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ATTITUDES
Victime ou p�cheresse ?
Publié dans Le Soir d'Algérie le 08 - 03 - 2012


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Le regard libidineux, le corps tremblant, ce cadre d�entreprise perd ses moyens face � celle qu�il harc�le depuis quelques ann�es. Il se rend dans le bureau de sa subalterne, jette un regard furtif � l�ext�rieur pour s�assurer qu�aucun �il indiscret ne l��pie, essuie son front qui ruisselle et lui d�clare d�une voix mielleuse :
�J�ai envie de toi, pourquoi t�obstines- tu � refuser mes avances ? Pourquoi d�clines-tu mon invitation chez moi? Pourquoi fais-tu la sourde oreille ?� Joignant le geste � la parole, il se l�ve, et au plus fort de son excitation, tente brusquement de se jeter sur elle. La femme, offusqu�e, apeur�e, d�stabilis�e par son comportement auquel elle ne s�attendait pas, le repousse, et pour �viter un scandale lui demande de sortir de son bureau. Il refuse, s�affale sur la chaise, ravale difficilement sa salive et l�implore : �Mais pourquoi me rejettes-tu ainsi ? Pourquoi r�sistes-tu ? Ne vois-tu pas que tu me manques, que je r�ve de me retrouver seule avec toi ?� Puis subitement change de ton. Les yeux s��carquillent, exorbit�s, la voix mielleuse au d�part devient rauque, s�v�re, puis il s�adresse � elle de la mani�re la plus impudente : �Tu voudrais peut-�tre que je change de comportement, que je devienne m�chant que j�empoisonne ta vie au boulot ? N�oublie pas que je suis ton sup�rieur, que je peux ais�ment ne pas te renouveler ton contrat de travail m�me si cela fait 16 ans que tu travailles en ta qualit� de contractuelle. Tu sais que je peux facilement r�silier la relation de travail qui te lie � l�entreprise. Alors r�fl�chis. Il suffit tout simplement que tu dises oui.� R�volt�e, elle contient difficilement ses larmes et tente de le raisonner : �Mais tu n�as pas encore compris que je travaille pour mes enfants que j��l�ve seule, que mon honneur est ce que j�ai de plus cher, que jamais je n�accepterai tes avances ; je te l�ai r�p�t� � maintes reprises. Je te prie de me laisser tranquille. De plus tu pourrais penser � ton �pouse, tes grands enfants. C�est honteux, tu n�as pas peur de Dieu ? A ces mots, toute honte bue, il lui r�torque avec cynisme : �R�fl�chis bien et dis-toi bien que je suis toujours le plus fort et que d�une mani�re ou d�une autre, je finirai par t�avoir.� Cette fois notre victime d�cide de ne plus se taire. Ainsi, elle porte plainte contre son harceleur. Ce dernier se trouve face au juge. Pour sa d�fense : des larmes pour amadouer l�assistance. Il se dit outr�, lui, �un homme aussi int�gre, un bon p�re de famille puisse �tre tra�n� devant les tribunaux par une �aguicheuse �. Et l�attribut a vite �t� trouv�, �bien s�r, c�est sa faute�, penseront la majorit� de ses coll�gues, �elle n�avait qu�� ne pas soigner ses tenues vestimentaires, �tre coquette pour ne pas dire provocante �. Ainsi, celle qui a os� dire non � son harceleur, celle qui a rompu la voix du silence, c�est elle qui est jug�e aujourd�hui et condamn�e. De pauvre victime elle est devenue p�cheresse. Mais combien de milliers d�autres femmes continuent � subir le harc�lement des hommes en taisant leur douleur ? Combien d��tudiantes ont d� abandonner leurs �tudes pour ne plus �tre humili�es ? Combien de travailleuses ont quitt� leur travail pour pr�server leur honneur? Elles n�ont pas eu le courage de Nafissa (appelons-la ainsi), car habit�es par la terreur, elles ne peuvent supporter de devenir les accus�es, conscientes que les machos auront toujours le dernier mot.


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