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Entretien avec le groupe Genoxy
«Two unlimited» rappeurs
Publié dans Le Soir d'Algérie le 19 - 01 - 2015

Celui qui n'a pas vu Genoxy sur scène n'a rien vu. Ce tandem de choc de Bab-El-Oued a cassé la baraque lors de mémorables concerts à la salle Atlas, à l'Institut français d'Alger et ailleurs. Génoxy est constitué aujourd'hui de Omar «Paco», rappeur en français, et Brahim H. en arabe, deux enfants du quartier populaire de Bab- El-Oued au nord-ouest d'Alger. Dans l'ombre, travaille Hamza, compositeur du groupe, mais aussi réalisateur de clips. Génoxy n'est pas né de la dernière pluie. La formation originelle en 2001 était composée de deux Gabonais et de deux Algériens et du DJ algérien Moh qui était aussi compositeur. les Gabonais Ramzy et Karim étaient obligés de retourner dans leur pays. L'aventure a continué avec Omar, Brahim et Moh jusqu'en 2008. DJ Moh a dû quitter le groupe pour des raisons personnelles. Omar et Brahim seront rejoints par Hamza. L'aventure continue...
Le Soir d'Algérie : Le nom Genoxy, c'est quoi au juste ?
Génoxy : Génoxy, c'est un anagramme du nom oxygène. Ce nom est venu tout seul. Le génoxy, c'est le verlan, en quelque sorte, c'est l'envers du décor et l'étouffement du rap à un certain moment en Algérie.
Quel est le secret du succès public de Génoxy ?
Le succès !!! Moi, je ne dirais pas ça comme ça (rire). On dira plutôt la reconnaissance de ceux qui savent écouter... et puis y'a pas vraiment de secret : on est simplement restés vrais et authentiques.
C'est quand même un parcours atypique même dans le monde du rap «underground» par nature...
C'est un parcours qui nous a beaucoup appris «el hamdou lillah» ! Même si parfois y a eu beaucoup de pression, on a su faire face puisque on vient d'un quartier populaire et ce n'est pas toujours facile. A beaucoup de moments de nos vies, on voulait tous lâcher, mais Allah ghaleb, ça coule dans nos veines.
Vous semblez être complémentaires avec un parolier en français et un autre en arabe...
Si on s'exprime en français et en arabe, justement, c'est pour être complémentaires, puisque on sait que notre société parle les deux langues. Et puis la vie en Algérie est en français et en arabe. Et puis pour le rap en français le rappeur et plus à l'aise puisque il a grandi avec du bon son français comme Iam ou NTM... Pour le rap arabe, c'est pour la pureté de nos paroles algériennes et puis, franchement, celui qui écoute nos titres écoutera du français et de l'arabe. S'il ne comprend pas le français, il cherchera à comprendre et pour le francophone qui ne comprend pas l'arabe, il cherchera aussi. Alors, on peut dire qu'on ne vise pas que du son mais aussi une sorte d'éducation et d'exemple.
Que signifie le rap pour vous ?
Le rap pour nous, c'est toute notre vie. On a passé tellement de temps a écrire et à rapper. Le rap signifie tout pour nous. On dira simplement qu'on l'a aimé et on va à fond dans ce qu'on fait. Alors c'est notre domaine, c'est une conviction.
Sur votre page Facebook, on voit un graffiti de Bab-El-Oued
On fait aussi des graffitis, on n'est pas que dans l'expression lyrique. Mais aussi c'est parce que dans les murs du quartier, on a fait pas mal de graffitis : c'est une autre forme d'expression urbaine.
Comment définir votre rap, dirty, west coast, east cost ou tout simplement du Bab-El-Oued Rap ?
On défini notre rap comme de la liberté d'expression, un moyen de faire passer un message par la méthode qu'on maîtrise. Nous essayons toujours de rester positifs dans ce qu'on fait et de donner la bonne image de nous-mêmes et puis de notre quartier, car on a grandi dans ce quartier. On a vécu beaucoup de choses depuis les dix ans de haine qui sont passés. Bab-el-oued a beaucoup subi depuis... on a l'amour de notre quartier et de tous ce qui l'entoure. Donc, pour dire si on est dirty ou west coast, c'est non ! Nous on est algériens.
On fait du rap pour faire passer des messages. On parle de tout : la vie, les amies, la rue, tout... On n'est jamais limités dans nos sujets !


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