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Retour de flammes Par Arezki Metref [email protected]
Publié dans Le Soir d'Algérie le 06 - 11 - 2005

On ne sait pas trop comment est parti le feu qui continue d�embraser les banlieues fran�aises, mais on est s�r que, en retour, il est en train de br�ler le ministre de l�Int�rieur, Nicolas Sarkozy. Lequel, d�ailleurs, se met � crier au complot ! On se souvient qu�une �chauffour�e, il y a une semaine, � Clichy-sous-Bois, a co�t� la vie � deux jeunes, �lectrocut�s.
Et comme si le climat social des banlieues ne comportait pas, � lui seul, suffisamment de combustible pour alimenter ce foyer d�j� inextinguible, Nicolas Sarkozy s�est charg� lui-m�me de l�attiser par la riposte r�pressive et par un langage insultant. Le coup de col�re tourne carr�ment � l�Intifada comme si le b�cher, sur lequel chaque injustice sociale ajoutait son bout de bois, n�attendait que l��tincelle que voil� pour pousser ses flammes. Vers le haut ! Compte tenu des luttes intestines dans le camp de la majorit�, il �tait pr�visible que l�Intifada des banlieues devienne un enjeu politique dans la course � la pr�sidentielle. Une chose para�t s�re : la r�pression � l��tat pur ne paye pas. La posture du ministre de l�Int�rieur consistant � vouloir �nettoyer� les banlieues de la �racaille� ne pouvait conduire qu�� l�exacerbation d�une r�volte n�e de la marginalisation sociale des jeunes des banlieues, des difficult�s de l�int�gration et des discriminations. Il est des probl�mes qui ne se traitent pas au k�rcher. Le feu qui a pris sans surprise r�sulte des tensions li�es � l�abandon des banlieues devenues de v�ritables no man�s land o� l�Etat de droit est banni. Les jeunes des banlieues, pudiquement qualifi�s de �Fran�ais issus de l�immigration�, incarnent dans la France d�aujourd�hui toutes les contradictions dans lesquelles ce pays se prend les pieds. Dans une dialectique implacable, ils sont tout � la fois les victimes de la panne de l�ascenseur social et la preuve vivante de la continuit� du rapport in�galitaire Nord-Sud, qui trouvait nagu�re sa pleine expression dans la colonisation. Ils sont le Sud au c�ur du Nord. Et ils ne l�ont pas demand�, bien s�r. La mont�e de l�islamisme radical depuis quelques ann�es devait, comme il fallait s�y attendre, ajouter quelques substantielles b�ches au b�cher. Les injustices sociales, le racisme que m�me des figures comme un Zidane ne sont pas arriv�es � faire reculer et le vague � l��me identitaire multiplient les frustrations que les sergentsrecruteurs de l�islamisme savent parfois exploiter pour transformer des jeunes marginalis�s en soldats d�une cause extr�me et suicidaire. Le contexte international marqu� essentiellement par le d�sespoir de trouver une solution juste au probl�me palestinien et le tison r�ciproque am�ricain et islamiste dans la confusion irakienne retentit in�vitablement dans la souffrance des jeunes des banlieues fran�aises. La volont� de Nicolas Sarkozy de dessaisir l�exr�me- droite de l�immigration, des banlieues et de l�ins�curit�, tous ces �l�ments amalgam�s et r�sum�s en un seul, la �racaille� qu�il faut neutraliser pour laisser les citoyens bien int�gr�s vivre tranquillement, devait fatalement culminer dans la surench�re � laquelle les jeunes, exc�d�s, se pr�tent volontiers de leur c�t�. La pierre que je devais te jeter n�attendait que la lacrymog�ne que tu me jettes, toi ! Depuis quelques ann�es, on a amoindri l�importance de tous les instruments de pr�vention qui pouvaient, � d�faut de r�soudre les probl�mes � la racine, apaiser � tout le moins le climat, de sorte � le rendre propice � la concertation. Les associations qui agissaient sur le terrain dans le sens oppos� aux vis�es int�gristes se sont vu curieusement retirer les subventions dont elles avaient besoin pour garder peu ou prou tendu le lien social. Les m�diateurs, animateurs, qui agissent dans les quartiers, sont, pour ainsi dire, �cart�s des deux c�t�s. Il ne reste gu�re que l�affrontement pour d�nouer ce qu�un observateur caract�rise non point comme celui de l�ordre de l�Etat contre le d�sordre des banlieues mais quelque chose que les jeunes vivent comme un affrontement entre deux ordres antagoniques. Cela fait trente ans que les b�ches s�accumulent inexorablement. La crise �conomique, qui se traduit par l�aggravation de la �fracture� sociale, est support�e par les couches les plus d�favoris�es de la population, dont celles des banlieues, les plus touch�es par le ch�mage et la baisse continuelle du niveau de vie. Mais comme par un hasard qui n�en est pas un, le feu prend � l�approche des grandes �ch�ances politiques ou �lectorales. M�me s�il y est habitu�, Nicolas Sarkozy n�a pas �t� inspir� de s�adonner � cet art qu�il ma�trise assez bien : jouer avec le feu. Les ingr�dients qui sont � l�origine de cette explosion ne sont pas solubles dans la seule r�pression. L�imprudence de vouloir montrer les muscles l� o� il faut montrer la volont� de dialoguer ne fait qu�exciter les durs du camp d�en face. Les sp�cialistes de la gestion des conflits le savent. La course � la pr�sidentielle dans laquelle Nicolas Sarkozy, aussi indispensable � la droite qu�encombrant, a mis le turbo, explique en partie la difficult� � faire face � l�Intifada. Les autres explications r�sident dans l�analyse des causes structurelles du mal-�tre des jeunes.

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