Le permis de conduire biométrique à points entrera en vigueur fin 2017. Seulement, une période transitoire sera nécessaire pour la mise en place du fichier national du permis de conduire, du fichier national des immatriculations et de celui des infractions. Rym Nasri - Alger (Le Soir) - Annoncé à maintes reprises, le permis de conduire biométrique à points ne sera opérationnel qu'en fin 2017. C'est ce qu'a annoncé hier, le directeur du Centre national de prévention et de sécurité routière, Ahmed Naït El Hocine. Intervenant au forum du quotidien El Moudjahid, à Alger, il précise que le document sera certes, délivré dès avril prochain mais sa mise en œuvre impose une période transitoire. Jusqu'à fin 2017, l'administration continuera avec l'ancien système de sanction, soit le retrait de permis de conduire. Pourquoi l'intégration du permis de conduire biométrique à points nécessite une période transitoire ? Selon Ahmed Naït El Hocine, la mise en place d'un système de sanction sans aucune faille en dépend. «Nous ne voulons pas nous précipiter pour le déploiement du permis de conduire à points car la défaillance du système de données peut poser plusieurs problèmes», dit-il. A cet effet, la production et l'enrôlement du permis électronique biométrique se fera dés avril prochain. Un enrôlement qui précise-t-il, «va permettre de constituer une base de données des titulaires du nouveau permis». Rappelant que l'Algérie compte plus de dix millions de permis de conduire en circulation, il souligne que leur enrôlement nécessite du temps notamment pour la consolidation et l'assainissement du fichier existant auparavant dans les wilayas. «Ce fichier est un fichier de wilaya et non pas un fichier national qui doit être assaini. Il y a des gens qui détiennent deux ou trois permis de conduire sur la base d'une simple déclaration de perte. Un subterfuge pour justement contourner la loi actuelle qui repose sur le retrait du permis de conduire», explique-t-il. La vérification de l'ensemble des permis de conduire et leur «croisement» avec identifiant national poursuit-il, «va permettre d'évacuer les doublants dans les fichiers de wilayas». Pour la mise en place de ce nouveau système de sanction, l'invité du forum évoque l'importance de l'automatisation du fichier des immatriculations ainsi que celui des infractions. Durant la période transitoire, il sera également question d'acquérir le matériel nécessaire et de former l'administration à ce système. Il cite l'exemple de déploiement des radars autonomes sur les axes routiers pour contrôler la vitesse. «Avec les nouvelles technologies de l'information et de la communication, le travail des agents de police va être facilité grâce à des terminaux mobiles qui vont être acquis par les services de sécurité et qui seront dotés d'une application prédéfinie», détaille-t-il. Ceinture de sécurité et chronotachygraphe Le directeur du Centre national de prévention et de sécurité routière est revenu sur plusieurs questions du transport et de la sécurité routière notamment le port de la ceinture de sécurité. Rappelant l'obligation du port de la ceinture de sécurité aux places avant, il précise que son port aux places arrière, est retenu uniquement pour les véhicules des transports en commun inter-wilayas de plus de neuf places, et pour les véhicules qui sont dotés de ces dispositifs. Une obligation qui intervient précise-t-il, pour la sécurité des voyageurs avant de rappeler les nombreux accidents mortels des transports en commun. Quant au chronotachygraphe (appareil électronique enregistreur de vitesse, de temps de conduite et d'activité installé dans un véhicule de transport routier), il reconnait que c'est un problème qui se pose avec acuité depuis des années. «Il faut aboutir à la mise en place de ces appareils. Pour ce faire, il y a un projet de fabrication de ces appareils en Algérie». Toujours dans le même sens, il indique qu'une loi pour réglementer toutes les entreprises ayant une flotte de camions ou de bus est prévue. «Il s'agit de se conformer aux dispositions de formation et aux dispositions de prévention», dit-il.