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Oran une ville qui fait peur
La langue se d�lie et la plume s�aguerrit, quand on parle d�El- Bahia, ville h�t�roclite qui renferme bien des secrets et des d�ceptions.
Publié dans Le Soir d'Algérie le 30 - 01 - 2007

Certes, jadis, une ville radieuse, enivrante, captivante, elle l�est toujours. Ses monuments, ses sites et ses vestiges en t�moignent. Ses ruines aussi. M�moire d�un pass� glorieux. Capitale de l�Ouest, deuxi�me ville d�Alg�rie qui rivalise avec la capitale. Ceux qui l�ont connue, il y a quelques d�cennies, vous le diront et vous le confirmeront : �Wahran� �tait une ville magnifique, superbe et attrayante. La visiter aujourd�hui en est tout autrement.
Un spectacle de d�solation, d�insalubrit�, un manque d�hygi�ne flagrant favoris�s par la n�gligence, le laisser-aller de certains responsables qui se cantonnent derri�re leurs bureaux, � l�abri de la chaleur, berc�s par la fra�cheur des climatiseurs. Ajoutez � cela le climat d�ins�curit� qui vous glace le dos surtout si vous �coutez des r�cits et des t�moignages sur les agressions de toutes sortes. Faudrait-il une deuxi�me alerte � la peste pour se r�veiller enfin et r�agir ? Les choses vont mal � �Wahran�, symbole des deux lions : les habitants de certains quartiers ne re�oivent l�eau qu�une fois tous les trois jours, parfois, cela dure plus d�une semaine. Dans d�autres quartiers, le ph�nom�ne perdure. L�alimentation en eau douce est un mirage et les colporteurs d�eau, encourag�s par cette aubaine, en tirent d��normes profits. L�eau, transport�e la plupart du temps dans des citernes en t�le galvanis�e, est d�une hygi�ne douteuse. Et dire que les Romains construisirent des viaducs qui desservaient cette denr�e rare. Aujourd�hui encore, en 2006, des charrettes sillonnent la ville, offrant fruits et l�gumes, � la convoitise des yeux et des escarcelles fragiles. Les chevaux et les �nes affect�s � cette t�che ne se g�nent nullement pour d�verser �les d�lices� d�une nourriture � m�me le sol. Encore un travail pour les �boueurs. Partout devant les immeubles, les maisons individuelles, d��normes tas d�immondices et d�ordures m�nag�res jonchent le sol. M�me les �boueurs s�y pr�tent au jeu et ne ramassent que ce qu�ils veulent, laissant le reste aux rongeurs, v�ritables diables de Tasmanie. Des r�deurs nocturnes �ventrent les sacs et r�pandent leur contenu. Les conducteurs sans conscience grillent les sens interdits. Les enfants colonisent les rues en s�adonnant � leur jeu favori : le foot. Les pi�tons l�occupent litt�ralement d�fiant les automobilistes, leur jetant parfois un regard oblique et prof�rant des paroles v�h�mentes. Ne vous �tonnez pas si vous croisez de temps � autre des jeunes, bouteille de bi�re � la main, d�ambulant dans les rues ou agenouill�s sur les trottoirs rendant la vie difficile au voisinage par leurs veill�es nocturnes o� fusent des paroles obsc�nes et intempestives qui emp�chent toute assembl�e familiale. Des v�hicules, neufs pour la plupart, conduits par n�importe, roulent � grande vitesse risquant la vie d�autrui � chaque instant et �quip�s de mini-cha�nes qui d�gagent une musique assourdissante, des d�cibels en puissance. Tant pis pour nos tympans ! Les routes d�fonc�es et parsem�es de �dos d��ne� rendent la conduite difficile aux automobilistes les plus hardis, venant � bout des amortisseurs les plus performants. M�me les grandes avenues et les grands boulevards qui connaissent un v�ritable afflux n��chappent pas � cet �tat de fait. Parcourir les rues de M�dina J�dida, la Bastille, la cit� Lescure renseigne sur la triste r�alit� oranaise. Tout r�gne dans le d�sordre. L�environnement est d�figur�. Se garer quelque part pour faire ses emplettes rel�ve du d�fi. Vous �tes oblig�s d�avoir recours � ces �vigiles� arm�s de matraque. Autrement, � votre retour, la surprise fera mal et les cardiaques flancheront. Car s�il y a vol, personne ne viendra � votre secours. Souvent, des personnes sont tabass�es avant d��tre d�lest�es de leur v�hicule. La corruption fait rage et le plus vieux m�tier du monde se pratique au vu et au su de tout le monde. Les services de s�curit� ont beau multiplier les rafles et les rondes, les pickpockets poussent comme des champignons. Nul n�est � l�abri. La population est livr�e � elle-m�me. Autant s�armer de patience et crier non � cette carence. �Wahran�, � la veille de la r�conciliation nationale, ville symbole de souverainet�, de pl�nitude, de gaiet�, o� il fait bon vivre, parviendra- t-elle un jour � sortir de la tourmente.

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