Le CTC de B�char vient d�ordonner la d�molition de pas moins de 24 poteaux (piliers), au stade du 20-Ao�t situ�s en haut des tribunes, destin�s � supporter la charpente. Chaque pilier fait un m�tre sur quarante centim�tres. Ils pr�sentent un probl�me d�alignement et parfois des malfa�ons. Les techniciens des services du contr�le technique ont, �galement, refus� d�approuver d�autres travaux facultatifs, de d�coration, entrepris dans l�am�nagement de cet �difice. �Ils sont � refaire�, a confirm�, ce mardi, un responsable de cet organisme. Cela fait d�j� des mois que plusieurs entreprises pi�tinent dans ces am�nagements. De nombreux arr�ts de chantier ont �t� observ�s par ces entreprises, notamment pour non-paiement des situations. Au bout du compte, elles doivent d�molir et reprendre � z�ro la construction de ces piliers. L�ach�vement des travaux va encore durer des mois. Les p�nalit�s de retard sont n�goci�es parfois sur les terrasses de caf�, selon des entrepreneurs. D�habitude, on justifie les retards dans les r�alisations de projets par la chaleur de l��t� et le mois de Ramadan. N�anmoins, cela n�est pas �crit dans les dossiers de soumission. Les malfa�ons, entretenues par l�impunit�, on en voit presque partout � B�char. Derni�rement, une cit� de plusieurs dizaines d�habitations, construite dans la pr�cipitation, � la sortie sud de la ville, devant le cimeti�re, pour accueillir des sinistr�s, a �t�, compl�tement ras�e apr�s quelques ann�es seulement. En r�alit�, et de l�avis de tous, on avait construit un bidonville. On ignore pour le moment, les mesures qui vont �tre prises, cette fois-ci par les responsables locaux. Vont-ils autoriser les m�mes entreprises � reprendre les travaux ou carr�ment r�silier les contrats ? Une lourde d�cision. Ce que l�on sait par contre c�est que les d�lais vont s�allonger et les supporters de la JSS vont encore attendre des mois avant de prendre place dans des tribunes dignes de ce nom. Les citoyens ont d�j� point� le doigt vers les agents charg�s du suivi et n��pargnent nullement les autorit�s locales. Mais comme d�habitude, certains ont d�j� trouv� la parade. �Ces entreprises n�ont pas encore �t� pay�es�, expliquent- ils, omettant de dire comment et par qui ont-elles �t� choisies pour la r�alisation d�un projet, aussi important que le stade qui doit accueillir des milliers voire des dizaines de milliers de spectateurs ? Ceux qui connaissent les collusions entre certains �lus et les fonctionnaires et les incomp�tences qui caract�risent quelques administrations ne sont pas surpris. �Voil� le r�sultat de l�impunit� et du laxisme. Ils passent leurs journ�es dans des r�unions interminables, lorsque ce n�est pas de l�absent�isme, ignorant totalement leur mission. Maintenant, c�est facile, ils vont d�molir et reprendre, comme si de rien n��tait. Pas de sanction, rien. �a me fait mal au c�ur de voir toute cette m�diocrit� s�installer � B�char. Je refuse la fatalit�, vocif�re l�homme qui a divulgu� en premier cette information. Maintenant, c�est �crit en rouge et en gros caract�res, sur les poteaux concern�s par cette d�molition : �A DEMOLIR�.