant � la gestion de la t�l�vision publique qui continue d�ignorer les r�alit�s nationales et exclure les acteurs politiques nationaux. Une r�gression continuelle. Ce qui est loin d��tre un gage de bonne volont�.� La directrice d �El Fedjr, Hadda Hazzam, trouve, elle, que le flou est de rigueur s�agissant nombre d�aspects li�s � l�exercice du m�tier de la presse. �Il est difficile de donner du cr�dit � la d�marche�, ditelle, s�interrogeant sur la r�gulation des activit�s annexes telles que la publicit� dans un environnement lib�ralis�. �Il est � craindre que l�on fasse du secteur de l�audiovisuel ce qui a �t� commis dans la presse �crite. � A bon entendeur...


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