La Grande Mosqu�e d�Alger ne verra donc pas son tr�s haut minaret s��riger dans sa verticalit� � donner le tournis dans les d�lais initiaux. La foultitude de remarques suscit�es par d�j� la phase primaire du projet a fini par exciter l��veil du pr�sident de la R�publique qui, selon notre confr�re Al Khabar, a d�cid� de mettre en veille le m�ga-chantier. Sofiane A�t Iflis - Alger (Le Soir) - Il ne s�agit cependant nullement d�une remise en cause d�finitive du projet. Le pr�sident Bouteflika, qui, � l��vidence, ne serait pas demeur� insensible aux alertes nombreuses d�experts en la mati�re, dont des architectes, veut, en sa qualit� de superviseur en chef du projet, corriger les anomalies signal�es pour ne pas avoir, au final, � regretter une monstruosit� architecturale, excessivement on�reuse, par-dessus le march�. La d�cision pr�sidentielle de marquer cette halte pour repenser son m�ga-projet, celui qui lui tiendrait plus � c�ur, est intervenue, selon notre confr�re Al Khabar, suite � des rapports et des recours mettant en doute la fiabilit� de la firme de g�nieconseil canadienne, Dessau- Soprin, retenue en juin 2006 pour la supervision technique de l�ouvrage. Cette firme canadienne a, pour rappel, �t� pr�f�r�e � trois autre bureaux d��tude sp�cialis�s. Selon ce que Al Khabar attribue � des sources s�res, le pr�sident Bouteflika se serait d�cid� � se pencher de pr�s sur cette firme apr�s qu�il eut �t� destinataire de rapports attirant son attention sur ce que Dassau-Soprin a cultiv� comme conflits internationaux l� o� il lui a d�j� �t� donn� de travailler, comme au Vietnam et aux Philippines. Ces deux Etats accuseraient, en fait, la firme canadienne de manquement � ses engagements. Un conflit de plus pour Dassau-Soprin ? La m�sentente est d�j� dans l�air, d�autant que l�Etat alg�rien s��tait engag� � payer l�expertise canadienne au prix fort de 137 milliards de centimes. Les recours qui ont ainsi �veill� les soup�ons pr�sidentiels � l�endroit de Dassau-Soprin sont l��uvre de deux des trois bureaux d��tude qui, en compagnie de la firme canadienne, avaient soumissionn� pour le march� � dans ses aspects techniques � de la Grande Mosqu�e d�Alger. Les deux bureaux d��tude en question, l�un fran�ais et l�autre canadien, avaient d�abord saisi l�agence nationale charg�e du suivi de la r�alisation de la Grande Mosqu�e d�Alger mais cette derni�re n�a pas jug� opportun de leur r�pondre. Dans leurs recours introduits en d�sespoir de cause aupr�s du pr�sident de la R�publique, les deux bureaux d��tude auraient signal� l�opacit� qui a entour� la dotation budg�taire d�finitive du chapitre technique du projet. Contrairement � l��valuation provisoire du co�t des �tudes techniques, le montrant d�finitif n�a pas fait l�objet d�une insertion dans la presse. Suffisant pour soup�onner anguille sous roche. Le pr�sident Bouteflika a d�cid� de diligenter une enqu�te approfondie. Celle-ci est men�e sous la direction du directeur de cabinet de la pr�sidence de la R�publique, Moulay Guendil, lequel a d�j� entrepris la t�che. Il aurait d�j� effectu� une vir�e du c�t� de �Dar-El-Imam�, � Mohammadia o� il s�est r�uni avec des cadres intervenant dans le fameux projet. Un projet qui ne serait plus affubl�e de �Grande Mosqu�e d�Alger� mais tout simplement de �Mosqu�e d�Alger�. Le pr�sident Bouteflika, qui aurait d�cid� de modifier l�appellation initiale, agirait sur conseil de ses proches collaborateurs qui l�ont convaincu de la relativit� du gigantisme qu�il voulait imprimer � l�ouvrage qu�il con�oit d��riger pour t�moigner de son �poque, tant, par ailleurs, pouvaient encore se construire de plus gigantesques. �Grande Mosqu�e d�Alger� ou �Mosqu�e d�Alger� tout court, il reste que le chantier grince � peine lanc�. N�cessairement, cette mise � l�arr�t temporaire occasionnera des retards dans la r�alisation. D�j� que le pr�sident a sursis au choix qu�il devait faire pour s�lectionner une des cinq maquettes retenues apr�s un premier tri op�r� parmi 17 concourants. Il importe, cela dit, de savoir ce que le pr�sident Bouteflika ordonnera comme sanctions une fois que Guendil rendra les conclusions de son enqu�te. A suivre !