Les repr�sentants syndicaux, membres de la coordination nationale du groupe ENCG s'opposent � la proc�dure de gr� � gr� et � la participation majoritaire soit 70% tel que d�cid� par le Conseil des Participations de l'�tat (CPE). Cette position a �t� exprim�e hier par la majorit� des cadres syndicaux du groupe ENCG lors du regroupement qui s'est tenu hier au si�ge de la centrale UGTA sous l'�gide du secr�taire g�n�ral de la F�d�ration nationale des travailleurs des industries agroalimentaires. Cette r�union qui sera suivie aujourd'hui par une autre r�union des cadres syndicaux du groupe Giplait se veut comme une rencontre d'�valuation �� la lumi�re des assembl�es g�n�rales des travailleurs tenues au niveau des entreprises �. Hier, sous la pr�sidence de Kamel Benabou, secr�taire g�n�ral de la F�d�ration de l'agroalimentaire, les d�l�gu�s syndicaux du groupe ENCG n'ont pas cach� leur appr�hension face � ce qu'ils qualifient �de faveur accord�e aux parents, aux �b�niamisme � et les gens des containers�. �Nous rejetons le partenariat de gr� � gr� ou celui qu'on appelle la majorit� absolue � 70 %. Qui seront les b�n�ficiaires de ces proc�dures, si ce n'est ceux qui ont monnay� la destruction de nos entreprises avec la complicit� de certains gestionnaires dont la mission principale � la t�te de nos entreprises est celle de la d�structurer ?�, dira un syndicaliste de la fili�re ENCG de Maghnia. Pour sa part, un autre syndicaliste s'est interrog� sur les dessous de la proc�dure de gr� � gr�. Selon lui �pourquoi ces op�rations de privatisations ne passent pas par la voie connue de tout le monde, � savoir l'appel d'offres national et international et si l'option du gr� � gr� est retenue pourquoi ne pas c�der ces entreprises aux travailleurs en leur facilitant les d�marches aupr�s des banques et autres institutions intervenant directement dans l'environnement de l'entreprise ?� �Avant de parler privatisation ou quoi que ce soit de ce genre, �tablissons d'abord un constat et situons les responsabilit�s sur la situation que conna�t aujourd'hui l'entreprise publique. Que ceux qui �taient � l'origine de la situation que connaissent aujourd'hui nos entreprises doivent r�pondre de leurs actes, sinon, l'hypoth�se, selon laquelle la destruction de nos entreprises a �t� planifi�e dans le but de les vendre au dinar symbolique, est aujourd'hui officiellement admise�, ajoutet- on. Des propos confort�s par ceux tenus par le secr�taire g�n�ral de la f�d�ration qui n'a pas h�sit� pour sa part de s'interroger sur �ce soudain r�veil du priv� alg�rien et son int�ressement � racheter les entreprises publiques �conomiques ?� �Nous connaissons le priv� alg�rien. Je ne g�n�ralise pas, mais je n'h�siterai pas � dire que nous faisons face � un priv� parasitaire qui ne cherche que son int�r�t �troit. Allez-y voir ce qui se passe au sein de certaines entreprises priv�es. Certaines entreprises ne versent m�me pas les cotisations de leurs travailleurs � la s�curit� sociale et aujourd'hui � notre grande surprise, on plaide les vertus de ces entreprises. Mieux, je vous dirais que certaines de ces entreprises ne respectent m�me pas les normes de fabrication et de production � l'image de certaines entreprises de lait �, dira le secr�taire g�n�ral de la F�d�ration des travailleurs des industries agroalimentaire. La r�union de ce lundi �tait importante dans la mesure o� les syndicalistes du groupe ENCG repr�sentant 3300 travailleurs, n'ont pas cach� leur d�termination �� aller au bout de leurs revendications pour ne pas trahir la confiance plac�e en nous par les travailleurs �. �Nous sommes tous mobilis�s, les �lus de l'APW de notre wilaya, y compris ceux qui n'ont pas h�sit� � nous soutenir pour la d�fense de nos droits�, explique pour sa part le d�l�gu� de la fili�re de B�ja�a, pour le compte de l'entreprise priv�e La Belle.� Pour rappel, lors de sa r�solution du 8 ao�t dernier, le Conseil de participation de l'�tat (CPE) a indiqu� que �d�sormais toutes les entreprises publiques �conomiques sont �ligibles � la privatisation�, soit 1200 entreprises du secteur public. A ce titre, il y a lieu de savoir que les modes de privatisations pr�vus par la l�gislation en vigueur (ord.01.04, art.26) sont notamment le recours aux m�canismes de la Bourse (offre publique de vente � prix fixe), l'appel d'offres, le recours � la proc�dure de gr� � gr�, apr�s autorisation du Conseil des Participations de l'�tat (CPE) et de tout autre mode visant � promouvoir la diffusion des titres dans le public. L'ordonnance pr�voit et organise �galement la privatisation de l'entreprise publique en faveur de ses salari�s (art.29). Ils doivent pour ce faire s'organiser en soci�t� et b�n�ficient d'avantages (r�duction de 15% sur le prix de cession, diff�r� et �chelonnement du paiement du prix de cession).